Bigmammy en ligne

Journal de bord d'une grand-mère gourmande, de ses trois filles et de ses 7 petits-enfants à travers le monde

28 décembre 2009

Les enfants modèles, au Musée de l'Orangerie

leviStrauss_enfant


Attendre est déjà une partie du plaisir à voir une exposition....Et celle-là, elle en vaut la peine : quelques instants samedi après-midi, puis abandon en raison de la longueur de la queue, et retour en fin de matinée hier, à l'heure du déjeuner, nous étions moins nombreux à admirer ces merveilles....

Catherine_et_Pierre_ArditiCar au-delà des peintres célèbres dont les portraits d'enfants sont ici rassemblés - qu'ils s'agisse de leurs propres enfants ou d'oeuvres de commande - il nous est donné de découvrir des artistes jamais ou si peu vus du grand public. Derain, Renoir, Cézanne, Gauguin, Redon, Belmondo, Picasso, Cassatt, Bonnard, Vuillard...ont tous peint des portraits d'enfants.

Les plus émouvants, les plus attendrissants....Je pense à Maurice Denis (5 - la Boxe) auquel une petite "chambre" est réservée, comme à Derain avec les splendides portraits de sa nièce Geneviève. Picasso, aussi avec le si célèbre Paul en Pierrot, et ce regard d'ange vers les cieux....et Tamara Lempicka avec un portrait "à la manière de Balthus" (heureusement absent de cette rétrospective).

Emmanuel_Valls_ar_son_p_reJean_Marie_Rouart_par_AugustinMais si leurs modèles n'étaient pas devenus par eux-mêmes célèbres, parlerait-on de Georges Hannah Sabbagh (1887 - 1951), l'Egyptien de l'Ecole de Paris, de Georges Arditi (né en 1914), père de Catherine et Pierre (2) parmi ses enfants les mieux connus, d'Augustin Rouart (3) qui réveillait son fils Jean-Marie pour le peindre dormant, de Raymond Levy-Strauss saisissant le sérieux extraordinaire de son génial fils Claude (1), perché sur son cheval mécanique, et Xavier Valls (né en 1923), le père du député Manuel Valls (à droite en 1976), décrit par son fils comme précautionneux à l'extrême et travaillant dans un espace très restreint ?

enfants_modeles_boxeLorsque je songe à la difficulté de demander à un enfant, ne serait-ce qu'un instant d'immobilité pour prendre une photo à la volée, je me demande quels trésors d'inventivité et d'amour il a fallu pour saisir ces regards, ces attitudes enfantines.

Réservez votre place, et emmenez vos enfants : cette exposition peut se voir en famille. Elle donne un coup de jeune à tous ceux qui l'admirent, un peu comme une indulgence universelle. Un bain de jouvence à regarder jusqu'au 8 mars prochain.

Et ne manquez pas non plus la célèbre collection Walter-Guillaume (et le fabuleux destin de la belle Domenica) et les Nymphéas qui sont là, à demeure....Vous ressortirez éblouis.

Musée de l'Orangerie, jardin des Tuileries 75001 Paris - 01 44 77 80 07

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27 décembre 2009

Indignation, roman de Philip ROTH (en anglais)

La critique de Claude :

 

Philip_RothComme toujours chez Philip Roth, un roman qui passionne et parfois stupéfie le lecteur.

 

Nous sommes en 1952, en pleine guerre de Corée. Marcus Messner, fils d’un petit boucher cacher de Newark, est un très bon élève ; il est entré sans difficulté à l’excellent College local, pour se préparer au Droit, mais il doit bientôt fuir vers une Université de l’Ohio, pour rompre un contact très tendu avec son père, qu’il aime, mais qui se révèle, la maladie mentale aidant, de plus en plus tyrannique.

 

indignationA Winesburg, forteresse de la tradition baptiste, républicaine, sportive, la brutale franchise de Marcus, ses complexes d’étudiant pauvre, son athéisme affiché, son rejet du sport universitaire, vont le soumettre à un contrôle social touchant à l’inquisition ; et l’enchainement des petites causes va donner de grands et redoutables effets – bien méditer la dernière phrase du roman -.

