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Bigmammy en ligne

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Journal de bord d'une grand-mère grande lectrice et avide de continuer à apprendre, de ses trois filles et de ses 6 petits-enfants.
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7 septembre 2026

Un classique de l'heure du thé : le cake au citron

 

Mettre le four à préchauffer à 180° (Th : 6), zester un citron en le râpant finement, presser le jus et réserver. Malaxer le zeste avec 160g de sucre afin que celui-ci libère ses huiles essentielles.

 

Beurrer et fariner le moule rectangulaire.

 

Faire mousser 4 oeufs avec le sucre jusqu'à blanchissement. Ajouter 200g de farine et un sachet de levure chimique, puis 160g de beurre fondu et enfin le jus de citron.

 

 

On peut y ajouter des raisins secs (blonds ou bruns, ou les deux) : les faire tremper dans de l'eau tiède ou du thé, bien les égoutter sur un papier absorbant. Les saupoudrer de farine dans une assiette, de cette façon ils ne tomberont pas au fond de la préparation.

 

Garnir le moule et enfourner pour 30 à 40 minutes (vérifier la couleur avant de stopper la cuisson, tout dépend de la force du four !).

Laisser le cake refroidir dans le moule avant de démouler.

6 septembre 2026

Encore un été somptueux ...

 

Voici déjà une semaine que j'ai regagné mes pénates parisiennes.

Et j'ai encore l'esprit riche de tous les instants passés dans notre maison de famille, en Lot-et-Garonne, en compagnie de tous mes enfants et petits-enfants.

Mes accus sont rechargés pour tout l'hiver. 

Pour ne rien en oublier, j'ai mis à jour l'album de ces belles journées.

Je vais maintenant compter à nouveau les semaines et les mois qui me séparent du retour de l'été 2027 ....

5 septembre 2026

Ma pizza aux trois fromages

A vrai dire, ce classique de mon répertoire culinaire n’a que peu de choses à voir avec la pizza napolitaine.

C’est simplement un plat familial que je refais toujours avec plaisir, et qui m’a été enseigné par ma mère, surtout en ce qui concerne la pâte – un pâte brisée salée à l’huile.

Il faut lui laisser au moins une heure de repos entre le pétrissage et le fonçage du moule afin qu’elle gonfle. Je pourrais la faire les yeux fermés. Ici, pour une plaque destinée à six portions, j’ai utilisé 9 cuillerées à soupe bombées de farine, un sachet de levure chimique, une pincée de sel, 7 cuillerées à soupe d’huile neutre, un verre d’eau tiède, un œuf entier.

 On mélange doucement tous les composants, on pétrit à la main mais pas trop, juste pour former une boule qu’on laisse dans le saladier en la couvrant d’un torchon et en laissant au frais et à l’ombre – mais pas au frigo.

Profiter du temps de repos de la pâte pour trancher en 6  fines rondelles une grosse tomate cœur de bœuf, saler et laisser dégorger.

Après avoir mis le four à préchauffer à 210° (Th : 7), égoutter et découper deux boules de mozzarella de bufflonne.

Foncer le moule avec les doigts – ici une plaque anti adhésive – avec la pâte et en piquer à la fourchette le fond et les bords. Disposer dessus successivement les lamelles de mozzarella, bien espacées, les rondelles de tomates, des olives noires dénoyautées, des cabécous frais – un par portion.

Saupoudrer d’herbes concassées – thym, ail, poivre – et recouvrir d’Emmental râpé.

Passer au four pour environ 35 minutes. Servir tiède.

4 septembre 2026

Un été de trahison, roman de Romain Slocombe

 

Aujourd'hui 4 septembre, jour anniversaire de la naissance de la IIIème République. Hasard de ma fin de lecture de ce roman qui parle justement du jour où elle fut abolie ....

Chronique de la vie de quatre personnages, en cet été tragique de 1940, entre le 3 juillet et le 10 juillet. Une suite de « La Débâcle », roman paru en 2005 où on retrouve ici certains protagonistes, en particulier la famille Perret, très présente dans la série des aventures de l’inspecteur Sadorski.

Juste après l’exode donc. Les exilés sont rentrés dans un Paris encore désert où la vie reprend peu à peu sous la férule allemande. Quatre destins de femmes s’y entrecroisent.

