07 novembre 2009
Brasserie Terminus Nord
Face à la gare du même nom, un des maillons de la chaine Bücher, avec Flo, la Coupole, Julien, le Vaudeville, les Hippopotamus.....Bref, des "pros" de la restauration ici niveau haut de gamme.
La maison date de 1926 et la décoration n'a pas bougé : des luminaires superbes, des fresques bien datées, des mosaïques au sol à détailler. Un personnel nombreux et efficace, avec de la diversité, du sérieux, de la compétence. Ici, les convives ont souvent un train à prendre, vous n'attendrez donc pas avant d'être placé et servi. C'est aussi sans doute le secret de la réussite : les tables tournent rapidement et les prix sont relativement élevés.
Mais rien ne vous oblige à manger entrée, plat et dessert : avec une choucroute maison - le choix de Claude - vous en aurez largement pour vos 21€. Moi, j'ai craqué pour le turbot à 32€ la portion (un turbotin d'élevage très bon, mais moins bon qu'une portion de gros turbot bien blanche). Merci Michel Adrien, créateur des fermes à turbot à Noirmoutiers.... Avec un café et un café gourmand plus un pichet d'excellent Riesling, l'addition a atteint 70€, ce qui est somme toute raisonnable pour un établissement de ce niveau.
C'est un endroit un peu bruyant, mais où le spectacle est permanent dans la salle, avec les garçons - qui sont aussi de jeunes filles - portant sur l'épaule les lourds plateaux avec adresse, où les cuivres rutilent, où une délicate décoration florale évoquant le printemps vous accueille dans la clarté.
Et Claude a pu prendre son train pour Amiens, où le devoir désormais l'appelle, sans s'énerver !

01 novembre 2009
Lou Calel, à Pujols (47300)
C'était hier samedi, mais on se serait cru un dimanche tant il y avait de tables avec de vieilles personnes que les jeunes "sortent", histoire de se faire inviter à un bon déjeuner..... Carton plein donc côté occupation de la salle panoramique, seule la vue, à 12h 30 était absente : une échappée splendide sur la plaine alluviale au pied de l'éperon rocheux de pierres grises, totalement bouchée...mais qui, progressivement, s'est éclaircie en soleil timide, puis plus franc.
En effet, le site de ce restaurant est particulièrement sublime. Une grande terrasse, une salle des plus classiques avec pierres et poutres apparentes, des cuivres rutilants...un personnel un peu débordé, un peu trop jeune, très "concentré" mais mal organisé.
Nous n'avions pas réservé. C'était la dernière table et très vite, le restaurant s'est rempli. Plusieurs menus (de 22 à 38€), toujours trop copieux pour nous. En fait, après une mise en bouche bien agréable en ce temps de brume (un léger consommé de potiron) nous avons partagé l'entrée - salade de caille rôtie au vinaigre balsamique et copeaux de foie gras - largement assez grande pour deux, et le dessert - une crêpe froide sur glace et biscuit au miel. Pour le plat principal nous avons beaucoup apprécié une tranche de merlu couronné d'une croute de chorizo très subtile, parfaitement cuite au four à vapeur, accompagné d'une purée de patates douces.
Bref, un excellent déjeuner, très classique, accompagné d'une demi bouteille de Sancerre, pour 104€ avec les cafés. Une maison sérieuse, bien assise sur l'agglomération de Villeneuve-sur-Lot où l'offre gastronomique (à part à Pujols, bien entendu) est ...disons,... lacunaire.
Une équipe à encourager vers un peu plus d'originalité toutefois, mais c'est sans doute la composition du fond de clientèle qui commande !
Lou Calel, à Pujols le haut (Villeneuve sur Lot), 05 53 70 46 14, pas de site web, deux fourchettes au Guide Rouge.

30 octobre 2009
Juste pour les fans de la Villa Margaux
Une jolie photo du chef de la Villa Margaux, en pleine action.....Valentin Néraudeau-Gorioux, artisan de talent.
Cette image ne saurait-elle pas désarmer tous ceux qui grincent à Fumel ?

