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Journal de bord d'une grand-mère grande lectrice et avide de continuer à apprendre, de ses trois filles et de ses 7 petits-enfants.
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12 novembre 2020

Metropolis, polar historique de Philip Kerr

Metropolis

C'est le livre posthume de Philip Kerr, disparu en 2018 et qui, paradoxalement, est le préquel de la vie mouvementée de son principal personnage : Bernard Günther.

Dans ce quatorzième épisode qui se place donc avant la Trilogie berlinoise, nous apprenons comment le jeune inspecteur débute à la Commission criminelle de Berlin où il vient d’être promu après ses bons résultats à la police des Mœurs.

En cette année 1928, Bernie a 32 ans, il est beau, grand, blond, svelte, il s’est illustré pendant la guerre - titulaire de la Croix de Fer - mais en reste traumatisé, a obtenu son Abitur mais n’a pas fréquenté l’Université. Ombre au tableau : il a un problème d'alcool. Mais cela n'affecte pas ses réflexes.

Plein d’humour froid, adhérent du SPD (socialiste), il voit autour de lui avec inquiétude, et en particulier au sein même du Präisidium de la police – situé Alexanderplatz – exploser l’antisémitisme et parallèlement, la montée en puissance du parti nazi.

La Kripo et ses principaux chefs – Bernhard Weiss et Ernst Gennat – ont à résoudre une affaire de meurtres en série de prostituées scalpées, et un peu plus tard, ce sont des anciens combattants estropiés, nombreux à mendier dans les rues qui sont abattus d’une balle dans la tête. Le criminel écrit à la Presse pour exprimer son désir de « nettoyer » Berlin de ces êtres malfaisants, y compris ces hommes qui ont été vaincus et souillent donc l'honneur de l'Allemagne.

Bernie mène son enquête de façon peu orthodoxe (déjà) et prend des risques. Il va se retrouver dans les pires bas-fonds de la capitale, parmi les cabarets les plus sordides, rencontrer des ténors de la pègre, et aussi de très jolies femmes qu’il s’empresse de séduire. Tout Günther est là …

Entre rencontres d’hommes et de femmes qui vont marquer l’histoire, crimes atroces, milices d’extrême droite préparant l’accession au pouvoir d’Hitler après une succession d’élections provoquées par l’incurie de la République de Weimar, c'est ici le début d’une carrière d’homme libre dans un monde devenant fou …

Comme lors de la lecture les treize autres épisodes du destin de Bernard Günther, j’ai adoré. Hélas, c’est ici le clap de fin d’un écrivain majeur disparu bien trop tôt.

  

 Metropolis, polar historique de Philip Kerr, traduit de l’anglais par Jean Esch, publié au Seuil, 392 p., 22€

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