Les revenants de l'inspecteur Sadorski, polar historique de Romain Slocombe
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Les pires choses – tout comme les meilleures – ont une fin.
En ce printemps 1945, la guerre s’achève avec la capitulation de l’Allemagne le 8 (ou 9) mai. Léon Sadorski – l’anti-héros par excellence, le salaud intégral, collabo, antisémite et anti communiste convaincu – se terre avec sa femme Yvette dans un petit appartement laissé vacant par une famille déportée.
Sous le coup d’une condamnation par contumace, l’ex-inspecteur principal adjoint vit sous une fausse identité et continue toutefois de percevoir une allocation de la préfecture après sa participation à l’affaire Petiot.
Désormais, il doit faire face à la menace du retour de ceux qu’il a dénoncés et martyrisés, du moins ceux qui sont encore vivants ou en mesure de le reconnaître. Il lui faut trouver un moyen de fuir la France et de recommencer une nouvelle vie, en Espagne par exemple. Mais pour ça, il faut des sous ...
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Répondant à une annonce, il est embauché par un juif polonais missionné par de riches américains pour retrouver des œuvres d’art spoliées par les Allemands et revendues à des marchands sans scrupules. A cette occasion, Sadorski va potasser l’histoire de l’art et s’initier à ce que les Allemands qualifiaient « d’art dégénéré », dont la cote ne cesse de monter …
On ne sait pas ce qu'il y a de plus abject : la narration parfaitement documentée des récits des rescapés des camps ou les magouilles des marchands d’art. Mais cela n’ébranle pas Sadorski pour autant … Cependant, s’il redoute le retour de ses anciennes victimes, il en est deux qu’il espère retrouver : Julie, la jeune Juive qu’il a hébergée plusieurs mois avec Yvette et son bébé Bernard – son fils en réalité – elle déportée à Ravensbrück, et le petit, réfugié en Corrèze.
La saga Sadorski continue, de plus en plus noire, à travers des passages d’une incroyable cruauté. Qui a-t-il de plus noir que les lendemains de guerre ?
Les revenants de l’inspecteur Sadorski, roman historique de Romain Slocombe, publié chez Robert Laffont/La Bête Noire, p., 21,90€