28 octobre 2009
Astaffort : un village, deux restaurants étoilés !
En dehors du fait qu'Astaffort, petite commune située à 14km au sud d'Agen sur la route d'Auch, est la patrie de Francis Cabrel, et aussi de Jean-François Gardeil, créateur des biscuits du même nom, le village s'enorgueillit d'héberger deux restaurants étoilés au Guide Rouge. Comme nous n'avons pas encore la possibilité de nous dédoubles, nous avons essayé celui où officie Fabrice Biasiolo, Une auberge en Gascogne.
Cette table vaut le détour (plus de 100km loin de nos bases). Nous avions bien fait de réserver car sans être pleine, la salle de restaurant aux couleurs de camaïeu de bruns, accueillait de nombreuses tablées familiales, et toujours des Britanniques. L'étoile Michelin, ça aide !
Nous avons choisi le menu d'initiation à la découverte, selon les arrivages et l'inspiration du chef, au tarif de 42€ (60€ avec les vins). Jugez plutôt : après une mise en bouche légère et pleine de saveurs épicées, à partir d'un consommé de trompettes de la mort au combava et de petits sablés aux olives, une superbe entrée de queues de langoustines sautées à la plancha servies sur des morceaux de ris d'agneau. Re-petite amuse bouche : une petite sèche à la plancha et sa poudre de mascarpone, puis le plat principal. Pour moi, ce fut un tronçon de dorade royale posée sur un lit de carottes en fins vermicelles pochés au bouillon de boeuf accompagnées d'éfeuillures de boeuf cuit, particulièrement subtil et savoureux, cuit juste comme il sied....
Enfin, le dessert composé d'une petite mousse auchocolat posée au coeur d'une figue pochée, le tout sur une pannacotta au pain d'épices. Avec tout ça, trois vins : un Jurançon sec et très fruité, un Côtes de Duras puissant, un Maury bien équilibré, pas trop sucré. Encore des mignardises au café, piquées dans un bloc de lave, une eau minérale, une addition à 133€.
Un rapport qualité/prix plus qu'encourageant. Et pour nous la challenge de revenir pour goûter l'autre restaurant à étoile !
Une auberge en Gascogne, 9, faubourg Corné à 47220 Astaffort - 05 53 67 10 27.

25 octobre 2009
Villa Margaux, je persiste et je signe !
Il fallait vraiment avoir une occasion à célébrer pour sortir hier soir un peu avant huit heures : le trajet de 7 km à travers une pluie insistante, les premières écharpes de brume s'accrochant aux sommets des collines, les essuie-glaces branchés sur le rythme le plus fort.....
Mais au bout du chemin, les lumières de la Villa Margaux.
Nous avions retenu, mais c'était bien inutile car Fumel est bien déserte en ce samedi soir de brume et de brouillard. Une tablée de vieux britanniques était pourtant déjà là, se photographiant à qui mieux mieux.
Nous, nous avons choisi le menu dégustation à 45€ : en amuse bouche, un zéphyr de consommé de châtaignes à la crême, puis un rizotto aux truffes et un pigeon rôti, farci, braisé, inhabituel et léger (à droite). Avec le dessert - biscuit de framboises, une coupe de Champagne offerte par la maison, terminait ce repas d'anniversaire que nous avions justement commencé par du Champagne et arrosé d'une bouteille de "Loup dans la Bergerie" (à 20€) descendu de son pic, ce qui ne contribue pas à faire monter l'addition finale.
Une soirée bien agréable avec cette équipe toujours vaillante malgré l'absence du Chef, Valentin Néraudeau-Gourioux, qui officie l'hiver, commeprévu, à Toulouse.

15 octobre 2009
La qualité durable dans des restaurants, ça existe !
Deux maisons, où, à travers les années, la qualité de l'accueil et de la cuisine se maintiennent et où j'ai eu le plaisir de déjeuner cette semaine....
Pasco
A l'ombre du Dôme des Invalides, ce restaurant qui a souvent changé de mains au cours des années 90 s'est totalement stabilisé aujourd'hui, sous la houlette de son propriétaire, Pascal Vignes. On célèbre ici la cuisine du sud, avec l'emploi incontournable de l'huile d'olive des Baux de Provence. Le cadre au décor de briques crues, la clientèle très "jeunes cadres du 7° arrondissement" avec de fort jolies femmes, l'ambiance chaleureuse font de cet endroit une halte très agréable à midi.
La carte propose des plats revisités où l'on sent poindre une recherche d'originalité peut-être un peu excessive. J'ai dégusté un pavé de cabillaud pané au kadaïf agrémenté d'une mousseline de céleri et d'un jus de ratatouille, suivi d'un dessert de figues rôties absolument exquis. Les formules sont attractives (à partir de 25€). A noter l'intéressante possibilité d'organiser un repas pour plus de dix convives, avec un menu unique mais bien construit, pour 36€ par personne.
74 bld de La Tour-Maubourg 75007 Paris - 01 44 18 33 26 (ouvert tous les jours)
Le square Trousseau
Changement de secteur et de cadre : ici, à deux pas de la place d'Aligre et du faubourg Saint Antoine, devant le groupe d'habitations à loyer modéré de Madame Lebaudy, le décor est celui d'un authentique bistrot parisien du tournant du siècle, avec ses banquettes en moleskine, ses tables de fonte et son zinc d'époque. Il se dit que de nombreux films y ont été tournés...
Le personnel est jeune et charmant, tout comme les jeunes branchés qui envahissent l'établissement dès 12h 30 (hier, c'étaient beaucoup de parents seuls avec leurs enfants) la carte courte mais les mets de grande qualité. Je pense que je n'ai jamais mangé un hamburger aussi frais et bon. Les prix sont modérés : pour deux plats, une bouteille de 50cl de vin de pays d'Oc (Domaine Les Creisses) et deux cafés, nous avons déboursé 55€. C'est ouvert jusqu'à deux heures du matin et ils ont le wifi gratuit !
1, rue Antoine Vollon 75012 Paris - 01 43 43 06 00 (ouvert tous les jours)

