15 novembre 2009
Le Grand Pari(S)
Nous n'avez plus que jusqu'au 22 novembre pour aller consulter les dossiers fort bien illustrés des équipes d'architectes et d'urbanistes* qui prévoient le Grand Paris de demain. Dix équipes pluridisciplinaires ont planché sur les axes de développement de notre cité capitale, et discerné comment tracer des pistes pour désenclaver les banlieues isolées, reconstruire des pôles de convivialité, récupérer des espaces verts, aller jusqu'à la mer en RER.....Utopie ? Pas tant que cela ! Certaines des thèses sont tout à fait farfelues, d'autres beaucoup plus réalistes.
Pour ma part, je suis adepte des thèses de Christian de Portzamparc et de son concept de "rhizome", vous savez, les racines globuleuses des iris, et de liens multipolaires....
Des remarques judicieuses m'ont également frappée : celle qui note que la qualité de vie n'a rien à voir avec la densité du bâti, en particulier...celle qui propose d'autoriser chaque propriétaire d'un pavillon à construire 100m² supplémentaires sur son terrain, pour louer ou sous-louer, à condition de mettre l'ensemble immobilier aux normes environnementales, ou celle de laisser à l'utilisateur final le choix de la destination de son bien immobilier (fin du zoning)...Là, ils exagèrent ! (Pourtant, au niveau de la mixité sociale, ce serait certainement très efficace !)
Une espèce de "chapeau" flamboyant pour couronner la tour Montparnasse, pourquoi pas ? Une ville-jardin allant jusqu'au Havre....C'est la ville de nos petits enfants qui est en jeu. Participons au débat public !
Les cabinets qui ont participé à la consultation :
- Sir Richard Rogers, équipe Rogers Stirk Harbour & Partners / London School
of Economics / Arup
- Yves Lion, équipe Groupe Descartes
- Djamel Klouche, équipe l’AUC
- Christian de Portzamparc, équipe Atelier Christian de Portzamparc
- Antoine Grumbach, équipe Agence Grumbach et associés
- Jean Nouvel, mandataire de l’équipe Ateliers Jean Nouvel /
Michel Cantal-Dupart / Jean-Marie Duthilleul
- Bernardo Secchi et Paola Vigano, équipe Studio 09
- Finn Geipel, équipe LIN
- Roland Castro, équipe Ateliers Castro / Denissof / Casi
- Winy Maas, équipe MVRDV
Ala Cité de l'Architecture et du Patrimoine, 1 Place du Trocadero, entrée gratuite.

11 octobre 2009
Autour de la place des Terreaux
Pour en terminer avec les belles choses vues à Lyon, voici le point le plus septentrional de notre balade au coeur de la presqu'île : la place des Terreaux.
Un grand quadrilatère, avec à droite le palais des dames de Saint-Pierre (ici à droite), aujourd'hui musée des Beaux-Arts (y revenir pour voir un fameux Nicolas Poussin, entre autres), à gauche la fontaine de Bartoldi représentant "La Garonne et ses quatre affluents"*, au sol : des myriades de petites fontaines jallissantes et les lignes alternées de Daniel Buren, au fond : le magnifique Hôtel de Ville.
L'édifice est achevé en 1651 suivant les plans de Simon Maupin avec les conseils de Lemercier, architecte du Roi et du mathématicien Gérard Desargues (pour le monumental escalier intérieur conduisant aux salons du premier étage).
Las, un incendie détruit la façade en 1674 et ce n'est qu'en 1700 qu'une restauration est entreprise sous la houlette de Jules Hardouin-Mansart (architecte du Palais de Versailles) assisté de Robert de Cotte.
Celui-ci surélève la façade, reconstruit le beffroi, incurve les toitures des pavillons d'angle...
Sur la façade baroque, une statue d'Henri IV à cheval, à l'intérieur, une cour d'honneur qui constitue un havre de paix et conduit par degrés jusqu'aux quais du Rhône, des grilles et des portiques qui laissent apercevoir puis découvrir l'immense dôme de la Comédie, remanié avec brio par Jean Nouvel. Un coeur moderne qui palpite la nuit au gré des représentations théâtrales.
Lyon peut ainsi s'ennorgueillir de posséder l'un des plus beaux hôtels de ville de France, même par temps de pluie....
* pourquoi la Garonne à Lyon ? C'est la ville de Bordeaux qui avait passé cette commande à l'origine, et elle ne l'a pas honorée...Lyon s'est porté acquéreur ! La fontaine, déplacée sur le côté de la place des Terreaux, est très belle. les naseaux des chevaux furieux soufflent de la vapeur de temps à autre, effet garanti !