 

Comment taire mon enthousiasme devant le récit (231 pages), joyau de construction littéraire, court et implacable, ou encore les portraits du Père et de la Mère, ou ceux du Doyen et du Président de l’Université ? Quant à la « bacchanale des petites-culottes », elle m’a autant sidéré que le spectaculaire retournement qui marque « la Tache » - et que je ne raconte pas, par égard pour les personnes qui n’auraient pas lu ce chef d’œuvre – dûment traduit en français, ce qui n’est pas encore le cas d’Indignation, pour peu de temps j’espère….

 

(2008, édition anglaise de poche Vintage Books, librairie W H SMITH, 248 rue de Rivoli, 9 €)

 

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14 décembre 2009

Vincere, film de Marco Bellocchio

maraige_vincereCertains ont parlé de chef-d'oeuvre. Gardons notre sang-froid.

Vincere est un film intéressant, surtout pour ceux qui songeraient avoir de nouveau recours à un homme providentiel pour sauver l'Italie de ses démons (faiblesse des services publics, corruption, relations mafieuses...). Mais pour qui connait la biographie du Duce, l'histoire de cette pauvre Ida Dalser et de son fils Benito Albino n'est pas une révélation.

Etait-elle déjà déséquilibrée lorsqu'elle rencontra Mussolini, devint-elle folle pendant son enfermement ? Sans doute les deux, et surtout, le scenario met en lumière l'effroyable cruauté du dictateur italien, sa brutalité et son cynisme. Et, sans cesse, la présence du cinéma, seul moyen pour la pauvre Ida de revoir son éphémère amant. Le cinéma dans le cinéma, une figure de style un peu éculée, non ?

Ida_dalserFilm intéressant, certes, mais dans le genre "ténébreux mélodrame", et long de plus de deux heures. Avec 25% de durée en moins, sans doute serais-je plus indulgente. Pourtant, les deux acteurs principaux sont parfaits : Giovanna Mezzogiorno, madone pré-raphaëlite nymphomane, ressemble de façon obsédante à Romy Schneider, Filippo Timi, colosse au poil noir jouant aussi bien le Duce que son fils renié l'imitant devant les foules hurlantes. De belles scènes d'amour physique, subtilement violentes sans jamais tomber dans la vulgarité, deux scènes sur la grille de l'hôpital, symbole de l'auto-enfermement.

Les images donnent froid dans le dos, couvrez-vous avant d'aller voir ce flm.


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13 décembre 2009

La Cantatrice chauve, d'Eugène Ionesco Théatre AKTEON

Cantatrice_ChauveafficheClassique des classiques, la pièce d'Eugène Ionesco (créée en 1950 et pratiquement jouée sans cesse depuis)  n'a pas pris une ride. Ici, elle est servie par une équipe de jeunes acteurs particulièrement dynamiques et pétulants. Mais est-ce vraiment une pièce ? Les spécialistes parlent d'anti-pièce, du triomphe de l'esprit de dérision, je parlerais volontiers d'absurde à l'état incandescent.

L'intrigue ? Un prétexte. Deux couples se retrouvent pour diner et débitent les banalités d'usage, qui là, touchent au sublime. Le décor est lui aussi absurde : une boîie noire. Les accessoires : ceux du cluedo. Les personnages, pas seulement décalés, loufoques, mais parfois troublants.



paulo_en_MaryAinsi Mary, la bonne. Longiligne silhouette en bas et tablier blancs, un faux air de Valérie Lemercier....mais c'est Paul Bouffartigue qui l'incarne, avec son si joli bouc bien taillé, scandant le temps de ses "Bings" sardoniques. Les Smiths et les Martins bouclent un texte d'une précision absolue, et qui se mord la queue. Le meilleur réside dans les non-dits, le malaise s'installant au coeur de coïncidences qui n'en sont pas. Faut pas chercher à comprendre mais se laisser bercer par les mots, enfilés les uns aux autres, chevilles et lieux communs devenus géniaux....

