01 avril 2008
La chienlit dans Paris aujourd'hui
"Plusieurs milliers de lycéens manifestent dans Paris contre les suppressions de postes dans le budget 2008", je cite LCI, ma télé préférée...Et en effet, nous en avons fait cet après-midi la pénible expérience. Et encore, pour nous retraités, cela n'est pas grave : nous sommes libres de notre temps ! Partis Boulevard Saint Germain pour finaliser un acte notarié, nous pensions tout d'abord prendre la voiture, puis nous avons préféré le bus...Bien nous en a pris car au retour - délicieuse balade par la rue Saint Guillaume où je n'ai pas résisté au plaisir d'entrer humer un peu d'air de la "péniche" - tous les carrefours, toutes les rues étaient bloquées par les CRS. Nous avons eu la chance de pouvoir remonter le boulevard Raspail à pieds, mais seulement jusqu'au carrefour de la rue du Cherche-midi, où il nous a fallu rebrousser chemin pour prendre la rue d'Assas, nous attendant à chaque coin de rue de ne même pas pouvoir regagner notre domicile. Quelques mètres avant la tête du cortège vociférant, on voyait les cafetiers rengainer vite fait leur mobilier de terrasse à l'intérieur, le marchand de tapis fermer son rideau de fer, les boutiques se barriquader frénétiquement, par peur des "autonomes"...Et que se passe-t-il en réalité ? Il y a moins d'élèves dans les lycées du fait de la démographie, donc il faut redéployer les professeurs, et on envisage même de raccourcir le nombre d'heures supplémentaires. Comment faire autrement pour maitriser la dépense publique ? Là encore, ce sont les enseignants qui mettent en avant les élèves, auxquels une journée de "sèchage" de cours ne coute rien ! Réactionaire mon discours ? Certes, j'en conviens. Mais il va tout de même falloir cesser de rejouer chaque mois le cinquième tour des législatives. Aujourd'hui dans Paris, combien de commerçants ont perdu une demi-journée de chiffre d'affaires, combien de plis ne sont pas parvenus à temps à leurs destinataires, combien de rendez-vous n'ont pu être honorés, de contrats non signés ? Ce que j'espère simplement, c'est que nous résisterons collectivement à toutes ces tentatives de s'opposer aux réformes qui font que notre pays régresse régulièrement dans les classements internationaux....Mais ça va pas être facile !
16 mars 2008
Etiquettage du taux de matières grasses des fromages
Comment
trouver le « bon » fromage ?
Depuis
que je suis un certain régime essentiellement orienté sur la réduction du sel
et des matières grasses générant du cholestérol, j’ai banni le fromage de mes
repas, terrible frustration. Pourtant, il n’est pas question de se priver
totalement de fromages sous prétexte de régime, disent les diététiciens. Une portion
par jour complétée par des laitages écrémés ou demi-écrémés permet de couvrir
ses besoins en calcium, sans excès calorique, tout en préservant le plaisir de
manger.
D’où
ma surprise, en pénétrant à nouveau chez mon fromager habituel, devant l’étiquetage :
soit deux fromages de chèvre apparemment similaires : l’un avec un taux de
MG annoncé de 25%, l’autre de 45%. J’interroge le vendeur et demande si le
second contient ainsi près de deux fois plus de MG que le premier :
« Non madame, c’est parce que le premier fabriquant applique la norme
d’étiquetage avec le taux de MG par rapport à l’extrait sec et l’autre par
rapport au poids total du produit. En fait, ils contiennent tous les deux le
même nombre de grammes de lipides». Je reste perplexe : comment se
ferait-il qu’en France, coexistent encore deux normes ? Combien de temps
cette cacophonie va durer ?
Vérification faite, le décret du 22 avril 2007 relatif aux fromages précise clairement dans son article 12 qu'est obligatoire : "...l'indication de la teneur en matières grasses pour 100g de produit fini." Et quand le diététicien recommande de manger
50g de fromage à 25%, il importe de lui demander de préciser à quelle norme il se réfère ? S’agit-il
d’une portion de Camembert (Miam) ou d’un de ces fromages allégés, pas
tout à fait (Miam)…Voici quelques définitions :
Taux
de matière grasse contenu dans 100g de fromage. La législation précise : moins
de 20g
12 mars 2008
"Le bon Dieu paye tard, mais il paye large..."
Je reprends volontiers aujourd'hui cette maxime, en espérant que le bon Dieu se fera représenter par la Justice, et saura agir afin de faire cesser des pratiques largement "border line" de certainss collecteur du 1% logement. Je ne saurai que trop recommander l'article du Parisien de ce matin (et il faut lire l'enquête en page 1, 2 et 3) et n'ai pas besoin d'en rajouter : tout y est suggéré, mais moi qui ai vécu dans ce milieu pendant presque vingt ans, je me demandais quand enfin ces pratiques abusives allaient être mise au jour.
