30 novembre 2009
Une dernière "petite" mousse .....et la voilà repartie !
Et voilà. Nous avons raccompagné Florence à son embarquement pour Singapour et elle est à présent en train de dîner dans l'avion...
Nous avions bien pensé lui offrir (et nous offrir...) un dernier restau à l'aéroport, mais il n'y a rien, sauf des sandwichs type Sncf. C'est lamentable. Même la boulangerie Paul n'ouvre son restaurant que jusqu'à 16 heures..... Et en plus, arrivés au pied du grand tableau d'affichage à 20h45 pour un vol démarrant à 22h50, nous lisons : embarquement terminé ! Panique à bord, puis interrogation d'une hôtesse : c'est une erreur d'affichage !
Ceci étant, nous avons passé une semaine avec Florence comme du temps où elle demeurait encore chez Papa-Maman, et cette fois, nous ne lui avons pas fait faux-bond pour la conduire à Roissy.....Pas comme ce 6 décembre 2007 où le taxi qui l'emmenait croisait le SAMU qui m'amenait à l'hôpital Cochin pour mon infarctus. Le chapitre, du mois celui-là, est clos. On n'en parle plus !
Et puis, novembre est terminé. Je n'aime pas novembre. Et ne me demandez pas pourquoi, je ne saurais vous le dire, c'est comme ça.

Soirée à La Coupole
Avant de repartir pour Singapour, Florence souhaitait déguster des fruits de mer à La Coupole. Il faut dire que cela tombait particulièrement bien puisqu'elle rentrait juste de Bordeaux, où elle avait célébré chez son amie Cécile, le baptême de Victor, son filleul.
Nous sommes allés la chercher à la gare Montparnasse et, à 22 heures, nous étions attablés devant un plateau royal.
Ce n'est que justice puisqu'elle ne participera pas aux agapes de Noël avec nous !
Bon, c'était juste pour vous donner envie. Même un dimanche soir, il y a toujours une ambiance terrible dans cet endroit mythique, avec ses serveurs jeunes et adroits, qui forment un choeur de voix graves pour venir souhaiter en fanfare un anniversaire avec un gâteau qui crache des flammes. Timides, s'abstenir, mais sinon, toute la salle applaudit, et ça fait du monde.
Pour nous, un des derniers instants de plaisir partagé avec notre fille qui rejoint sa famille ce soir. Et sa famille commence à lui manquer terriblement. Pour nous, les dates de notre prochain voyage à Singapour sont arrêtées, se sera en février, et en Airbus A380 !

29 novembre 2009
Blanquette de veau, style daube....
Mon plat préféré est, sans conteste, la blanquette de veau.
J'en ai donné la recette archi-classique sur ce blog, dès octobre 2007, et vous pouvez vous y référer ICI.
Cependant, j'ai essayé ce week-end une manière tout aussi délicieuse, celle qui consiste à saisir les morceaux de veau avant de les mettre à bouillir. Mes filles ont apprécié, la voici :
Préparer les légumes du bouillon : carottes coupées en tronçons puis en gros bâtonnets, blancs de poireaux soigneusement nettoyés, oignons émincés en fines rondelles (et pas de clou de girofle). Dans une casserole, faire dissoudre des cubes de bouillon reconstitué, de quoi faire un bon litre de liquide.
Saler et poivrer les morceaux de veau : sauté sans os et tendron (pour le moelleux). Laisser fondre dans une grande cocotte en fonte du beurre et de l'huile (neutre : pépins de raisins pas exemple). Saisir rapidement la viande, sur toutes les faces. C'est parfois difficile car le veau peut rendre du liquide, procéder en deux fois afin que les morceaux soient bien en contact avec les parois de la cocotte. Ajouter les oignons à la viande et les laisser colorer.
Saupoudrer de farine et bien la répartir sur la viande en soulevant les morceaux, tourner jusqu'à ce que la farine s'imprègne de gras. Mouiller avec le bouillon, mettre quelques feuilles de thym séché, une à deux feuilles de laurier. Ajouter les carottes et les poireaux. Le niveau de liquide doit recouvrir presque toute cette preparation. Faire partir l'ébullition, mettre le couvercle et laisser mijoter au moins une heure et demie.
Avant la fin de cuisson, vérifier le niveau du liquide. Si la sauce vous semble trop fluide, découvrir et laisser s'évaporer le trop plein. Préparer, comme pour la blanquette classique, une liaison avec deux jaunes d'oeuf, de la crème fraiche et du jus de citron. Procéder à la liaison comme dans la manière classique.