Bref, un court moment où l'on se sent en apesanteur de logique, dans un rythme effréné, jubilatoire. Quelle énergie !

La mise en scène est de Françoua Garrigues, avec Christophe Poulain, Aurore Monicard, Guillaume Riant, Julie Boris, Hélène Chrysochoos, et le déjà cité Paul Bouffartigue. Jusqu'au 16 janvier au Théatre Aktéon, 11, rue du Général Blaise Paris 11 - 01 43 38 74 62.

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09 décembre 2009

Le dernier chapitre, recueil de 4 récits BD

IMGP2862Les achats d'impulsion sur Internet, ça marche.....je me suis laissée tenter par ce petit livre illustré, essentiellement  parce qu'il présentait en couverture mes deux héros préférés, quoique à l'âge de la retraite.....

Mais je n'avais sans doute pas lu assez attentivement la présentation de l'éditeur : "
Blake & Mortimer, Barbe-Rouge, Johan & Pirlouit et les Pieds Nickelés : tout le monde connaît ces personnages célèbres de la bande dessinée. Mais qui aurait pu imaginer les découvrir au crépuscule de leur vie, transformés par la marque du temps ? C'est ce qu'ont imaginé il y a plus de 10 ans Didier Convard et André Juillard, rendant ainsi un superbe et tendre hommage à ces gloires de notre neuvième art, le temps d'une dernière aventure, d'un ultime chapitre..."

Donc, sur les quatre histoires ici rassemblées en un joli ouvrage, je ne connaissais que deux groupes de héros : Blake et Mortimer et les Pieds nickelés. Pour les uns et les autres, un épisode trop court, des visuels très léchés, mais embrumés dans un voile de nostalgie, qui ne sied pas tellement à des héros de BD tels que je les aime. Si j'avais pris en mains ce livre en librairie, feuilleté ses pages, je ne l'aurais certainement pas acheté. La technologie qui permet les achats en ligne sans se déplacer, c'est bien, le livre, c'est un objet de désir, de palpation : vive les librairies ...quand on a la chance d'habiter une ville où il en subsiste !
Et puis, les réflexions sur la fin de vie, merci bien...Je n'ai qu'à me regarder dans la glace chaque matin, et je préfère voir ailleurs si j'y suis !

Le dernier chapitre, par Convard (auteur) et Juillard (dessinateur), aux éditions Dargaud, format à l'italienne, 160 p., 29€, présenté sous jaquette en couleurs.

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03 décembre 2009

Plus jamais d'invités ! roman par Vita Sackville-West

La critique de Claude :

vita_sackville_west

D’abord un hommage à l’excellente émission littéraire de LCI, « Le choix des libraires », et notamment à Gérard Collard, libraire à Saint Maur (« la Griffe noire »), qui m’a mis sur la piste de Vita Sackville-West.

Cette femme de lettres britannique du siècle dernier (1892-1962) semble vivre dans un délicat parfum de thé et de fleurs de serre. Un style infiniment convenable (« suitable »), des personnages du West End, un ronronnement débilitant. Mais ne vous méprenez pas. Au milieu de comparses dignes de personnages de Noël Coward, les deux frères partagent un très lourd secret, dont je ne vous dis pas s’il sera dévoilé. Dans ce bal des faux-semblants (le majordome est un militant communiste, le maître et la maîtresse de maison…non, je ne le dis pas…), la violence des sentiments affleure, faite de frustrations sexuelles, de haine sociale et familiale.

A l’issue d’un beau week-end de Pâques, les deux choses auxquelles le maître de maison tient le plus, son chien et sa maison de campagne, vont basculer dans le néant.

Et, au passage, ce livre aimablement destructeur vous livre une stupéfiante citation de Chateaubriand : « Après le malheur de naître, je n’en connais pas de plus grand que de donner le jour à un homme ». Ainsi, l’auteur du Génie du Christianisme était en fait un nihiliste désespéré…Il faut souvent traverser le Channel pour en apprendre sur la France.