09 octobre 2009
Grands projets d'urbanisme à Lyon au XVIIIème siècle
L'urbanisme et l'habitat à Lyon ont été profondément modifiés au XIXe siècle. Mais l'essentiel des projets d'aménagement et de promotion avait été conçu au siècle précédent, par Perrache, Soufflot et son élève Morand, entre autres. La Révolution et ses soubresauts - la répression fut féroce à Lyon - interrompt les travaux. Cependant, Lyon, trouve bientôt une opportunité dans la mise à disposition des biens religieux fort nombreux sur la colline de la Croix Rousse et de la noblesse.
Si elle ne part pas immédiatement à la conquête de nouveaux territoires, c'est sur les terres mêmes du Lyon ancien que voient le jour les premiers travaux d'embellissement puis de renouvellement urbain. L'émergence des quartiers neufs et le développement de la Rive Gauche apportent un second souffle qui sera sans cesse dynamisé jusqu'au tournant du XXe siècle.
En
peu d'années, Lyon devient un centre d'attraction favorisant
l'émergence d'une bourgeoisie commerciale et industrielle et de
propriétaires rentiers se chargeant de financer l'édification d'un
nombre considérable d'immeubles, et d'en faire un art à part entière
qui traduit avec simplicité ou avec emphase la vie de la cité dans ses
profonds bouleversements comme dans ses cheminements intimes.
Tel était la trame de la visite que nous avons réalisée sous la direction érudite de Nathalie Mathian, Maître de Conférence à Lyon II, auteur, avec Dominique Bertin de "Lyon, silhouette d'une ville recomposée, architecture et urbanisme 1789-1914" (Editions lyonnaises d'art et d'histoire).

Jacques-Germain Soufflot (1713-1780), dont nous ne connaissons souvent que l'Eglise Sainte Geneviève devenue le Panthéon, commence sa carrière à Lyon avec un hôtel particulier, celui du marquis de Villeroy, qui abrite aujourd'hui le musée des Arts décoratifs.
Il travaillera à la Loge des Changes, puis réalise un énorme chantier : celui de l'Hôtel-Dieu, dont l'immense façade donne une monumentalité au quai du Rhône.
La visite de cet immense édifice bâti selon un plan à quatre bras dont la croisée est surmontée d'un immense dôme, qui sera désaffecté en 2010 et pour lequel des projets d'utilisation en hôtel 5 étoiles fait débat, était particulièrement passionnante....
Autre immeuble très imposant : l'immense opération bâtie par le financier Tolozan sur le quai tout près de l'Hôtel de Ville, où l'on voit comment les industriels et négociants lyonnais tenaient commerce en étage, à l'abri de colossales maisons aux escaliers monumentaux, les ballots de soie transitant à l'abri de l'humidité à travers les fameuses traboules.....