Par ordre d’entrée en scène : Gabrielle Charnay. Ancienne élève de Bourdelle, écrivaine et surtout aviatrice célèbre, elle est immobilisée dans un gigantesque plâtre après une opération à la colonne vertébrale, à la suite d’une grave chute.

Elle est mariée à un polémiste dont elle partage les convictions antisémites et collaborationnistes : Marc Fontenis, doriotiste, relais entre Otto Abetz, l’ambassadeur d’Allemagne très francophile, dont il est un ami et Pierre Laval. Opiomane, il la trompe copieusement, surtout depuis qu’elle est immobilisée.

Jacqueline Perret, bientôt quinze ans, résolument gaulliste, ne rêve que d’actes de résistance avec sa copine Marie-Paule.

Marie-Louise Guirlange, récente veuve d’un avocat, se sent à nouveau libre. Elle cède à Fontenis qui l’emmène à Vichy où elle rencontre – et plaît beaucoup – à Pierre Laval.

Gisèle Rollin, infirmière à l’hôpital américain, jeune militante communiste, est recrutée comme femme de liaison d’un cadre du Parti en cavale.

Quatre trajectoires de vie : deux du côté résolument pétainiste et deux résistantes. Quatre jeunes femmes qui se croisent, se frôlent, s’adaptent aux circonstances, plus ou moins habilement, se fracassent aux contradictions du moment, feront tout pour s'en sortir. Comment surmonter la défaite spectaculaire de la France, comprendre les subtilités de la politique ?

L’un des thèmes du roman est la tentative de reparution de l’Humanité après son interdiction par Daladier fin août 1929 à la suite du pacte germano-soviétique. Une démarche de deux dirigeants du PC pilotée par l’Internationale Communiste. Il faut faire connaître à la population que c’étaient eux, les Allemands, qui agissaient en libérateurs, et ainsi acheter la paix sociale et éviter l’apparition d’une résistance sérieuse.

Une position bien obscure pour le militant de base …

Au fil de cette courte semaine, on se retrouve à Vichy, ville suroccupée par les tenants du nouveau pouvoir, tandis que Pierre Laval ne ménage pas son énergie pour faire approuver par les parlementaires présents les textes qui donneront les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain, abolissant ainsi la constitution de la IIIème République.

Au milieu de ce tumulte, ces femmes tentent de survivre. Et le lecteur est plongé soudain dans la réalité peu reluisante des opinions pétainistes majoritaires … dont certaines idées ressurgissent parmi nous aujourd’hui.

A noter que les vies de Gabrielle, l’aviatrice, et de son mari sont largement inspirées d’un couple réel : Madeleine Charnaux (1902-1943) et Jean Fontenoy (1899 – 1945). Pas vraiment des exemples à suivre …

Après la Débâcle, l’auteur nous donnera-t-il un troisième tome à sa trilogie sur les années sombres de l’Occupation ?

 

Un été de trahison, roman historique de Romain Slocombe, aux éditions du Seuil, 471 p., 23€.

3 septembre 2026

Mon voisin le jardin ...

 

Il y avait presque un an que je n’avais plus foulé les allées du Luxembourg … Pas vraiment l’envie, pas la mobilité ni la nécessité … en bref : la flemme !

 

 

Mais hier après-midi, le besoin. Après l'appréciation rassurante de mon oncologue sur les résultats du scanner passé lundi matin, je me sentais allégée d’un grand poids. Même si, tout au fond de moi, je pensais être de nouveau en forme.

 

 

Il faut dire que ces deux mois passés en famille, entourée (et non « gardée ») avec tendresse, m’ont fait un bien fou. J’ai progressé dans la mobilité, j’ai fait des repas plus équilibrés, mes crises de « dysphagie post-radique » se sont espacées.

 

 

C’était un moment délicieux en ce mercredi après-midi : une température idéale, des frondaisons encore très fournies, plein d’enfants – avec leurs grands-parents – les boulistes toujours au poste, les jardiniers affairés, les aires de jeux et les balançoires en pleine action.

 

 

Le décor est toujours aussi beau, à quelques pas de ma maison.

 

 

Cependant, je repense toujours aux promenades que nous faisions avec Claude, avec toujours le même itinéraire … Je n’ai plus autant d’énergie aujourd’hui, mais je progresse.