Je rajoute mon grain de sel, la critique de Claude m'ayant naturellement conduite à lire ce livre merveilleux : ce n'est pas un polar et pourtant tout en rapelle le décor : une maison somptueuse, des personnages typés, liés par des secrets, des envies ressassées, des affrontements étouffés. La règle des tragédies classiques presque respectée : un seul lieu, un seul temps....Une description d'enthomologiste des sentiments féminins d'amour sans contrepartie, de renoncement et d'acceptation du bien-être social, la description des sentiments pervers qui peuvent exister entre frères et entre soeurs, une sorte de règlement de comptes dans les règles de la bienséance. Et un héros tout à fait remarquable de beauté, d'intelligence, d'élégance et de douceur : le superbe Svend. (MPB)


Traduit de l’anglais par Micha Venaille Le livre de poche, 215 p, 6 €


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01 décembre 2009

Audrey Hepburn, le style personnifié

Audrey_HepburnAmateurs de cinéma et fashion victims, vous n'avez plus que la journée de demain pour aller admirer à Paris la garde-robe de la star des stars des années 60, mise en vente à Londres le 8 décembre prochain par Sotheby's.

comment_voler










Un nombre significatif de ces tenues ont été portées dans le film de William Wyler "Comment voler un million de dollars", avec Peter O'Toole, dont l'action se déroule à Paris.

Née en 1929, Audrey Hepburn était la fille d'une baronne hollandaise et d'un banquier anglo-irlandais. Elle mesurait 1,70m et sa minceur était légendaire. Elle mit fin à sa carrière à 37 ans pour s'occuper de ses enfants et de ceux du monde comme Ambassadrice de l'Unicef. (50% du produit de la vente ira à son Children's Fund)

Son style fait de simplicité et de rigueur, doit beaucoup à son grand ami le couturier Hubert de Givenchy, qu'elle inspirait.

manteau_lam_Je ne sais si l'émotion ou l'admiration l'emportent lorsque je vois ces 40 superbes vêtements de si près. Quelques uns émanent de couturiers célèbres (Yves Saint-Laurent), d'autre moins en France (Rose Bertin). Sans conteste, ce sont les robes et les tailleurs de Givenchy qui dépassent en beauté formelle tous les autres.

veste_tailleur

Petits cols, boutonnage avec boutons boule teints à l'échantillon, petites surpiqures, devant appuyé, manches trois-quarts à porter avec des gants longs, dos très plat à la manière de Watteau, chapeaux ronds sur le dessus du chignon, voilà des détails caractéristiques


Et pour moi, une émotion supplémentaire, surtout devant le n° 129 (ici à gauche) : un ensemble veste et manteau en brocatelle tissée de fils d'argent, datant de 1966. En effet, ma cousine Line Pellegrino était première main à l'atelier "tailleur" de la célèbre maison de l'avenue Montaigne. Un usage voulait que les chutes de tissu, ce qu'on appelait la "gratte", étaient attribuées de façon équitable aux ouvrières après la coupe des modèles. Parfois, il en restait assez pour confectionner une robe...sans la griffe du Maître, mais selon son patron. J'ai eu ce privilège, à 19 ans, de porter une robe de cocktail pour le bal de Sciences Pô 1966, taillée dans ce tissu et dotée d'un décolleté rectangulaire assez plongeant dans le dos, et des épaules assez larges. Je ne sais pas ce qu'est devenue cette robe. Si je l'avais gardée.....

Plus tard, Line et sa compagne Monique m'offrirent un de mes cadeaux de mariage les plus prestigieux : un tailleur blanc en lainage pour le mariage civil (Line était mon témoin) et un somptueux manteau de shantung ivoire pour la cérémonie religieuse. Ces deux-là, je les ai conservés.

AudreychapeauVoilà pourquoi j'ai eu tant de plaisir à regarder ces robes magnifique, en souvenir de la si jolie et talentueuse Audrey, à la coupe impeccable dans la plus pure simplicité, des vêtements qui pourraient se porter aujourd'hui sans aucune datation particulière. La mode absolue, en somme.

