Un après-midi avec Laurence A.
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Plaisir rare de retrouvailles d’anciennes combattantes …
Cela faisait je ne sais plus combien d’années que je n’avais pas revu Laurence avec laquelle nous avons travaillé pendant des années et auprès de laquelle j’ai beaucoup appris.
Nous nous étions rencontrées comme collègues en novembre 1975, à l’Union de Banques à Paris, puis entre 1984 et 1988, nous fumes en relations autant amicales que professionnelles – puisqu’elle avait créé sa propre boîte de communication et que j’ai eu recours à ses talents d’organisatrice d’événements entre 1989 et 2007.
J’avais suivi ensuite, mais de loin, sa carrière d’élue de sa commune de Seine-et-Marne mais l’éloignement et ses nombreuses occupations ne nous avaient pas permis de nous retrouver, jusqu’à ce qu’elle me dise qu’elle avait l’occasion de venir à Paris hier …
Quel plaisir d’évoquer ceux que nous avons côtoyés jadis, de nous raconter les parcours de nos enfants et petits enfants …
Née pratiquement le même jour que moi juste un an plus tard, Laurence n’a rien perdu de sa fantastique énergie. Et en fait, elle n’a jamais pris sa retraite !
Une vie de travail et d’engagements, de drames aussi, comme il en survient dans toutes les familles, l’énergie de les surmonter, une foule de projets très présents.
A toutes les deux, si nous devions rencontrer à nouveau toutes les personnes – parfois éminentes, parfois minables - que nous avons croisées, ce serait une foule … Bref, nous n’avons pas vu passer l’après-midi à en citer une petite partie.
Nous avons en particulier repensé à nos camarades de la fin des années 70, alors que nous occupions le même grand bureau au sixième étage du 22, place de la Madeleine, où nous étions en charge de la communication du réseau des agences de cette banque privée parisienne. On nous surnommait alors « le poulailler ». On n’oserait plus de nos jours une telle qualification pour un essaim de jeunes femmes …
J’avais été recrutée pour la remplacer lors de son congé de maternité et chacun s’attendait à nous voir nous crêper le chignon lors de son retour, mais nous sommes devenues amies.
C’était une étape importante pour moi car j’avais dû arrêter de travailler – à mon grand regret – pour suivre mon mari dans sa carrière en province. Ce retour à une activité professionnelle a beaucoup compté pour moi et nous nous sommes remémorées nos collègues de ce temps : Annie B. Marie-Annick T., Florence R.-D., Michèle C. …
Aucun regret pour moi de ma condition de working girl, il y a un temps pour tout et j’ai encore le loisir d’être là alors que certaines de nos relations amicales n’y sont plus. J’ai eu infiniment de plaisir à renouer avec cette amie de plus de cinquante ans.
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Et j’en ai profité pour refaire la recette de cake surprise testée il y a tout juste un an … et que je vais m’efforcer de terminer toute seule.
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