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Journal de bord d'une grand-mère grande lectrice et avide de continuer à apprendre, de ses trois filles et de ses 7 petits-enfants.
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8 mars 2023

Courage à toutes les femmes d'action, d'hier et d'aujourd'hui !

Brochette

Je relis mon billet publié l'an dernier à la même date ... je trouve bien peu de choses à en modifier ... Je persiste et signe, en ma qualité de mère de trois filles et trois petites-filles.

J’ai toujours trouvé dérisoire ce concept de « journée internationale » de ceci ou de cela … Il paraît qu’il y en a actuellement au moins 140 dans l'année. On a encore de la marge. Durant une journée dans l’année, chacun devrait s’intéresser à la situation des femmes, dans ce monde de bruit et de fureur …

Ce 8 mars, c’est donc officiellement au niveau mondial, selon l’ONU et depuis 1977, la « Journée internationale des Femmes ou IWD ». En France, saisissons la nuance, il s’agit de la « Journée Internationale des droits des femmes ». Si on cherchait à se mettre à dos les hommes déjà fort agacés par l’activisme féministe, on n’aurait pas trouvé mieux.

 

elisabeth-borne

Que l’on n’interprète surtout pas mon propos comme anti-féministe, bien au contraire : rappeler les combats, les batailles et les luttes engagées par toutes les femmes pour obtenir depuis plus de deux siècles la simple égalité de droits avec les hommes, aujourd'hui principalement réduire les inégalités salariales encore significatives dans le pays qui se réclame des droits humains (on ne dit plus « droits de l’homme ») est toujours nécessaire.

Mais pas seulement durant un seul jour de l’année, tout le temps.

A l’origine, la première manifestation d'une « Journée des femmes » fut organisée le 28 février 1909 à l’initiative du Parti Socialiste d’Amérique (Si, si, il a existé de 1901 à 1972, 3000 voix obtenues par leur dernier candidat à l’élection présidentielle de 1956).

 

Gisèle Halimi

En France, cette journée a été officialisée par François Mitterrand et sa ministre Yvette Roudy le 8 mars 1982.

Ne soyons pas naïves. Ce n’est pas ce type de célébration qui va suffire à faire avancer la cause. Néanmoins, nous devons reconnaître que la condition des femmes de ma génération a beaucoup progressé depuis les 50 dernières années dans le monde occidental, tandis qu'elle a terriblement régressé ailleurs.

Parlons, par exemple; de la forte progression des parlementaires de sexe féminin jamais vue auparavant, des ministères régaliens confiés à des femmes – et même, depuis quelques mois notre Première Ministre, Elisabeth Borne. On ne lui a pas fait de cadeau - mais elle tient bon et je la respecte d'autant plus.

En cette année 2023, la thématique est : "Pour un monde digital inclusif : innovation et technologies pour l'égalité des sexes." Un slogan tout à fait fumeux à mon goût ...

Une actualité brûlante : réajuster les retraites des femmes ayant subi des temps partiels ou des carrières courtes (maternités, congés sabbatiques, démissions légitime pour suivre un conjoint en mobilité, congé de maternité discriminant). C'est un objectif difficile à atteindre.

Mon expérience de DRH pendant 20 ans m'a appris que les femmes réduisent souvent leur prétentions salariales pour obtenir le job ... et ce retard ne se rattrape jamais. Même si elles renoncent à avoir des enfants ! Et réajuster le niveau de salaire des femmes consiste à pénaliser les hommes car les enveloppes d'augmentations salariales annuelles ne sont pas extensibles.

Il y a aussi, au niveau de l’orientation scolaire et professionnelle, à faire un effort pour encourager les jeunes filles et les femmes à embrasser des carrières scientifiques et technologiques. Halte à une autocensure culturelle encore bien prégnante.

A l’ère désormais du tout numérique, les cerveaux des femmes sont pourtant aussi "musclés" que celui des hommes, la force physique ne compte plus tellement pour justifier un écart de rémunération de près de 20% !

Alors, célébrons quand même les femmes qui furent pionnières - comme Gisèle Halimi et Simone Veil - agissons, manifestons … mais avec intelligence et force de persuasion.

 

Commentaires
M
Imaginez que vous deviez répartir une enveloppe d'augmentations individuelles donnée (un pourcentage de la masse salariale globale négocié avec les syndicats lors de la négociation annuelle obligatoire). Votre effectif est composé majoritairement de femmes (c'était le cas dans l'entreprise où je travaillais). Si vous pratiquez un rattrapage pour les salaires des femmes, vous ne pouvez pas augmenter les hommes, même s'ils ont de bonnes performances eux aussi. Ils se découragent et quittent l'entreprise. C'est en cela que faire une sorte de discrimination positive en faveur des femmes est difficile.
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M
Tout est relatif comme progression: selon le BIP, en France, égalité salariale dans 31 ans. Selon l ONU: égalité Femme/homme dans 300 ans dans le monde.<br /> <br /> Non je ne suis pas d'accord avec une grille salariale selon les compétences et les postes, les hommes ne seraient pas pénalisés, si au départ les employeurs , DRH compris étaient objectifs
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S
Pas très heureux, ce slogan !
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