Et lorsque vous feuilletez le catalogue, vous serez surpris des estimations : à cette vente, des pièces d'accessoires sont présentées pour des prix très abordables (et la livre sterling est faible en ce moment), et vous ne risquez pas de ne pas entrer dans les mensurations d'Audrey : poitrine 86, taille 56, hanches 82 !

Sotheby's à Paris, de 10 h à 18 h, 76 rue du Faubourg Saint Honoré, entrée libre.

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Tipois à la mer, par Jean-Louis Karcher

On pourrait facilement dire : "Voici un livre qu'on dévore..."

P1130182C'est un petit livre pour les tizenfants, qui raconte en images les tribulations de huit petits pois hors de leur cosse, portés par le vent sur une plage...pas si déserte que ça. Car la grosse moissonneuse batteuse de l'usine Gropotage les guette....

Camille, 8 ans, a aimé. Moi, j'aime bien le personnage du gentil crabe qui leur sert de véhicule tout terrain.

Ce qui est original surtout est son format :15 x 10,5cm, juste de quoi le glisser dans la poche et l'emmener partout avec soi.
Jean-Louis Karcher et sa petite cosse nous promettent plein de nouvelles aventures, on attend donc avec impatience la suite !

Tipois à la mer, 44 p. aux éditions Le Pré du plain, 5€, en vente notamment sur Amazon.

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28 novembre 2009

Meurtre à l'Assemblée, polar de Jean-Louis Debré

meurtreANLe titre est en lui-même alléchant, encore que justement, au départ, la mort d'un député au sein de l'assemblée soit considérée comme naturelle. On dévoile donc dès la première page une partie de l'intrigue.

L'intérêt de ce bouquin réside naturellement dans la personnalité de son auteur, ex-Président de l'Assemblée nationale et à présent Président du Conseil Constitutionnel. Comme il fut aussi magistrat, on est assuré que les procédures décrites par le narrateur, un capitaine de Police, seront conformes à la réalité juridique.

Quant à l'intrigue, j'ai vu mieux. Un député véreux, des truands qui se trucident dans les beaux quartiers, une femme infidèle, un assistant parlementaire casse-pieds, des policières politisée ou de façon un peu surprenante amoureuse (si, si, il y a même du sexe !)....

J'ai utilisé ce livre pendant plusieurs soirs de suite avant de fermer les yeux, mais il ne m'a pas donné d'insomnies.

Seuls les quelques passages où le Président de l'AN et son Secrétaire général sont en scène, ainsi que les séances de vociférations des parlementaires aux noms et sobriquets transparents, sont drôles.

Dommage, on aurait pu faire tellement mieux. Et j'aime mieux Jean-Louis Devré comme personnage de "Chirac s'emmerde"

Meurtre à L'Assemblée, Editions Fayard Noir, 278 p.,18€

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26 novembre 2009

La rafale des tambours, roman de Carol Ann Lee

La critique de Claude


rafaletamboursUne découverte due à l’excellent supplément littéraire du Figaro paraissant le jeudi : un grand roman, écrit par une jeune anglaise, née en 1969, qui a déjà écrit deux livres sur Anne Frank.

 

Carol Ann Lee n’a pas eu peur du plus terrible des sujets, le soldat trahi, si fréquent, malheureusement dans la littérature européenne du XXème siècle. Elle ne commet aucune erreur. Et surtout, elle raconte une histoire imprévisible, dramatique, avec des personnages héroïques et condamnés, comme ceux de la tragédie grecque. Elle ne manque pas d’audace, particulièrement à la fin, que, bien sûr, je vous laisse découvrir.

 

Et comme elle a beaucoup travaillé, elle dresse un tableau réaliste, à la limite du supportable, de la guerre des Flandres ; on ne peut pas s’empêcher de penser que, en face à Passchendaele, dans la même boue ensanglantée, il y a le caporal Adolf Hitler, qui sera responsable du recommencement de ce malheur, comme s’il avait apprécié ces quatre années d’abjection.

 

Un excellent livre, donc. 

 

traduit par Jean Esch, éditions Quai Voltaire (395 p. 22,50 €)

 

 

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