 

Je reprends les séances de kiné aujourd’hui !

Je suis sur la bonne voie !

2 septembre 2026

Gratin de courgettes au Maroilles

 

Le Maroilles, c'est d'abord l'odeur ... En gratin, il embaume vite toute la maison mais la cuisson lui enlève tout caractère excessif.

Voilà une façon de le faire aimer de toute la famille, ainsi que les courgettes.

Eplucher deux courgettes (une lanière sur deux) et les détailler en petits dés. Les mettre à dégorger pendant une heure dans une passoire avec du sel afin qu'elles ne rendent pas trop d'eau.

Eplucher et émincer un oignon d'une part, une main de persil plat d'autre part, concassés avec une gousse d'ail. Mettre le four à préchauffer à 200°.

Faire sauter les courgettes avec l'oignon et un peu d'huile d'olive dans une poêle antiadhésive, puis laisser cuire à tout petit feu environ une demi-heure. Ajouter de la muscade râpée mais pas de sel, puis, une fois le feu coupé, le hachis de persil et d'ail.

Enlever la croute d'un quart de petit Maroilles et le détailler en lamelles.

Placer les courgettes cuites dans un plat à gratin en une couche fine.

Battre 4 oeufs avec une cuillerée à soupe de crème fraiche épaisse. Verser les oeufs sur les courgettes, puis disposer les lamelles de Maroilles sur le dessus, ajouter du poivre du moulin et enfourner pour environ une demi-heure, jusqu'à blondissement.

1 septembre 2026

Romanzo criminale, polar historique de Giancarlo De Cataldo

 

Le proverbe latin nous prévient : « il n’y a pas loin du Capitole à la roche tarpéienne ». Voici donc l’histoire – ascension et chute - d’une bande de malfrats qui prospérèrent à Rome pendant les années de plomb, entre 1977 et 1992. Un polar plein de personnages effrayants, dangereux, bornés, camés mais parfois attachants avec leurs chagrins d’amour, leurs appétits de vengeance, leurs scrupules parfois, leurs tentatives de s’échapper de ce milieu létal.

Il y a les squales, les sardines et le plancton.

Parmi ceux qui ont un projet d’organisation, le Libanais va structurer cette bande de façon efficace, fondée sur la maîtrise du trafic de la drogue. Au départ, un capital fourni par la rançon d’une victime, malheureusement tuée par accident, mais qui va permettre les premiers investissements. Ensuite, la novation est la compétence d’un spécialiste financier qui sélectionne des affaires saines pour y investir l’argent sale, sait trouver des prête-noms, sait comment blanchir l’argent des trafics : prostitution, jeux clandestins, paris équestres …

Le Libanais devient le chef incontesté, il a ses lieutenants : le Froid, le Dandy, Œil fier, le Sec (aux finances), le Noir, Trentedeniers, le Minot, le Buffle, le Rat … Il instaure un système de versement régulier de part du butin – le fade – égale pour chacun, une caisse commune qui permet notamment de soutenir les membres qui sont en prison en attente d’une bonne décision suscitée par d’excellents avocats ou des médecins prêts à certifier l’aliénation mentale.

Il y a aussi les femmes : Patrizia, Roberta, Rossana, Gina, anciennes prostituées plus malines que les autres.

En face, les tenants de l’ordre : le commissaire Scialoja et le juge Borgia. Incorruptibles mais parfois aussi amoureux. Difficile de rester de marbre au sein de cette fange.

Enfin, et toujours dans l’ombre, des personnalités de la haute administration, qui tirent les ficelles : le Vieux, le Maître …

 

L’auteur (né en 1956) sait de quoi il parle. Il fut magistrat à la cour d’assises et auteur prolifique de romans policiers, scénariste, journaliste. Il décrit de l’intérieur l’ascension fulgurante des plus malins, puis la jalousie de leurs pairs, la lutte pour le pouvoir, la réussite spectaculaire de ces assassins sans remords suivie inexorablement de leur assassinat. Et le cycle recommence avec un nouveau leader.

