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30 septembre 2022

Edvard Munch, un poème de vie, d'amour et de mort au musée d'Orsay

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Réduire Edvard Munch (1863 – 1944) à son tableau archiconnu « Le cri » serait une grave erreur ! On ne trouvera ici qu'une gravure de petit format de cette image iconique.

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L’exposition magistrale qui lui est consacrée par le musée d’Orsay nous fait découvrir l’étendue de son talent … Encore une découverte d’un peintre scandinave, marqués par l’école de Paris.

Largement autodidacte, formé par sa tante maternelle, Edvard Munch est influencé par les impressionnistes lors de son premier voyage à Paris à l’âge de 22 ans. On le rattachera ensuite au mouvement symboliste et il sera considéré comme le précurseur des expressionnistes. Mais son style demeure inclassable.

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Orphelin de mère à 5 ans, sa vie est jalonnée de drames familiaux. Ainsi son œuvre anti-académiste est marquée par une étroite intrication entre la vie, l’amour, la mort.  Selon lui « la maladie, la folie et la mort étaient les anges noirs qui se sont penchés sur mon berceau. »

Il a aussi sa période l’image d’artiste maudit : alcool, jeu, liaisons tumultueuses, dépression nerveuse …

Il provoque un premier scandale avec son tableau « L’enfant malade » en 1896, puis avec son exposition à Berlin en 1892 qui doit fermer après une semaine, le public étant choqué par l’aspect non fini des œuvres. L’exposition est ensuite présentée à Breslau, Dresde et Munich. Ces scandales ne le gênent pas, ils lui font de la publicité.

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Munch adopte un processus sériel : il donne plusieurs versions d’un même tableau, selon des techniques différentes – gravure, peinture … Il s’est initié dès 1895 à la technique de reproduction qu’il agrémente d’innovations comme des rehauts de gouache ou d’aquarelle.

Il s’intéresse au théâtre, fréquente August Strindberg, Mas Reinhardt, Ibsen. Produit de nombreux autoportraits, souvent au milieu de ses tableaux.

On retrouve dans cette exposition des thèmes récurrents comme le pont qui évoque le passage entre les différents états de l’âme humaine.

Un foisonnement de couleurs, une découverte très cohérente dans le temps d’une œuvre de soixante années, un grand peintre qui préfigure l’art moderne. Une exposition à ne pas manquer.

Commissariat : Claire Bernardi.

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Edvard Munch, un poème de vie, d’amour et de mort, exposition au musée d’Orsay jusqu’au 22 janvier, en collaboration avec le MUNCHMuseet d’Oslo, tous les jours sauf le lundi, 16€

Commentaires
H
Si vous parlez des célèbres tapisseries, elles sont, bien sûr, toujours exposées au musée de Cluny, qui vient d'être rénové avec un parcours repensé, très agréable et instructif (ascenseurs et élévateurs pour ceux qui ont du mal avec les escaliers).
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K
Je suis d'accord avec Colette : je trouve ses toiles tourmentées (on sait pourquoi, cela dit), mouvantes, limite violentes... Intéressantes mais indisposantes.<br /> <br /> Je ne me suis pas renseignée : est-ce que la jolie Dame à la Licorne est toujours exposée (je ne sais même plus où !) ?
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C
Un artiste reconnu, mais ses oeuvres me dérangent, je ne saurais dire exactement pourquoi....😘
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