La maison aux lumières, thriller de Donato Carrisi
Ce roman constitue ma deuxième incursion dans l’œuvre de Donato Carrisi, treize ans après la lecture du chuchoteur.
Et, pas de chance, il s’agit d’un troisième épisode mettant en scène un psychologue devenu célèbre pour sa capacité à soigner les enfants à problèmes sous hypnose – comme son père Monsieur B. - poursuivi par la présence évanescente d’une femme jadis aimée, Hanna Hall.
Cependant, cette nouvelle enquête plutôt violente ne m’incite pas à remonter la série à son point d’origine.
Il s’agit en effet de parapsychologie, avec encore une fois – si mes souvenirs du premier ouvrage ne me trahissent pas – des thèmes récurrents : l’enfance, le chuchotement …
Et le souvenir de souffrances enfantines jamais effacées. Lorsqu’il avait onze ans, le futur psychologue s’est brisé la jambe en jouant à une poursuite avec ses camarades, il est tombé d’un balcon et son cœur s’est arrêté de battre pendant quelques secondes.
Quelques jours plus tard, sa jambe immobilisée dans le plâtre, il assiste depuis ce balcon à une nouvelle partie de cache-cache dans ce jardin, lors de laquelle le plus jeune de ses petits amis disparaît. 25 ans après, cette disparition jamais élucidée – on ne peut s’empêcher de penser au petit Emile – continue à le hanter, comme elle hante encore les participants à cette poursuite, devenus adultes.
Parmi les jeunes patients de Pietro Gerber, une jeune fille souffrant d’agoraphobie, qui, sous hypnose, raconte au thérapeute une histoire en tous point semblable aux circonstances de cette disparition. De quoi ébranler l’entendement du héros.
Une intrigue menée avec tous les attributs du genre. Des chapitres courts, des rebondissements, des indices disséminés tels de petits cailloux blancs, une explication finale absconse et terriblement tirée par les cheveux. Du classique un peu trop marketé à mon goût.
Le cadre sauve le thriller : Florence et la Toscane, San Gimignano et les collines de cette région bénie … on se croirait avec le professeur Robert Langdon dans un roman de Dan Brown mais Pietro Gerber ne ressemble pas à Tom Hanks. Dommage.
La maison aux lumières – La casa delle lucci – thriller de Donato Carrise traduit de l’italien par Anaïs Bouteille-Bokobza, chez Calmann Lévy Noir, 384 p., 22,90€