28 décembre 2009
PDG, un des melleurs hamburgers de Paris !

Il faisait un temps merveilleux, hier matin, à Paris : la grande roue des Tuileries, le jardin grouillant de monde, une super exposition à ne manquer sous aucun prétexte, une balade à pieds pour atteindre le rond-point des Champs-Elysées....et déguster quelques musts de la cuisine américaine : un hamburger à la sauce bleue pour moi (à droite), un bagel au pastrami pour Claude, le tout avec de la bière Carlsberg légère, bien entendu. Avec 2 expressos, une note de 48€, dans une ambiance super sympathique.
Le restaurant s'intitule PDG, il s'est ouvert en 2003 sur la devise initiale
"Petit déjeuner, Déjeuner-dîner, Goûter" qui a créé le nom du resto. Il y a aussi une sympathique succursale rue du Dragon, aussi accueillante et bonne.
On se croirait transporté à New-York, où j'ai furieusement envie d'aller surtout depuis que l'un de mes neveux y est nouvellement installé.
PDG, 20 rue de Ponthieu, Paris 8 - 01 42 56 19 10, jusqu'à 23 heures, 7 jours sur sept !

24 décembre 2009
La crise, quelle crise, vous avez vu la crise, vous ?
Evidemment pas dans le 7° arrondissement, où se situent nombre d'ambassades et de ministères, de hauts fonctionnaires - souvent retraités - et des journalistes, toute cette foule d'intellectuels et de people que l'on rencontre sur le marché de la rue Cler, un de mes endroits de prédilection.
Au milieu de touristes du monde entier, l'appareil photo à la main.
Et ce matin, c'était le festival des achats pour le diner de Noël.
La poissonnerie avait installé un canopi sur le trottoir sous lequel dégringolaient des monceaux de coquillages et de langoustes.
En face, la vitrine de Noël de Bruno Jeusselin composait un tableau digne du pays de cocagne : foie gras maison, saumons, verrines de toutes les couleurs, jambons à l'os offrant leur croupe au long et mince couteau de l'habile charcutier.
Un vrai spectacle, avec toujours, marque de fabrique de cette maison installée au 37 de la rue Cler depuis 1937 : le sourire des patrons et la gentillesse de tout le personnel.
Si vous manquez d'imagination pour ce soir, si vous devez inopinément organiser un réveillon inattendu, courez-y....et faites leur confiance, vous ne serez jamais, comme moi depuis trente ans, déçus.
Ouvert le dimanche matin. 01 45 51 22 74.

22 décembre 2009
l'Alsace à Paris
C'est une institution qui fonctionne nuit et jour, tous les jours de l'année, bénéficiant à plein de son emplacement stratégique 39, avenue des Champs-Elysées. Et c'est toujours plein. Le personnel est charmant et il a une façon de vous faire patienter très habile, en vous stockant par petits paquets progressivement plus à l'intérieur de l'établissement, histoire de vous empêcher de changer d'avis. Dimanche, à 19 heures, nous n'avons attendu que dix minutes....
La clientèle est très éclectique : des provinciaux qui viennent admirer les illuminations de Noël, des étrangers - beaucoup d'asiatiques découvrant la choucroute, très drôle - des bourgeois d'un âge certain, des jeunes avec enfants....De tout. On ne prend pas de réservation, mais dès qu'on a passé le seuil, on s'occupe de vous. Les plateaux de fruits de mer sont parfaits - c'est ici aussi le groupe FLO qui est aux manettes - et une assiette de douze huitres différentes (histoire de goûter les différences) est facturée 27€. Donc, pour un dîner à la carte, vous devez compter autour de 44€ et 27€ le menu le soir. Correct.
Nous nous sommes régalés des huitres et achevés avec une assiette de trois différents Munsters, dont l'un bien imbibé de marc...une bombe pleine de gras pour moi....il faut que je m'habitue aux excès à venir. Le petit Edelzwicker servi en pichet de 50cl n'était pas mal du tout !
L'ambiance est chaleureuse, les mets honnêtes, il y a beaucoup de mouvement, le décor de maquetterie et de glaces au plafond agréable. Décidément, j'ai un faible pour le style "brasserie" !
Tel : 01 53 93 97 00