Car pour mettre en situation financière difficile un organisme gestionnaire du 1% logement, qui perçoit l'ensemble de sa trésorerie le 31 décembre, il faut vraiment y mettre du sien, c'est à dire faire n'importe quoi sur les frais généraux. En effet, pour les emplois relevant de la règlementation extrèmement précise du 1% logement, tout est contrôlé, vérouillé. Alors même que deux des principaux organismes du secteur ont décidé de déménager des quartiers chics de Paris pour Saint-Ouen afin justement de pouvoir se ménager des marges de manoeuvres financières - la moitié des "résultats" de ces associations doivent être obligatoirement réinvestis dans des emplois conformes à l'objet du Comité Interprofessionnel du Logement - une manière d'économiser sur les frais généraux se traduit par plus de services aux salariés des entreprises.
J'espère que toutes les magouilles de ceux qui ternissent la profession seront mises au jour. Pour moi, qui suis retraitée, cela n'a pas d'importance, mais jeter le discrédit sur ceux et celles qui de dévouent chaque jour pour résoudre des situations sociales particulièrement difficiles me fend le coeur...qui ne va pourtant plus très bien. Sur ce, je vous quitte, car il faut bien que j'aille préparer le déjeuner pour mon homme !
09 mars 2008
A propos de la "Journée des Femmes"
J'inaugure mon 300° message par une nouvelle catégorie : Coup de gueule !
Après 40
années de pratique professionnelle, je suis toujours et encore atterrée par le
lamento récurrent de tous ceux qui déplorent, souvent avec hypocrisie, la
différence de rémunération entre hommes et femmes. Seul constat
encourageant : celle-ci ne serait « plus » que de 7% !
Je
constate toutefois que les raisons de ce retard ne sont pas toutes
citées : la plus couramment admise est le risque, pour l’employeur, que
représente les grossesses successives des candidates. Comme tout le monde le
sait, chaque femme exerçant une activité professionnelle met au monde plus de
trois enfants, au détriment du même employeur….donc, celui-ci anticipe !
L’ennui,
c’est que d’après une récente enquête réalisée sur des hommes et femmes (mais
n’ayant eu aucun enfant), tous issus de très grandes écoles comme Centrale et
Polytechnique, leur rémunération après dix années de carrière demeurent
décalées, en faveur des hommes, nécessairement…mais vous l’auriez parié.
Alors,
quelles autres raisons ? L’une est liée à la double fonction de mère et de
collaboratrice : c’est au moment où la carrière décolle, vers trente ans,
que les absences, quoique courtes, dues aux maternités, privent les femmes
d’opportunités de promotion. Ensuite, au fait que généralement, à l’embauche,
les filles sont moins gourmandes – ou moins bien informées – et que ce retard
ne se rattrape jamais. Je ne parle pas du choix, à un moment donné, du temps
partiel, qui vous fait considérer immanquablement par votre employeur comme
moins impliquée, alors que dans la plupart des cas, la femme fait « en
douce » ce qu’elle n’aurait pas fait « au bureau » le mercredi.
D’où un gain de productivité au bénéfice exclusif de l’employeur qui ampute de
20% le salaire de sa collaboratrice consacrant son mercredi à ses chères têtes
blondes. Ceci est particulièrement vrai pour les femmes cadres, dont il est
difficile de mesurer avec objectivité la contribution à l’entreprise, son
travail étant rarement payé « aux pièces ».
Un autre
motif peut être avancé : soit par goût, soit parce que leurs compétences
en termes de négociation et de persuasion y sont plus généralement reconnues,
on promeut préférentiellement les femmes et on les maintient volontiers dans
des carrières « fonctionnelles », des attributions
horizontales : ressources humaines, communication, formation, qualité, juridique,
logistique….qui sont rarement celles qui parviennent au top, de là le fameux
« plafond de verre ».
Donc, à
vous les filles, quelques conseils :
- faites
des enfants si vous le désirez, de préférence en début de carrière car ce n’est
pas là qu’on vous proposera d’entrer au Conseil d’Administration. C’est
magique, c’est un bonheur qui dure toute la vie (certains emmerdements aussi) et
de toute façon, on vous le fait payer d’avance,
- n’acceptez
pas n’importe quel salaire pour décrocher un job, vous le regretterez toujours,
- ne
vous laissez pas enfermer dans des carrières fonctionnelles. C’est bien d’y
passer car très instructif, mais il faut postuler à des fonctions de
management, même si parfois, vous essuierez des rebuffades : surtout ne
pas se décourager. Le management est aussi l’affaire des femmes !
- évitez
de passer, même temporairement, à temps partiel !
Voici ma
réaction matinale sur la bouffonnerie qu’est à mes yeux la « journée de la
Femme ». De toutes manières, cela n’est qu’une question de temps, car nous
sommes plus nombreuses, obtenons de meilleurs résultats universitaires car nous
avons le goût du travail et un sens inné de l’organisation et de la
négociation, et qu’il n’y a rien de plus enrichissant pour comprendre le monde
que d’élever – au sens littéral – des enfants. Un de ces jours, le sexe fort,
ce sera nous, ou plutôt VOUS, étant donné mon grand âge.









