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17 août 2022

Blanc mortel, polar de Robert Galbraith

 

blanc mortel

Cette nouvelle enquête foisonnante du duo de choc Cormoran Strike et Robin Ellacott se situe chronologiquement entre « Le ver à soie » (que je n'ai pas lu) et « Sang trouble ».

Comme toujours, la trame de l’intrigue, compliquée à souhait, sert de prétexte pour développer d’autres thèmes chers à l’auteure : la société anglaise parfaitement clivée entre aristocratie friquée et classes laborieuses politisées aux extrêmes, les affres des passions amoureuses contrariées des deux protagonistes que tout rapproche mais qui se font un devoir de s’éviter de crainte de voir se dissiper leur entente professionnelle, la mise en danger létal, en fin de volume, de l’un ou l’autre des héros.

L’affaire confiée à l’agence de détectives privés, déjà célèbre pour avoir résolu de spectaculaires énigmes, concerne au départ une double tentative de chantage exercée sur un ministre de la Couronne, membre du Parlement, tory comme il se doit. Une affaire d’argent d’une part, la volonté de le voir démissionner de son poste de ministre de la Culture d’autre part. Nous sommes en 2012, en pleine période des Jeux Olympiques et paralympiques de Londres.

Comme à l’accoutumée, Robin se transforme pour infiltrer le cœur de l’affaire, parfois en jeune femme très distinguée pour se muer en assistante parlementaire du ministre, tantôt en jeune punkette à l’accent vulgaire du Yorkshire pour épier une boutique de bijouterie gothique … Cela dérange fort son mari Matt, qu’elle a fini par épouser – le roman commence par la cérémonie de mariage - mais qu’elle aime de moins en moins.

Cormoran, lui, se résout à dénouer une histoire d’amour qui commence à entraver sa liberté. Il ne parvient pas à perdre du poids, souffre toujours autant de sa prothèse qui le blesse, fume et boit au-delà de toute mesure … mais n’en perd pas pour autant sa capacité de déduction.

Pour être franche, le déroulé de l’enquête est particulièrement fuligineux.

Des indices fugaces permettent de relier plusieurs « chantiers » entre eux mais, naturellement, on ne les comprend qu’à la toute fin. C’est la loi du genre. Il reste la diversité étonnante des personnages, leur profonde perversité, l’attrait de l’argent, les manipulations, la critique acerbe de la société britannique.

A vrai dire, j’ai trouvé que l’on aurait pu faire un peu plus court que ces 900 pages, mais la tendance semble aujourd’hui, comme au cinéma, est de rallonger à plaisir. Cependant le lecteur, une fois hameçonné, ne lâche pas le bouquin avant la fin !

Blanc mortel – Lethal White – polar de Robert Galbraith (J.K. Rowling) traduit de l’anglais par Florianne Vidal, Libre de Poche, 953 p., 9,90€

Commentaires
K
Eh bien.... pourquoi pas, tiens ! Mes vacances approchent, la chaise longue avec...
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