11 décembre 2009
Le café Constant
De l'importance d'être Constant : voilà des années que Christian Constant colonise progressivement ce secteur de la rue Saint Dominique, avec son Violon d'Ingres , navire amiral de luxe, mais aussi Les Fables de la Fontaine (de Mars), aux succulentes spécialités de poissons, plus récemment Les Cocottes, mais je vais vous parler aujourd'hui d'un sympathique déjeuner impromptu au Café Constant.
Pas de chichis ici, rien que des habitués, des gens du coin, un vrai bistrot-brasserie où l'on ne prend pas de réservation et où il faut attendre son tour, ou bien, comme nous mardi midi, venir avant 13 heures. Car dès l'heure fatidique, c'est fini, c'est plein !
Et on comprend pourquoi : la cuisine est d'une exquise finesse, le service jeune et gai, attentif et virevoltant, les prix tout à fait raisonnables pour un tel niveau. Christian Constant - qui a également une boutique de chocolats rue d'Assas, tout près d'ici, a confié les rênes de son café à un jeune brésilien à la coupe de cheveux radicale : Eduardo Jacinto Avelar est présent partout.
Nous avons partagé une terrine de foie-gras maison (et il y avait largement de quoi pour deux, à 11€) accompagné de toasts dorés légers comme des caresses, puis nous sommes régalés d'une pintade fermière rôtie suitée de purée et de "frites" de polenta au vieux Parmesan pour 16€ chacun.
Le tout avec un pichet de 50cl de Viognier blanc du Languedoc (un de mes péchés mignons). L'ambiance bon enfant en plus.....un moment de pur bonheur, comme ça, tout simplement, en faisant nos courses !
Café Constant - 139 rue saint Dominique 75007 Paris - 09 75 82 08 07 - fermé le lundi

30 novembre 2009
Soirée à La Coupole
Avant de repartir pour Singapour, Florence souhaitait déguster des fruits de mer à La Coupole. Il faut dire que cela tombait particulièrement bien puisqu'elle rentrait juste de Bordeaux, où elle avait célébré chez son amie Cécile, le baptême de Victor, son filleul.
Nous sommes allés la chercher à la gare Montparnasse et, à 22 heures, nous étions attablés devant un plateau royal.
Ce n'est que justice puisqu'elle ne participera pas aux agapes de Noël avec nous !
Bon, c'était juste pour vous donner envie. Même un dimanche soir, il y a toujours une ambiance terrible dans cet endroit mythique, avec ses serveurs jeunes et adroits, qui forment un choeur de voix graves pour venir souhaiter en fanfare un anniversaire avec un gâteau qui crache des flammes. Timides, s'abstenir, mais sinon, toute la salle applaudit, et ça fait du monde.
Pour nous, un des derniers instants de plaisir partagé avec notre fille qui rejoint sa famille ce soir. Et sa famille commence à lui manquer terriblement. Pour nous, les dates de notre prochain voyage à Singapour sont arrêtées, se sera en février, et en Airbus A380 !

