Journal de bord d'une grand-mère grande lectrice et avide de continuer à apprendre, de ses trois filles et de ses 6 petits-enfants.
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J'ai laissé passer celui, très personnel, du 4 octobre 2007 : la naissance de ce blog.
Je consulte les statistiques : j'entame ma vingtième année de dialogue quotidien avec au compteur plus de 8 millions de visiteurs uniques et 12 millions de pages vues, soit en moyenne 1, 5 pages regardée par visiteur.
Je n'en reviens pas !
Je vais tenter de continuer à ce rythme, grâce à vous !
Emincer en rondelles fines un oignon, monder une tomate et la détailler en tranches fines. Découper en rondelles une boule de mozzarella de bufflone.
Mettre le four à préchauffer à 195° (Th : 6-7).
Dans un plat à gratin à la juste taille, verser un filet d'huile d'olive et y déposer les rondelles d'oignon. Mettre le plat à chauffer tout de suite dans le four encore froid, avec une pincée de thym.
Couper une gousse d'ail en petits morceaux et quelques feuilles de basilic frais en lanières. Inciser les blancs de poulet dans la longueur et y glisser ail et basilic, poivrer et saler.
Sortir le plat du four quand celui-ci est arrivé à bonne température.
Disposer les filets de poulet sur les oignons pas encore tout à fait cuits puis les rondelles de tomates et la mozzarella en alternance sur les blancs de poulet. Glisser au four pour 15 minutes.
Ressortir le plat du four (attention, c'est chaud !), y verser une belle rasade de crème fraîche liquide et saupoudrer de parmesan râpé. Rajouter du thym et du basilic, sel et poivre.
Laisser encore cuire pendant 20 minutes en surveillant le gratinage.
Je passe aujourd’hui dans la case des octogénaires : un peu d'autocélébration ne nuit à personne.
Comme la Bergère de France, Roselyne Bachelot, Steven Spielberg ... ou Donald Trump.
Je m’en étais fait un objectif au cours des deux dernières années, et j’ai franchi la ligne cette nuit, comme si de rien n’était. C’était un peu enfantin …
Je suis très contente d’être encore parmi vous aujourd’hui et si possible quelques temps encore. Et avec chaque matin le plaisir de partager quelques lignes avec mes fidèles lecteurs – qui sont souvent des lectrices - et la fierté de dialoguer avec certains de mes auteurs préférés.
Samedi matin, j’ai eu la surprise de rencontrer, dans mon quartier, une de mes fidèles abonnées depuis 2011, Marie-Josée B. J’étais surprise et ravie de la voir « en vrai » et ses quelque mots d’encouragement m’ont fait plaisir.
Hier matin, j’ai fait une entorse à mes habitudes pour aller faire du shopping – à part les courses de subsistance, je ne dépense pratiquement rien pour renouveler mon vestiaire - je n'ai pas grossi au cours des 20 dernières années, au contraire ..... Je me suis donc offert une tenue festive … C’est sans doute un acte de foi en l’avenir car je compte bien la réutiliser un de ces jours …
Ma mère me disait parfois que je ne travaillais pas assez à l'école parce que j'étais née un dimanche : elle avait raison, elle m'a bien donné le jour un dimanche !
Publié dans la collection « Vérités et légendes » , cet ouvrage n’est pas à proprement parler une biographie du génie absolu de la Musique mais une série de réponses à toutes celles que les mélomanes se posent sur Mozart et sa courte vie (1756 – 1791).
Ce n’est pas seulement une journaliste et historienne qui enquête, car Laure Dautriche est musicologue et violoniste. Et elle sait nous dévoiler ici certains secrets de la manière de composer … et de vivre de Mozart.
Et rectifier un certain nombre de clichés, en particulier ceux véhiculés par le célèbre film « Amadeus » de Milos Forman sorti en 1984, adapté de la pièce de Peter Shaffer, déjà inspiré par une pièce de Pouchkine : Mozart et Saliéri de 1830.
Le film fut un succès gigantesque (8 Oscars) mais a véhiculé une image fantasmée du compositeur. En 20 réponses à autant de questions, Laure Dautriche remet les pendules à l’heure :
Mozart est-il un génie, a-t-il été le grand rival de Saliéri, a-t-il composé tout le Requiem et par qui a-t-il été achevé, a-t-il été empoisonné, fut-il persécuté par le prince-archevêque Colloredo, est-il un franc-maçon assidu, avait-il de mauvaises manières, est-il mort dans la misère …
Pour ma part, j’ai adoré sa musique souvent qualifiée de divine, en particulier les adagios des concertos pour piano n° 21 et 23, les grands opéras composés avec son génial librettiste Lorenzo Da Ponte.