Grands hommes lyonnais - A-M Perrache
Ouf, enfin rentrés. Jamais je crois n'avoir autant essuyé de pluie qu'au cours de ces dernières quarante huit heures.
Au point de devoir nous éclipser de notre groupe pour acheter des parapluies car nos imperméables n'étaient plus étanches !
C'est bien agréable de retrouver le cocon familial, et un Paris sans pluie (pour l'instant) !
Mais nous avons appris plein de choses.....Et, d'abord, qui était Antoine-Michel Perrache !
Vous me direz que cela ne vous servira pas souvent dans les dîners en ville, mais je vais vous en dire deux mots, car pour moi, ce nom signifiait uniquement celui d'une célèbre gare de Lyon, ou celui du quartier alentour.
Profonde erreur ! Antoine-Michel Perrache est un sculpteur et ingénieur lyonnais (1726-1776) qui se mit en tête d'accroître l'espace urbain situé au confluent de la Saône et du Rhône afin de le lotir et réaliser ainsi un nouveau quartier industriel et d'habitation. Il créa à cette fin une Compagnie à son nom en 1771 mais sa mort prématurée puis la Révolution firent que les nouveaux terrains gagnés sur l'eau ne se réalisèrent qu'en 1839, l'oeuvre devant être couronnée par la construction de la Gare de chemin de Fer dans les années 1850.
Aujourd'hui, la gare a été surmontée dans les années 70 d'un immense cube de béton dit "Centre d'échanges" que les lyonnais - et moi donc - s'accordent à trouver horrible, qui coupe cette partie de la presqu'île par un obstacle infranchissable...presque aussi convivial que la "Part Dieu", autre hall de gare. Et qui se souvient d'Antoine-Michel Perrache ?

08 octobre 2009
Lyon sous la pluie.....
Il fallait être complètement "barge" pour sillonner Lyon aujourd'hui sous cette pluie dilluvienne.....
Qu'importe ! A l'initiative de l'association "l'Ecole Militaire, lieu de mémoire" dont l'animateur est un ami, nous nous sommes retrouvés avec une troupe de personnes de nôtre âge en compagnie d'une conférencière délicieuse autant que compétente, à marcher pendant environ 6 à 7 km entre la place Carnot et Les Terreaux, avec pour thème : "Les grands projets à Lyon au temps de Soufflot".
Car celui dont nous ne connaissions jusqu'ici que le Panthéon fut un architecte de talent et un urbaniste-lotisseur très heureux à Lyon, avant la Révolution. En particulier l'oeuvre maîtresse : l'Hôtel-Dieu est une merveille d'équilibre et de modernité à l'époque. (ici, l'intérieur du grand dôme). Je vous en parlerai davantage quand j'aurai une connexion de meilleure qualité.
Demain est un autre jour et j'espère que le temps sera plus clément !

07 octobre 2009
Un ancêtre architecte ?
Vu hier soir, sur une façade de la rue de la Convention, face à l'ensemble immobilier issu de l'hôpital Boucicaut (deux beaux immeubles modernes en symétrie, en aparté).....sur deux immeubles de rapport côté impair : ALB. Bernet, architecte....
Albert Bernet : sa biographie sur Wikipedia, nous en montre quelques facettes. Architecte, sans doute, ancêtre, certainement pas !

01 octobre 2009
Stade de la Licorne à Amiens
Dernier coup de coeur à Amiens : le stade !
Une immense fleur de verre et de métal laqué blanc, à peine ouverte, autour du rectangle de gazon rasé au petit poil.....Une très belle oeuvre de Philippe Chaix (Agence Chaix et Morel) à qui on doit le Zénith de paris et de nombreuses créations dans le domaine des sports et des spectacles.
155 000 m², une capacité de 12000 places, inauguré depuis 10 ans, aucun grillage, aucune barrière entre le spectateur et les joueurs, toutes les tribunes à l'abri de la pluie - sauf peut-être les premiers rangs selon le vent ? - une luminosité éclatante..
.
Un outil superbe, mais quel dommage que l'équipe d'Amiens ne soit encore qu'en Ligue 2. On verrait plus souvent ce stade à la télévision !
Châpeau en tous cas au service d'accueil qui nous a permis très aimablement de venir au niveau de la pelouse alors que le stade était fermé, pour prendre ces quelques clichés :