Somme Battlefields
La chronique de Claude :
Une lecture récente (voir « La
rafale des tambours ») et une matinée libre en Picardie m’ont
conduit vendredi sur les champs de bataille de
Une émotion intense sur ce plateau redevenu un lieu de paix, où 400.000 Britanniques et leurs frères du Commonwealth, 400.000 Allemands et 200.000 Français sont tombés, particulièrement entre juillet et novembre 1916, puis entre avril et juin 1918.
Si vos pas vous conduisent en Picardie, allez à Thiepval, 30 km à l’est d’Amiens, où
sont inscrits les noms de milliers de soldats disparus.
Comme les Britanniques avaient constitué des régiments locaux, vous lisez « Northumberland Batalion », « West Essex Guard ». Il y a aussi les monuments australiens, canadiens, néo zélandais, indiens, partout dans la campagne.
A
C’est un lieu où l’on peut venir avec des enfants et des ados. Au passage, il faut saluer Henri Ciriani, architecte qui a su s’accrocher au vieux château fort de Peronne et construire un musée lumineux.

28 novembre 2009
Et aujourd'hui, pour moi, c'était déjà Noël !
Noël parce que mes trois fille étaient réunies aujourd'hui : Anne-Christine, Florence et Victoire !
Toutes les trois et pour partie leurs enfants, mais pas les gendres, absents, restés au pays ou au travail, seulement nous cinq...
Qui m'aurait dit, il y a trente ans, que j'aurai des filles aussi formidables ! Même si, tout comme moi, elles n'aiment pas poser pour une photo : elles ont fait l'effort pour moi .....
Elles sont notre plus grande fierté, notre plus belle réussite.
J'ai pris une grande bouffée de petits enfants aussi. Quel bonheur !

Meurtre à l'Assemblée, polar de Jean-Louis Debré
Le titre est en lui-même alléchant, encore que justement, au départ, la mort d'un député au sein de l'assemblée soit considérée comme naturelle. On dévoile donc dès la première page une partie de l'intrigue.
L'intérêt de ce bouquin réside naturellement dans la personnalité de son auteur, ex-Président de l'Assemblée nationale et à présent Président du Conseil Constitutionnel. Comme il fut aussi magistrat, on est assuré que les procédures décrites par le narrateur, un capitaine de Police, seront conformes à la réalité juridique.
Quant à l'intrigue, j'ai vu mieux. Un député véreux, des truands qui se trucident dans les beaux quartiers, une femme infidèle, un assistant parlementaire casse-pieds, des policières politisée ou de façon un peu surprenante amoureuse (si, si, il y a même du sexe !)....
J'ai utilisé ce livre pendant plusieurs soirs de suite avant de fermer les yeux, mais il ne m'a pas donné d'insomnies.
Seuls les quelques passages où le Président de l'AN et son Secrétaire général sont en scène, ainsi que les séances de vociférations des parlementaires aux noms et sobriquets transparents, sont drôles.
Dommage, on aurait pu faire tellement mieux. Et j'aime mieux Jean-Louis Devré comme personnage de "Chirac s'emmerde"
Meurtre à L'Assemblée, Editions Fayard Noir, 278 p.,18€

27 novembre 2009
Petite poussée d'ego !
Voilà, j'ai désormais ma griffe !
J'avais vu sur nombre de réalisations de travaux d'aiguilles que la plupart des couturières "en chambre" avaient marqué leurs créations d'un signe distinctif, j'ai osé. Voici donc ma petite griffe, avec un petit mouton dessus, pour évoquer la douceur et les petits enfants qui vont au lit sans rechigner, comme, parait-il, Dorian....
Maintenant, il faut la coudre sur tout le stock de tricots en attente du bébé de Victoire.
Pour la petite histoire, je l'ai commandé par internet, chez "Il était une fois" à 72500 Château du Loir (www.boutis.com) et c'est arrivé très vite par La Poste.
Leur site est bien plus convivial que certains sites allemands (le tissage des rubans semble une spécialité germanique) et pourtant, je parle couramment cette langue, je me suis perdue tellement c'était compliqué et les délais de livraison très longs. En quelques jours - on peut les avoir en 72 heures) ici, j'avais mes étiquettes : cocorico !