Cette saga s’inspire de faits réels. La banda della Magliane a sévi à Rome pendant les années de plomb, avec en toile de fond l’assassinat d’Aldo Moro, l’attentat de la gare de Bologne, un temps où la police était très (trop ?) occupée à traquer les Brigades rouges. Une organisation prospère, indépendante mais qui entretenait cependant de bonnes relations avec les différentes obédiences mafieuses, les mouvements néofascistes, les services secrets et la franc-maçonnerie.

Une plongée dans l’univers bling bling (ah… les Rolex !) et périlleux de la pègre, remarquablement traduite par Catherine Siné et Serge Quadruppani (le traducteur d’Andréa Camilleri).

 

Romanzo Criminale, polar historique de Giancarlo De Cataldo, traduit par Catherine Siné et Serge Quadruppani, publié aux éditions Métaillé en 2006, 585 p., 23€.

31 août 2026

Carmen : le jour où j'ai attrapé le virus de l'opéra

 

Parmi les sujets du JT de TF1 de 13 heures hier, il y avait un reportage (merci Tim Tim !) sur l’un des opéras les plus joués au monde : Carmen de Bizet …

Et aussitôt me sont revenus en mémoire une foule de souvenirs. Car j’ai été contaminée en novembre 1959 lors de ma première incursion dans l’univers de l’opéra. Et en particulier, cette première expérience avec Carmen à l’opéra Garnier. J’avais donc 13 ans.

 

 

J’ignore à quelle occasion mon père s’était procuré les places pour cette représentation exceptionnelle, mais je me souviens du casting. Au pupitre, Roberto Benzi, jeune prodige de la direction d’orchestre qui avait commencé dès l’âge de 6 ans et avait tourné un film vu à la télévision, dans le rôle-titre  : son épouse Jane Rhodes, superbe comédienne et mezzo-soprano, Albert Lance en Don José, sur une mise en scène de Raymond Rouleau.

 

 

Encore aujourd’hui, je revois les scènes de cette adaptation réalisée pour la première fois à l’opéra alors qu’elle avait été créée pour l’opéra-comique. Ce fut un triomphe. J’avais appris par cœur plusieurs des dialogues, en particulier celui de la dernière scène : "C'est toi ?   -  c’est moi ! » Je m’en souviens encore.

Malheureusement, lors de la première en mars 1871, cette œuvre magistrale fit un bide. Une triste fin pour l’auteur qui mourut quelques semaines après …

Plus tard, j’ai continué à apprécier les opéras, notamment avec Claude : Mozart au festival de Salzbourg – plusieurs années de suite – Verdi … Mes trois opéras préférés : Carmen, Don Juan et La Traviata. Peu d’appétence pour Wagner, une mention spéciale pour Norma de Bellini, vu à l’opéra Bastille et Salomé de Richard Strauss vu au palais Garnier.

J'ai revu Carmen dans différentes mises en scènes, par exemple en 1985 avec Teresa Berganza, mais je n'ai jamais oublié cette première impression. Bien entendu, il y a bien des années que je ne vais plus à l’opéra. Mais j’en garde de brillants souvenirs.

30 août 2026

Tajine d'agneau aux courgetttes

Commencer par sortir votre cocotte en fonte - idéalement une STAUB, de dimension calibrée avec la quantité de viande d'agneau dont vous disposez.

Pour 6 portions : couper en gros dés trois oignons et deux courgettes longues pelées une ligne sur deux.

Faire rissoler à l'huile d'olive les oignons et deux gousses d'ail en les saupoudrant des épices : coriandre, cumin et gingembre - une demi cuillerée de chaque.

Faire bien rôtir les épices avec les oignons puis réserver.

 

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Remplacer les oignons par les morceaux de viande : collier d'agneau par exemple.

Quand tous les morceaux sont saisis et dorés sous toutes leurs faces, remettre les oignons, ajouter les dés de courgettes et une boîte - ou comme ici un pot - de coulis de tomates. Un verre d'eau en plus.

Saler et poivrer, un peu de piment d'Espelette. Couvrir et laisser mijoter environ 45 minutes.

Servir avec de la semoule de couscous.

29 août 2026

Derniers instants dans ma maison du sud ...

Je suis arrivée le 26 juin, je quitte mon paradis le 29 août ...

J'en ai profité au maximum et ce séjour m'a bien requinquée.

Je reprends le train dans quelques heures ...

Même les meilleurs choses ont une fin, et c'est ce qui les fait apprécier !!!!

 

 

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