30 septembre 2009
Tour Perret et verrière Vasconi à Amiens
Amiens, ville presqu'entièrement détruite par les bombardements - 10 000 maisons anéanties - est aujourd'hui une cité de 180000 habitants, jeune, gaie, avec un centre piétonnier tonique et accueillant. La Cathédrale est le fleuron de la ville, mais ce n'est pas le seul.
En longeant le côté sud de Notre Dame, on aboutit rapidement aux boulevards et à la place de la gare.....dominée par la Tour conçue et réalisée par Auguste Perret et ses frères.
29 étages sur 3 sous-sols, 104m sans l'antenne, récemment ravalée et surmontée d'un cube de lumière, c'est un signal dressé comme pour montrer que la ville ne se laissera pas abattre. La Tour a été construite de 1949 et 1952 dans le style caractéristique de Perret, reconnu mondialement au Havre, avec ses panneaux de ciment armé encadrant les baies. Avec son couronnement décalé, elle me fait penser au phare d'Alexandrie.....
En fait, elle resta inutilisée jusqu'à ce qu'en 1959, François Spoerry n'y aménage des appartements et des bureaux.
Ce qui est dommage, c'est qu'il n'y ait pas de place pour un belvédère, la vue doit être fantastique !
La Tour faisait partie de l'opération globale d'urbanisme autour de la de reconstruction de la gare, également confiée à A. Perret.
En 2008, celle-ci s'est vue complétée d'une immense verrière, véritable canopée de verre pixélisé accrochée à 15 mètres de hauteur. L'architecte en est Claude Vasconi, qui a produit de nombreuses oeuvres majeures en France (le Corum de Montpellier, l'hôpital Paul Brousse de Villejuif, des logements sociaux ou pas - place Dupleix à Paris - et de nombreux bâtiments à Strasbourg (entre autres).
Je n'ose imaginer la sécheresse de cet espace urbain démeusuré avant la création de cette verrière. Très certainement, l'aménagement du parvis de la gare a dû souffrir de difficultés budgétaires et être laissé inachevé....
Moi, je la trouve superbe, cette construction de verre et d'acier, avec son quadrillage semblable aux façades des immeubles alentours, d'un clacissisme exacerbé.....mais ce n'est pas - semble-t-il - le cas de certains amiénois qui rêvent de la voir démonter.
Pourquoi les hommes sont-ils aussi allergiques au changement ? En rappel, tout ce que l'on a pu entendre au moment de la construction de la Pyramide du Louvre....
et bientôt, je vous montrerai la plus belle émotion architecturale (après la Cathédrale) : le stade de La Licorne....

26 septembre 2009
Du Luxembourg aux Abesses : une marche tonique
Ces superbes journées de début d'automne encouragent à la marche dynamique.
Parfois, j'accompagne Claude sur son trajet préféré : monter jusqu'au Sacré-Coeur puis revenir à pied. Cette fois, j'avais deux centres d'intérêt : le "marché Saint Pierre", et, autre petite madeleine de Claude, l'église Saint Jean de Montmartre, où il fut baptisé. Mais j'ai pris le métro au retour, à Trinité, j'avais ma dose !
Première constatation : aucun problème pour monter la pente de rue des Martyrs, mon coeur va bien, c'est toujours ça. Et puis, comme j'ai toujours le nez en l'air, le plaisir de repérer quelques façades d'immeubles emblématiques du début du XXème siècle : à droite de la grande poste de la rue du Louvre, une façade en briques vernissées bleu céladon et structure métallique apparente, puis, rue Réaumur, le superbe immeuble qui abrité jadis un célèbre journal, tous rivets apparents......
Une halte sur la place où trônent les deux plus célèbres magasins de détail de tissus, où ma mère m'emmenait pour choisir des métrages, au temps jadis des couturières à domicile.
A gauche en bleu, la maison Dreyfus, incroyable amoncèlement de rouleaux multicolores, des vendeurs compétents, des prix imbattables. Une ambiance à la "Mustafa Center" de Singapour !
A droite, une atmosphère plus compassée, un style plus haut de gamme : Reine, qui vous propose (par exemple) du vrai tissu Liberty à 22€ le mètre (24,50 au BM) avec des tas de références....
Ensuite, retour vers l'ouest et arrêt rue Yvonne Le Tac, devant l'emplacement de la chapelle où fut fondée la Compagnie de Jésus par Ignace de Loyola, François-Xavier et quelques compagnons.....et arrivée directe place des Abesses, où le métro arbore une des dernières marquises d'Hector Guimard.
Ce n'est sans doute pas par hasard, car vous ne pouvez manquer d'admirer (?) l'église Saint jean de Montmartre, inscrite toute en hauteur sur un terrain biscornu et exigü, et dont la construction entreprise en 1894 fut interrompue pendant de longues années de procédure, car son principe de construction était révolutionnaire. Imaginez donc : des planchers de 7cm d'épaisseur, qui servent également de couverture, des piliers de 50cm de diamètre pour 25m de hauteur, un tel ouvrage ne pouvait que s'écrouler ! Les travaux furent repris en 1902 et terminés en 1904. On ne peut que penser à Gaudi et à sa cathédrale inachevée...
L'architecte, Anatole de Baudot, disciple de Viollet-le-Duc et Labrouste, titulaire d'une chaire d'architecture du Moyen-Age et de la Renaissance, fait preuve d'une étonnante modernité.
La façade est ornée de pastilles de grès flammé et de hauts reliefs en bronze typiquement "Art Nouveau", l'intérieur surprend par sa légèreté et sa clarté, et sans doute regardons-nous cette oeuvre novatrice avec les mêmes yeux que l'exposition consacrée à Louis Comfort Tiffany.
Et bien peu d'églises de ce genre existent en France (sauf Saint Louis de Vincennes). A cette époque en effet, triomphe le style "gâteau à la crème" néo byzantin. Je n'ai rien contre, mais où est l'originalité ?
Bref, Claude lui même la regarde d'un autre oeil aujourd'hui. Le sens esthétique se nourrit de références...