J'ai compris ses difficultés à vivre de son art à Vienne entre leçons de piano à des filles d'aristocrates, commandes de seigneurs méprisants et difficultés à réunir assez d’auditeurs pour donner un concert, sa jeunesse d’enfant prodige, sa consécration à Prague.
Le livre décrit la vie artistique européenne en cette fin de XVIIIème siècle déjà secoué par la révolution française.
Vienne est alors la capitale européenne de la musique : quoique moins peuplée que Londres ou Paris, c’est là que l’on édite le plus de partitions. Mozart y arrive à 25 ans, dans une ville où les musiciens sont respectés et non traités en domestiques, mais où la concurrence est rude.
C’est à Vienne que Mozart compose ses plus beaux concertos pour piano, cet instrument nouveau qui va devenir le cœur des salons et des premières salles de concert européennes.
Cependant, le génial Mozart a du mal à faire vivre sa famille, d’autant qu’il dépense fastueusement chaque florin qu’il reçoit en acompte d’une commande.
Même s’il est un monstre de travail et de créativité : en 6 semaines à l’été 1788, criblé de dettes, il compose durant l’été ses trois plus grandes symphonies – 39, 40 et 41 (Jupiter) – qui ne seront cependant pas éditées de son vivant …
Mais pour lui, le plus important reste l’opéra « Dans un opéra, la poésie doit être la fille obéissante de la musique » dit-il.
Au-delà de l’image de l’enfant précoce et surdoué exhibé dans les cours européennes par un père exigeant et admiratif, c’est la vie du musicien hors norme, à la fois étincelant et sombre, qui nous est dévoilée dans ce bref essai.
Et pour moi, des souvenirs très présents de plusieurs soirées au festival de Salzbourg et à l’Opéra de Paris.
Mozart, par Laure Dautriche, édité chez Perrin dans la collection Vérités et légendes, 206 p., 14€.
Il y avait une ultra-longue file d'attente pour la visite, au lendemain de l'inauguration de cette exposition. Beaucoup de touristes – de jeunes chinois nombreux – patients en cette belle matinée ensoleillée et douce.
Il est vrai que ce musée renferme ce que le peintre André Masson qualifiait en 1952 de « Sixtine de l’impressionnisme » avec l’exposition permanente des Nymphéas, installés en mai 1927 dans ce que l’on avait alors nommé le Musée Monet, par la grâce de son grand ami Georges Clemenceau.
Pour célébrer le centième anniversaire de la disparition du maître le 5 décembre 1926, l’exposition propose une réflexion sur le rapport du peintre à la marche du temps, révélant « une méthode proche de la dissection du temps » mettant en valeur plus particulièrement l’œuvre de ses dernières années.
Ceux et celles qui connaissent cette œuvre prolifique pourraient, comme moi par exemple, rester cependant un peu sur leur faim. Les séries : la cathédrale de Rouen, les meules, les peupliers, les effets de brouillard sur la Tamise … ce sont des classiques reconnaissables au premier regard. L’intérêt est de percevoir la variation de la lumière tout au long du jour. Une vision d’ensemble de ces œuvres réunies de façon exceptionnelle.
Des motifs insignifiants, l’absence de présence humaine, mais parfois aussi l’irruption de la modernité. A l’époque de la découverte de la photographie, Monet cherche à capter l’instant à travers la sensation colorée, l’éclat du soleil, la densité de la brume.
Le cycle des Nymphéas, commencé en 1890, perdure jusqu’à la mort du peintre. Il ne faut pas manquer, juste avant la sortie de l’exposition, le film réalisé par Sacha Gitry en 1915 qui montre Monet à son chevalet devant son étang de Giverny. La visite de sa maison et de son jardin reste pour moi une expérience inoubliable ...
Clemenceau parlait « d’un spectacle naturel, qui progresse entre ombre et lumière, du matin jusqu’au soir. »
Je recommande de réserver pour éviter l’affluence !
Monet, peindre le temps, exposition au Musée de l’Orangerie, jardin des Tuileries, jusqu’au 25 janvier, ouvert tous les jours sauf le mardi de 9 h à 18 h. 11€. musee-orangerie.fr
Ce n'est pas le premier ouvrage consacré par maints historiens au sujet, et j'en ai déjà lu un certain nombre ... mais il m'apparaît que celui-ci est différent.