10 octobre 2009
Café des Fédérations, un vrai bouchon lyonnais
Vous allez commencer par les hors d'oeuvres : le saucisson, la salade de lentilles vertes, ....des brassées de délices ! Ensuite, vous aurez à choisir entre la tête de veau, l'andouillette, les quenelles, le gâteau de foies de volailles.....Vous continuerez par une "cervelle de canut" délicatement parfumée à l'aïl et à l'échalote, et vous vous acheverez par un dessert ...
Seulement s'il vous reste de la place, après avoir sifflé votre pot de Côtes du Rhône.
Ici, c'est un bouchon authentique, où la serveuse vous appellera "mon Loulou" gentiment, où il fait bon, où le bruit des mandibules (entre autres) est chaleureux mais nullement agressif, où l'on vous soigne comme un familier que l'on n'aurait pas revu depuis vingt ans, même si c'est la première fois que vous poussez la porte. Le décor, l'ambiance, les trognes des convives, tout est bon, et depuis "bien longtemps".
Café des Fédérations
8/10 rue Major Martin 69001 LYON - 04 78 28 26 00

09 octobre 2009
Brasserie Georges à Lyon
C'est une institution. Elle vaut le détour....
Un décor du style de La Coupole récemment rénové, des plats de brasserie classiques à la mode lyonnaise, un volume fabuleux, des serveurs astucieux et n'ayant pas la langue dans leur poche. Voilà ce qu'est la Brasserie Georges, à deux pas de la gare de Perrache. Un endroit à ne pas manquer, en souvenir, notamment, de Jean Moulin, qui y donnait ses rendez-vous à Daniel Cordier (Cf : Alias Caracalla).
Une ambiance super sympathique, des prix doux, l'assurance d'une délicieuse soirée - un peu bruyante, mais bon enfant - .
C'est beau Lyon, la nuit......

07 octobre 2009
Célébration au Sensing, 19 rue Bréa
Ce fut notre troisième expérience de ce restaurant tenu par une jeune équipe de professionnels inspirés et managés par Guy Martin (Le Grand Véfour). Et encore mieux que les deux premières.
Lorsqu'on lit le pédigrée du chef, on se dit que l'expérience n'a pas besoin d'attendre de nombreuses années pour accumuler les savoirs-faire subtils qui permettent les associations les plus surprenantes a priori - comme le thon rouge farci de foie gras juste saisi accompagné d'écrasé de piquillos et tomates confites - ou plus classique mais surprenante au niveau des textures comme le marbré de col vert et céleri, suité de deux formes de fenouil, revenu et cru...Quant aux desserts, c'est un festival autour du chocolat de Tanzanie, en moêlleux, en crème, avec de la banane et du citron vert.....
Le repas accompagné d'un délicieux Morgon 2007 vieilles vignes...et en apéritif deux coupes de Champagne Taittinger brut qui nous furent offertes parce que j'avais dit que c'était mon anniversaire !
En bref : festin léger et éclatant de saveur.
NB : Rémi Van Peteghem (ici en photo) fut apprenti au Carré des Feuillants, au Méridien Montparnasse, à Il Cortile, Chef de partie à l'Arpège, au Pavillon Le Doyen, sous-chef chez Lassère avant de diriger la cuisine de Sensing depuis 2006. Nous avions connu ce restaurant alors qu'il représentait l'un des derniers témoignages de l'émigration russe blanche à Paris.
Chacune de nos visites marque un progrès : bravo, nous nous sommes régalés !

24 septembre 2009
Le bistrot du Pont à Pont-Sainte-Marie
Même pas besoin de vous éloigner des boutiques d'outlet pour vous régaler à proximité de Troyes : avant ou après vos achats, ou, comme nous, en intermède, vous vous régalerez dans ce bistrot très "parisien".
Une escouade de jeunes serveurs pleins de verve, un cadre moderne et de bon goût, une carte de plats régionaux revisités par le propriétaire et chef Yves Brouillet....des prix parisiens eux aussi (compter 25€ par personne), mais vous ne serez pas déçus.
Nous avons dégusté une andouillette divinement cuite, arrosée d'un Bourgogne aligoté servi en carafe excellent, accompagnée d'une purée de céleri et fenouil ultra légère et de pommes sautées craquantes, puis partagé une grande assiette de desserts.
Rien à redire, c'était parfait ! Juste de quoi retourner faire ses achats chez McArthurGlen ! Il est préférable de retenir le week-end...
5, place du Général de Gaulle 10150 Pont-Sainte-Marie 03 25 80 90 99










