15 août 2009
Gulasch hongroise à la mode d'Anne-So
Pour une tablée de huit convives, découper en petits dés un morceau de viande à braiser d'un kilo (paleron, macreuse ou gîte). Les morceaux ne doivent pas excéder 1,5 à 2cm de section, car la gulasch est une soupe qui se mange à la cuillère.
Utiliser de préférence une cocotte à bords hauts plutôt que large. Emincer un gros oignon puis le faire roussir dans un peu de matière grasse. Verser les morceaux de viande dans la même cocotte, bien faire revenir l'ensemble. Saler et poivrer. Ajouter les trois-quarts d'un flacon de paprika doux en poudre et bien mélanger. Quand le paprika adhère bien à la viande et aux oignons, mouiller d'eau ou de bouillon de boeuf reconstitué, de façon à ce que la viande en soit totalement recouverte. Ajouter un poivron vert auquel vous aurez
enlevé le pistil et les graines. Anne-So le laisse mijoter avec la
viande pour le goût mais l'enlève avant de servir. Certains le
coupent en dés et les laissent...Couvrir et laisser mijoter au minimum une heure et demie. A ce moment-là, l'odeur change....
Pendant ce temps là, éplucher 1,5 kg de pommes de terre et les couper comme vous feriez pour des pommes de terre à sauter, en quartiers de volume équivalent aux morceaux de viande. Après la première période de cuisson, on les ajoute à la préparation en ajustant le niveau de liquide avec de l'eau qui doit en permanence recouvrir la préparation.
Dernière étape : les pâtes. Mélanger deux oeufs et 200g de farine à la fourchette (avec un peu de sel) pour obtenir une pâte élastique. A l'aide d'une cuillère à café, former des noisettes de ce mélange et jeter dans la soupe bouillonnante après les pommes de terre. Lorsque les pommes de terre sont cuites, les pâtes le sont aussi.
La gulacsh se déguste tiède, chacun y ajoutant une quenelle de crème fraîche épaisse selon son goût. Elle est encore meilleure réchauffée le lendemain et se congèle très bien.
Variante : une part de paprika fort, du cumin, de la bière à la place de l'eau....et si vous remplacez les pommes de terre par du chou, vous obtenez la choucroute hongroise.

16 février 2009
Le couscous marocain de Pep
Il faut être au moins quatre, huit, c'est encore mieux, dix parfait . Là, je reprends les notes que j'avais prises lorsque mon père fit pour la dernière fois ce plat emblématique de son séjour de quatorze ans au Maroc...