17 novembre 2009
Brasserie Le Clémenceau à La Roche sur Yon
Je ne vais pas vous raconter de bobards, mes chers lecteurs : La Roche sur Yon, capitale administrative de la Vendée, ne déploie pas de charmes excessifs pour attirer le touriste. C'est une ville austère, choisie par Napoléon pour sa situation centrale au coeur d'un pays qui avait besoin d'être tenu de très court, un département-province fier mais dévasté par les combats sans merci qui opposèrent les gens d'ici, fidèles à leur foi et à leur roi, aux soldats de la République, les bleus.
Au prix de sanglants affrontements, les Bleus, dont la ressource était inépuisable, finirent par l'emporter sur les guerrilleros paysans et leurs chefs fougueux mais indisciplinés. La Roche sur Yon est donc une ville militaire, construite autour d'une immense place d'armes ceinturée de casernements.
Lorsque nous avons débarqué ici, un dimanche de Pentecôte pluvieux, il n'y avait même pas un restaurant correct pour déjeuner...Trente huit ans plus tard, la ville est ce que l'on peut considérer comme une ville moyenne type, comptant avec son agglomération environ 70 000 habitants, et elle jouit d'un activité commerciale et industrielle tout à fait remarquable. Et donc, nous aimons bien y retourner et y avons nos habitudes. En particulier d'aller à la Brasserie Le Clémenceau, qui se situe au bout de la rue des Sables (pardon, il y a pourtant belle lurette qu'elle est devenue la rue Georges Clémenceau), au coin de la place de la Vendée.
Ouverte sept jours sur sept, toujours pleine de monde, entre professionnels oou en famille, très gentiment accueillis même si "vous n'avez pas réservé ?", la maison comprend deux parties. En bas, c'est vraiment le style Brasserie classique, au premier étage, c'est un restaurant de très bonne tenue.
Les menus proposés vont de 20,50€ à 28,50€, mais rien ne vaut de grapiller les superbes fruits de mer, langoustines, huitres, poissons et crustacés à la carte, l'ardoise du jour étant facturée 18€.
Pour nous, cette "ardoise" fut une généreuse brochette de Saint Jacques, en persillade pour Claude et avec une sauce au Porto pour moi. Avant, nous avions partagé une portion de 250g de langoustines, et ensuite deux cafés. Le tout avec un pichet de 50cl de Savenières frais et fruité comme on l'aime....et une addition finale de 73€, pas excessive du tout pour la qualité et les quantités servies.
Brasserie Le Clémenceau, 40 rue G. Clémenceau 85000 La Roche sur Yon. 02 51 37 10 20 et www.brasserie-le-clemenceau.fr

16 novembre 2009
Le Malakoff, place du Trocadero
Autour de la place du Trocadero, les restaurants poussent leur terrasse comme sur le quai de Saint-Tropez. A l'heure du déjeuner, c'est à qui viendra de lui-même se faire arnaquer, ou traiter convenablement. Autant regarder les menus et les prix !
C'est vrai que le site est exceptionnel, après un regard ébloui sur la Tour Eiffel et les fontaines du Trocadero...On pense toujours à Hitler, en ce petit matin de juin 1940, sur cette même terrasse....Imaginant l'édification de Germania, lui qui ne laissera de Berlin qu'un immense champ de ruines ?
Mais revenons à nos restaurateurs. Sur les cinq établissements, nous avons choisi Le Malakoff.
Un "rade" classique, réaménagé avec soin et qui ne ressemble pas encore tout à fait à tous les autres (bois de palissandre, fauteuils à la Philippe Stark...) qui annonce fièrement son origine aveyronnaise. Des familles, des tablées de copains, des touristes, bien entendu, une ambiance très parisienne et conviviale, somme toute assez rare dans le 16°.
Le plat du jour en ces temps venteux et pluvieux, est une potée savoyarde affichée à 16,50 € au lieu de 18 (réduction de TVA oblige). Pas moyen de savoir toutefois en quoi ce plat est savoyard.....Mystère !
Délicieusement riche, bien chaude, servie avec un demi litre de Gewürtzraminner tout à fait fruité, et deux cafés. Une addition de 51€, pas de surprise. Une maison sérieuse : il suffit de voir l'ancienneté et l'activité des serveurs.
Le Malakoff, 6, place du Trocadero 75116 PARIS 01 45 53 75 27

