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19 octobre 2021

Enfin le cinéma ! Exposition au Musée d'Orsay

affiche enfin ciméma

Au musée d’Orsay, on a souvent deux – voire trois – expositions temporaires pour le prix d’une ! Celle-ci (plus de 300 objets) explore les relations étroites entre l’art pictural et la représentation animée, et la première technique permettant cette prouesse : le cinéma.

 

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Méliès

Présentée sans ordre chronologique des inventions, l’exposition Enfin le cinéma ! est volontairement synchronique et thématique. 

Le parcours fait dialoguer la production cinématographique française des années 1895-1907 avec l’histoire des arts, depuis l’invention de la photographie jusqu'aux premières années du XXe siècle.

Elle ouvre sur le mythe de Pygmalion et de sa statue de marbre Galatée, qui s’anime lorsqu’il lui donne un baiser, un mythe revisité par Georges Méliès avec humour.

Il est naturel que le musée par excellence XIXème siècle traite de l’émergence du 7ème art.

C’est la métamorphose profonde de la révolution industrielle et du triomphe de la science qui bouleverse le regard : voir le mouvement et se voir en mouvement.

Avant le cinéma, les artistes et les photographes adoptent de nouveaux points de vue, de nouveaux cadrages, qui seront repris plus tard par les cinéastes.

foule

Le Bon Marché vu âr Vallotton

Caillebotte

La ville, la rue, la foule devient un spectacle en soi, un partage d’émotions, de sensations.

La photographie bouleverse la représentation du réel : de l’infiniment grand à l’infiniment petit, permet des effets d’optique – flou, surimpression, instantané, montage.

La grande affaire du siècle est de fixer sur la toile la plaque ou la pellicule les mouvements des êtres et des éléments.

 

séance burlesque

On apprend aussi pourquoi le cinéma s’est nourri de la peinture d’histoire (référence à La maison de la dernière cartouche d’Alphonse de Neuville), alors même qu’il est conçu au départ comme un spectacle destiné aux arrière-salles des cafés, aux baraques foraines ou aux grands magasins, pour un public populaire, avant de triompher dans des grandes salles qui lui sont bientôt dédiées, décorées à l’antique (à l’égyptienne ou à la chinoise …).

 

Dernières cartouches

C’est l’exposition universelle de 1900 qui lui donne ses titres de noblesse mais la séance classique commence toujours par un film burlesque.

Ne manquez donc pas, juste avant la sortie, le petit film "Léonce Perret cinématographiste (1913)."

 

 

Enfin le cinéma ! Arts, images, et spectacles en France, 1833 – 1907, au musée d’Orsay jusqu’au 16 janvier. Commissariat : Dominique Paini, Paul Perrin, Maria Robert.

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