(proportions pour 4)
Il faut d'y prendre au moins trois heures à l'avance. Commencer par éplucher quatre gros oignons, les couper en gros tronçons. Sortir la viande de réfrigérateur : on recommande du collier de mouton, aujourd'hui j'ai utilisé trois manches de gigot que le boucher m'a coupées en grosses rondelles. Ustensile essentiel : un couscoussier (ou un cuit-vapeur pour la graine, à tout le moins).
Faire revenir à l'huile neutre (arachide, pépins de raisins) les oignons et la viande, au besoin en plusieurs fois. Ajouter ensuite les épices : une cuillerée à soupe rase de : ras-el-hanout, cumin, quatre épices, piment d'Espelette, une dose de safran (ou de poudre Spigol), deux cubes de bouillon concentré ou de fond de légumes. Mouiller à couvert d'eau bouillante, saler. Couvrir et laisser cuire cette première phase une heure.
On peut éplucher le reste des légumes pendant ce temps, en les laissant tremper dans l'eau afin qu'ils ne s'oxydent pas : quatre grosses carottes, deux branches de céleri, quatre courgettes, des tomates - je préfère une boîte de pulpe de tomate.
Préparer la graine soit 500g de semoule moyenne (plus facile à travailler et à réussir) à verser dans un grand saladier bien large. Mesurer 1/2 litre d'eau et y faire fonde deux cuillerées à café de sel. Verser dans le saladier avec un filet d'huile d'olive. Laisser gonfler 15 minutes, puis bien rouler à la main afin de détacher les grains les uns des autres et pulvériser les amalgames de graines.
Lorsque la graine a bien gonflé, la placer dans le panier supérieur du couscoussier. Si vous craignez que la graine ne passe par les trous, interposer un mouchoir de fine baptiste. Placer le panier sur la viande en ébullition ( à ce moment, vous pouvez ajouter les carottes et les tronçons de céleri), étanchéifier la jointure à l'aide d'un torchon humide, poser le couvercle et laisser cuire environ 20 minutes à partir du moment où la vapeur ressort par le dessus.
Après cette première cuisson, retirer le panier supérieur, verser la semoule dans une bassine et laisser un peu refoirdir. Verser sur le dessus deux à trois louches de bouillon de cuisson et un filet d'huile, puis recommencer le travail d'égrénage à la main ou à la fourchette. Laisser gonfler encore un quart d'heure.
Ouvrir une boîte de pois chiches, les égoutter et bien les rincer à l'eau froide. Prélever quelques louches du bouillon dans une casserole et y verser les pois chiches : de cette façon, en les servant à part, vous n'aurez pas à les chercher au fond de la marmite. Vous pouvez aussi avoir fait gonfler des raisins secs.
Ajouter dans la marmite les tronçons de courgettes, les tomates ou la pulpe de tomate.
On peut alors repartir pour une seconde cuisson de la graine, comme la première tournée, pour 15 à 20 minutes. Au moment de servir, beurrer selon votre goût en répartissant des noisettes, en mélangeant bien à la fourchette. Vérifier la teneur en sel.
Préparer la harissa en mélangeant une grosse cuillerée à soupe de pâte avec du bouillon.
Le couscous peut alors attendre - couvrir la graine d'un torchon humide afin qu'elle ne se dessèche pas. On donnera un dernier tour de chauffe avant de servir viandes et légumes, bouillon, graine, pois chiches et raisins secs.....
NB : par respect et pour ne pas risquer un ratage, je n'avais pas essayé cette recette jusqu'à aujourd'hui. Mais Mongia m'a offert pour Noël une superbe couscoussière à Paris. Alors j'ai fait l'essai pour nous deux (et pour deux jours) ici, afin de le reproduire pour la famille sitôt rentrée à Paris !

05 février 2009
Endives au jambon

30 janvier 2009
La tête de veau sauce gribiche
Emblématique de l'hiver, et d'une certaine façon de concevoir la cuisine franchouillarde.....

03 décembre 2007
Le cassoulet, plat national (à Toulouse !)
Depuis le
temps que Claude se rend à Toulouse – et aussi à Castelnaudary – il est juste
d’évoquer la recette phare de la région ! Il vous faudra pour ce faire, un
plat à cassoulet naturellement (en terre pouvant aller au four, à bords pas trop
hauts et à ouverture très large pour permettre le gratinage). L’important
ensuite réside dans le choix des haricots. Je préfère les tarbais, bien gros,
que je laisse tremper au moins une nuit à l’eau froide. Ensuite, il faudra
plusieurs sortes de viandes et surtout de l’oie ou du canard confit, des
saucisses de Toulouse, du porc (épaule, poitrine), un peu de lard salé. Pour ma
part, je n’utilise pas de couenne, et certains vous diront que c’est un
sacrilège. Mais on peut s’en passer.
Vous avez
compris qu’il convient de commencer la veille pour le trempage des haricots et
la préparation
Egoutter
les haricots et leurs légumes associés (carottes, ail) et conserver le jus de
cuisson. On peut ajouter une tomate grossièrement concassée.
Dans le
plat à cassoulet verser un tiers des haricots – vérifier l’assaisonnement - les
viandes et saucisses, encore une couche de haricots, de la viande, en finissant
par les haricots. Compléter par le bouillon chaud, pour couvrir le tout. Poivrer. Verser un
peu de graisse de canard conservée. Enfourner à four moyen (150 à 170°) et
cuire pendant deux heures. Vérifier en cours de cuisson le niveau du bouillon
de cuisson des haricots et au besoin, compléter. Inutile de saupoudrer de
chapelure et encore moins de fromage râpé.

02 décembre 2007
Filet de boeuf à la ficelle

23 novembre 2007
faire maigre avant les fêtes...
C’est, par excellence, le plat du Vendredi Saint, mais rien
n’empêche de le proposer en hiver. Faire « maigre », avant les fêtes
n’a jamais fait de mal à personne ! C’est aussi et d’abord, une émulsion,
dérivée de la mayonnaise, à base d’œuf, d’ail et d’huile d’olive.

12 novembre 2007
Et que diriez-vous d'un pot au feu ?