Coquilles Saint-Jacques à la normande
En tous cas, c'est comme ça que ma cousine Evelyne les prépare à Honfleur ! Emincer quelques échalotes. Dans une casserole, faire tomber les échalotes avec le beurre pendant 5 minutes. Ajouter du vin blanc sec (ou du vermouth Noilly dry). Dans la même cocotte, ajouter le fumet de poisson (confectionné avec les barbes des coquilles et des arêtes de poisson bouillies pendant 20 minutes, bien assaisonné et refroidi) et du vin blanc. Mettre le thym et le laurier. Saler
légèrement et poivrer. Porter à ébullition et pocher les coquilles St
Jacques pendant 3 minutes. Couper des champignons de Paris en dés ou en lamelles et les faire sauter au beurre dans une poêle jusqu'à évaporation de l'eau de végétation. Faire un roux blanc avec une noisette de beurre et autant farine, en mélangeant avec une cuillère en bois. Laisser absorber toute la farin par le beurre au fouet puis verser progressivement le fumet de cuisson des coquilles en remuant pour
ne pas avoir de grumeau. Laisser cuire 4 minutes. Ajouter une grosse part de crème fraiche normande, bien tourner sans laisser bouillir. Quand la sauce est prête ajouter les champignons. Goûter, et rectifier l'assaisonnement. Garnir les coquilles nettoyées avec les noix des Saint-Jacques, le corail (facultatif),
verser la sauce généreusement, saupoudrer légèrement de chapelure puis généreusement de gruyère râpé. Poser une
noisette de beurre sur chaque coquille et faire gratiner au four à 180
°C ou au grill.
Ouvrir les coquilles St Jacques (en les mettant un petit moment au four, elles vont bâiller), les ébarber et les rincer à l'eau courante. Bien nettoyer les coquilles les plus belles.
Retirer et réserver les coquilles St Jacques. Filtrer leur jus de cuisson et le réserver.

26 novembre 2009
Galère, galère...en tricot
En procédant à des rangements - c'est fou ce qu'on peut accumuler comme fournitures dès lors qu'on se met à la couture - une feuille est tombée sur le parquet...et c'était celle des explications d'un gilet entièrement jacquard à six couleurs que j'avais tricoté dans un camaïeu de bleus et de verts il y a un peu plus de dix ans pour mon premier petit fils. Un modèle "Petit faune"
En changeant l'harmonie des couleurs pour faire plus "fille", j'ai décidé de m'y remettre, ce qui va écouler une certain nombre de pelotes inemployées. Mais j'enrage : pourquoi donc les créateurs s'arrangent-ils pour concevoir des grilles où à chaque instant, il faut couper le fil car le rang ne reprend pas la même couleur du bon côté. Me voilà donc à modifier une grille déjà très complexe pour retrouver les couleurs au bon endroit et ne pas traîner une masse de fils pendouillants.
J'espère y arriver tout de même, et faire en sorte de garder le charme du modèle......
Ce n'est pas dans mes habitudes de parler d'un ouvrage en train de progresser, mais là, je fais une exception ! Ce tricot-là, il va me faire un bon nombre de soirées d'automne, donc quelques soirées de séries américaines....

La rafale des tambours, roman de Carol Ann Lee
La critique de Claude
Une découverte due à l’excellent supplément littéraire du
Figaro paraissant le jeudi : un grand roman, écrit par une jeune anglaise,
née en 1969, qui a déjà écrit deux livres sur Anne Frank.
Carol Ann Lee n’a pas eu peur du plus terrible des sujets,
le soldat trahi, si fréquent, malheureusement dans la littérature européenne du
XXème siècle. Elle ne commet aucune erreur. Et surtout, elle raconte une
histoire imprévisible, dramatique, avec des personnages héroïques et condamnés,
comme ceux de la tragédie grecque. Elle ne manque pas d’audace,
particulièrement à la fin, que, bien sûr, je vous laisse découvrir.
Et comme elle a beaucoup travaillé, elle dresse un tableau
réaliste, à la limite du supportable, de la guerre des Flandres ; on ne
peut pas s’empêcher de penser que, en face à Passchendaele, dans la même boue
ensanglantée, il y a le caporal Adolf Hitler, qui sera responsable du recommencement
de ce malheur, comme s’il avait apprécié ces quatre années d’abjection.
Un excellent livre, donc.
traduit par Jean Esch, éditions Quai Voltaire (395 p. 22,50
€)