A cette occasion on ne peut qu'admirer l’extraordinaire production de Jean-Christian Petitfils, surtout lorsque l’on sait qu’à l’issue de ses brillantes études – diplômé en droit public, histoire et sciences politiques, il a accompli toute sa carrière comme cadre supérieur dans le secteur bancaire avant de se consacrer pleinement à l'écriture.
J’ai lu et apprécié (entre autres) sa série de biographies des rois Bourbons, et je craignais que ce nouvel ouvrage sur la Révolution ne fasse doublon avec sa biographie de Louis XVI … Il n’en est rien, bien au contraire !
Avec ce pavé qui se lit comme un roman, l’auteur élargit la focale. C’est tout autant un essai historique que politique et économique qui souligne bien des constantes qui animent le peuple français de manière saisissante.
Il définit le contexte de l’année 1786, tant du point de vue de la situation économique (la sensibilité d’un pays agricole aux effets du dérèglement climatique, déjà !), que de la débâcle des finances publiques (notamment à la suite du laxisme de Necker et le soutien apporté à la guerre d’Amérique financé par l’emprunt et non par l’impôt). Calonne, lui, a été le premier à proposer un plan de redressement des finances publiques par un impôt payable par tous, qui sera naturellement combattu par le Parlement.
Jour par jour, heure par heure, l’ouvrage permet de suivre les événements, les acteurs précisément nommés et leur position idéologique – et parfois leurs trahisons - donne les résultats de la recherche historiographique la plus récente, décrit comment et combien, en ces mois précédant et succédant aux émeutes, le pays se décompose, se morcèle, comment la modernité se coule dans le cadre vétuste de la vieille société d’ordres, secouant partout le joug des oligarchies.
La mécanique de basculement vers le totalitarisme est minutieusement démontée. Elle met en lumière les clans, les règlements de compte, l’hystérie collective de la « table rase » et de la suppression physique de tout élément suspect de ne pas adhérer aux principes nouveaux. La peur engendre la violence.
On y découvre aussi que bien plus que le 14 juillet, c’est la journée du 10 août 1792 qui est importante : elle a causé dix fois plus de victimes que la prise de la Bastille. Elle consacre la chute de la monarchie constitutionnelle pourtant finalement acceptée par Louis XVI et une grande partie des modérés et la naissance d’un pouvoir nouveau, la Commune insurrectionnelle, qui va bientôt les absorber tous : l’exécutif, le législatif et le judiciaire : « un système autoritaire doté d’un faux-nez démocratique issu de la manipulation des foules par une minorité subversive. »
Naturellement, Jean-Christian Petitfils n’est pas tendre avec les historiens de tendance marxisante (comme Albert Mathiez - 1874 - 1932) qui comparent bolchevisme et jacobinisme et prétendent que la Terreur fut causée par l’angoisse de la défaite aux frontières puisqu’à ce moment-là, les armées de la République enregistrent des succès … Il souligne la lutte à mort contre les Girondins, les factions irréconciliables (royalistes comme montagnards et enragés, liquidation des opposants et des féministes) … l’apogée puis la chute de Robespierre qui apporte un soulagement général.
C'est l'émergence de tout un monde politique - les sections, les clubs, les assemblées et les multiples conseils et comités - qui se chevauchent et où les extrémistes de tous bords tiennent le haut du pavé, infiltrent le camp adverse, fomentent complots sur complots de façon paranoïaque …
Entre autres découvertes, celle du scandale de la liquidation de la Compagnie des Indes en 1793, l'"affaire" qui servit de prétexte à l'élimination de Danton et de plusieurs députés corrompus de la Convention.
Jean-Christian Petitfils clôt son ouvrage sur le coup d’Etat du 18 Brumaire par lequel Bonaparte consolide les acquis de la Révolution et l’oeuvre du Consulat et qui, selon Mona Ozouf et François Furet « ferme véritablement le cours des événements révolutionnaires. »
Il ne faut pas reculer devant le nombre de pages. Ce livre se dévore comme une série, à travers de nombreux (37) courts chapitres et nous éclaire sur bien des éléments pour comprendre la vie politique d'aujourd'hui ... "Il faut que tout change pour que rien ne change" disait Tancrède, dans "le Guepard" de Guiseppe Tomasi di Lampedusa."
La révolution française, par Jean-Christian Petitfils, 958 p., 29,90€.
Devant les images de violence qui saturent notre espace informationnel, je ne peux m'empêcher de citer cette maxime figurant dans la conclusion du passionnant ouvrage La Révolution française de Jean-Christian Petitfils.
Elle date de 1791 et émane de Jacques Mallet du Pan, journaliste suisse d'expression française (Céligny, Genève, 1749-Richmond, Angleterre, 1800) :
"Les Huns et les Hérules, les Vandales et les Goths ne viendront pas du Nord ni de la mer Noire. Ils sont au milieu de nous."