20 septembre 2009
Réveillon, la petite madeleine de Claude....
En ces journées du Patrimoine, Claude a décidé de m'emmener visiter le village et le château où ses parents possédaient une maison de campagne, lorsqu'il avait huit ans...
Situé à une heure de Paris, entre Brie et Champagne, Réveillon se trouve sur la Nationale 34, entre La Ferté Gaucher et Esternay, juste après la "frontière" entre Seine-et-Marne et Marne...
Bien entendu, nous sommes tout de suite allés voir ce qu'était devenue la maison de son enfance. Bien entretenue, elle se trouve en co-visibilité directe du château, à la lisière de la grande perspective des jardins à la française. C'est sans doute encore une résidence secondaire, car ses volets sont fermés. Vraisemblablement, elle faisait partie soit des communs du château, soit de dépendances proches.
Et puis, en compagnie de l'heureux (et méritoire) propriétaire du château (qui a récemment gané un pris au titres de l'association "La demeure historique" pour la qualité de l'oeuvre de restauration accomplie, nous avons fait une visite particulièrement charmante, en ce début d'après-midi d'automne triomphant.
Comme le disent les guides : "Château de style Henri IV, achevé sous Marie de Médicis, Réveillon fut
habité au 18ème siècle par le Marquis d’Argenson, Ministre des Affaires
étrangères sous Louis XV, et par Jules Robert de Cotte, Architecte du
Roi (on lui doit l'église Saint Roch à Paris), qui le remanièrent et le décorèrent de peintures et de sculptures.
Il devint le berceau des oeuvres de Marcel Proust qui fut l’hôte de
Madeleine Lemaire, maîtresse des lieux à la fin du 19ème siècle.
Le château et ses jardins sont actuellement le théâtre d’une vaste
restauration."
Nous avons admiré les peintures de Jean-Baptiste Oudry, l'élégance de cette demeure de campagne étroitement imbriquée avec sa ferme, et le travail de reconstruction de charpente (11m de diamètre, 500 chevilles en acacia) du somptueux pigeonnier abritant 3500 poteries servant de nids.
Respect aussi à la reconstruction progressive des jardins, y compris potager et verger, selon les plans du XVIIème siècle.
Pour Claude, Réveillon était une visite "rentrée" depuis l'enfance, enfin réalisée dans les meilleures condition car les propriétaires ont accompli, depuis 17 ans, un travail considérable dont on n'ose évoquer le coût...
En attendant, vous pouvez en voir quelques vues sur le diaporama à droite. Et s'il vous prend envie d'organiser un dîner ou un mariage.....Vous pourrez toujours y réveiller la Belle au bois dormant !



