07 novembre 2009
Brasserie Terminus Nord
Face à la gare du même nom, un des maillons de la chaine Bücher, avec Flo, la Coupole, Julien, le Vaudeville, les Hippopotamus.....Bref, des "pros" de la restauration ici niveau haut de gamme.
La maison date de 1926 et la décoration n'a pas bougé : des luminaires superbes, des fresques bien datées, des mosaïques au sol à détailler. Un personnel nombreux et efficace, avec de la diversité, du sérieux, de la compétence. Ici, les convives ont souvent un train à prendre, vous n'attendrez donc pas avant d'être placé et servi. C'est aussi sans doute le secret de la réussite : les tables tournent rapidement et les prix sont relativement élevés.
Mais rien ne vous oblige à manger entrée, plat et dessert : avec une choucroute maison - le choix de Claude - vous en aurez largement pour vos 21€. Moi, j'ai craqué pour le turbot à 32€ la portion (un turbotin d'élevage très bon, mais moins bon qu'une portion de gros turbot bien blanche). Merci Michel Adrien, créateur des fermes à turbot à Noirmoutiers.... Avec un café et un café gourmand plus un pichet d'excellent Riesling, l'addition a atteint 70€, ce qui est somme toute raisonnable pour un établissement de ce niveau.
C'est un endroit un peu bruyant, mais où le spectacle est permanent dans la salle, avec les garçons - qui sont aussi de jeunes filles - portant sur l'épaule les lourds plateaux avec adresse, où les cuivres rutilent, où une délicate décoration florale évoquant le printemps vous accueille dans la clarté.
Et Claude a pu prendre son train pour Amiens, où le devoir désormais l'appelle, sans s'énerver !

01 novembre 2009
Lou Calel, à Pujols (47300)
C'était hier samedi, mais on se serait cru un dimanche tant il y avait de tables avec de vieilles personnes que les jeunes "sortent", histoire de se faire inviter à un bon déjeuner..... Carton plein donc côté occupation de la salle panoramique, seule la vue, à 12h 30 était absente : une échappée splendide sur la plaine alluviale au pied de l'éperon rocheux de pierres grises, totalement bouchée...mais qui, progressivement, s'est éclaircie en soleil timide, puis plus franc.
En effet, le site de ce restaurant est particulièrement sublime. Une grande terrasse, une salle des plus classiques avec pierres et poutres apparentes, des cuivres rutilants...un personnel un peu débordé, un peu trop jeune, très "concentré" mais mal organisé.
Nous n'avions pas réservé. C'était la dernière table et très vite, le restaurant s'est rempli. Plusieurs menus (de 22 à 38€), toujours trop copieux pour nous. En fait, après une mise en bouche bien agréable en ce temps de brume (un léger consommé de potiron) nous avons partagé l'entrée - salade de caille rôtie au vinaigre balsamique et copeaux de foie gras - largement assez grande pour deux, et le dessert - une crêpe froide sur glace et biscuit au miel. Pour le plat principal nous avons beaucoup apprécié une tranche de merlu couronné d'une croute de chorizo très subtile, parfaitement cuite au four à vapeur, accompagné d'une purée de patates douces.
Bref, un excellent déjeuner, très classique, accompagné d'une demi bouteille de Sancerre, pour 104€ avec les cafés. Une maison sérieuse, bien assise sur l'agglomération de Villeneuve-sur-Lot où l'offre gastronomique (à part à Pujols, bien entendu) est ...disons,... lacunaire.
Une équipe à encourager vers un peu plus d'originalité toutefois, mais c'est sans doute la composition du fond de clientèle qui commande !
Lou Calel, à Pujols le haut (Villeneuve sur Lot), 05 53 70 46 14, pas de site web, deux fourchettes au Guide Rouge.

30 octobre 2009
Juste pour les fans de la Villa Margaux
Une jolie photo du chef de la Villa Margaux, en pleine action.....Valentin Néraudeau-Gorioux, artisan de talent.
Cette image ne saurait-elle pas désarmer tous ceux qui grincent à Fumel ?