Je dis ça, mais je ne dis rien. Comprenne qui voudra.
834 pages de texte plus 124 pages de notes ... quand même Et maintenant, il me reste à tenter d'écrire une recension fidèle de ce livre passionnant - et je vous le garantis, sans intervention d'aucune IA !
834 pages de texte plus 124 pages de notes ... quand même !
C’est un souvenir de notre premier séjour en famille aux Etats-Unis en 1983.
Plus précisément un objet étrange acheté à la boutique de souvenirs de la Smithsonian Institution de Washington.
Nous avions opté pour le système d’échange de notre appartement et de notre véhicule.
Evidemment, l’opportunité pour un couple américain de résider dans un logement au cœur du quartier « intellectuel » de Montparnasse nous avait valu plusieurs candidatures. Nous avons longuement échangé avec la famille Fitchett qui proposait pour sa part une maison très classique dans la proche banlieue chic de Washington et une lourde berline à embrayage automatique …
Et nous voilà partis avec nos trois filles et notre nounou, en calculant au plus juste nos allocations de devises : c’était juste après l’élection de François Mitterrand au pouvoir et très vite, un contrôle des changes avait été instauré, incluant l’interdiction de l’utilisation des cartes bancaires.
La découverte de la côte est fut particulièrement intéressante pour nos tous, y compris pour Victoire, alors âgée de 5 ans, qui a plongé dans la piscine et a réussi toute seule à nager.
Nous sommes allés à New York, visité le MoMa, Williamsburg, la demeure de Mount Vernon, plantation du premier président des Etats-Unis, la montée au plus haut du Rockefeller Center et sur le belvédère du World Trade Center ...
Un séjour inoubliable … assorti d’une foule de découvertes, comme la plateforme HBO, entre autres !
On était un peu dingues … mais j’imagine que mes filles en ont aussi gardé des réminiscences …
A l'époque, nous admirions beaucoup les Etats-Unis !
Le 30 septembre 1938 se clôt à Munich une conférence de la dernière chance. Hitler réclame à ses interlocuteurs Chamberlain, Daladier et Mussolini le droit d'intervenir en Tchécoslovaquie à l'appel de la minorité de langue allemande qui peuple les monts Sudètes. En cédant une nouvelle fois à la menace, les Occidentaux confirment le dictateur allemand dans la conviction que tout lui est permis...
Les négociateurs d’aujourd’hui devraient réfléchir – du moins je l’espère - à la somme de mensonges et de promesses non tenues dont le dictateur les a abreuvés avant de se ruer sur la Pologne puis sur l’Europe occidentale.
La presse n'hésite pas à proclamer : "un soulagement unanime" !
Pour ceux que le sujet intéresse et que la situation internationale inquiète, je leur conseille plusieurs ouvrages littéraires et/ou historiques que j’ai lus - et jadis Claude aussi - au cours des dernières années et qui m’ont beaucoup appris.
Il fait encore bien doux mais cela ne va sans doute pas durer ... Autant profiter d'une entrée légère avant que le prix du kilo de tomate n'atteigne des sommets !
Une recette retrouvée dans mes archives (elle date de 10 ans !) et qui me fait regretter mes doux moments passés dans le Sud ...
C'est un plat léger, riche en vitamines, que l'on peut formater pour un apéritif (dans de petits verres) ou pour un repas du soir (dans des verres plus grands). J'en donne les proportions pour deux convives en plat principal.
Il faut la chair d'une belle tomate bien charnue, pelée et épépinée, et celle d'un avocat mûr à point. Ajouter un jus de citron vert, une rasade d'huile d'olive, la mie d'une tranche de pain, deux gousses d'ail, une poignée de feuilles de basilic, sel et poivre, du vinaigre balsamique, du piment d'Espelette. Et, bien entendu, des crevettes décortiquées cuites (7 à 8 par portion).
Dans un récipient cylindrique à hauts bords, écraser au mixer plongeant la chair de tomate, l'ail, la mie de pain, une cuillerée à soupe de vinaigre, pour le gazpacho qui sert ici de base.. Poser les crevettes en rosace dessus.
Reprendre le même récipient nettoyé et y placer l'avocat coupé en dés, le basilic, le jus de citron, la cuillerée d'huile d'olive. Réaliser le guacamole, ajouter le piment d'Espelette, vérifier l'assaisonnement. Poser délicatement la mousse d'avocat sur les crevettes et laisser prendre au froid une heure avant de servir.