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20 février 2021

Rien ne t'efface, thriller de Michel Bussi

Bussi

J'avais décidé de donner encore une chance à Michel Bussi dont j'ai découvert l'oeuvre grâce au site Babelio et qui m'avait semblé si sympathique lors d'une rencontre en 2013 chez son éditeur du côté de la place d'Italie.

J'ai lu tout son travail jusqu'à - non compris – « Sang famille ». Trop de recettes automatiques de "twist" ... En fait, à part "Nymphéas noirs" et "Tout ce qui est sur terre doit périr", j'ai l'impression de lire tout le temps la même histoire. Déçue, donc de ce dernier opus ....

Que lui importe puisqu'il est devenu en peu d'années le deuxième auteur le plus lu de France. C'est tant mieux pour lui ! En tous cas, lui aussi surfe sur la mode de l'irrationnel, des croyances et des fantômes. C'est curieux, les quatre derniers romans que je viens de lire sont empreints de ces fariboles ...

Encore une histoire centrée sur un enfant – une obsession chez l’auteur – enfant volé, endoctriné, soumis, dupliqué, escamoté … C’est comme dans les feuilletons du XIXème siècle ou les rebondissements des pièces de Molière … A la fin, on retrouve des parentèles révélées cachées, des secrets de famille et de filiation cachés.

L’intérêt est souvent dans la description minutieuse de sites de nos régions - n'oublions pas que Michel Bussi est un géographe diplômé. Au tout début, il nous emmenait dans sa Normandie natale, puis il a beaucoup voyagé et nous avec lui. Ici, on démarre sur la grande place de Saint-Jean de Luz, puis du côté de Murol, en Auvergne et près du lac Pavin …

 

Murol

Trois enfants sont les héros de cette énigme : Esteban, Tom et Gabriel. Le « truc » est de nos faire comprendre que nous lisons avec trop peu d’attention. Tout comme dans le célèbre roman d’Arnaldur Indridason « Betty », nous découvrons aux deux tiers du livre qu’un détail capital nous a échappé …

Une histoire tout de même bien « tirée par les cheveux » où il est question de réincarnation, de souffrances maternelles, de soupçons mal orientés. Des personnages un peu borderline, aussi …

Bref, je pense cesser de lire cet auteur dont j’avais apprécié les premiers romans. Mais comme il faut « sortir » un nouvel opus chaque année, tout ne peut pas être de la même veine … Un conseil : attendez qu'il sorte en format poche !

Rien ne t’efface, roman de Michel Bussi, aux Presses de la Cité, 448 p., 21,90€

Commentaires
M
J'ai lu les 2 que vous citez, péniblement; il y a un zeste d'irréalité qui m'a laissé, inexplicablement, un malaise diffus. Je n'ai pas poussé plus avant la découverte. De la même manière , Musso, et ses recettes de "bondieuseries" laïques, m'agace prodigieusement. Certes, ils n'ont pas besoin de mon avis pour vendre des milliers d'ouvrages...
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B
Oserai je écrire que je n'ai lu aucun Michel Bussi, j'en ai pourtant plusieurs dans ma PAL ( pile à lire) mais aucun ne me fait vraiment de l'oeil...
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F
C’est agréable de lire une critique dénuée de tout esprit mercantile. J’hésitais à le lire mais j’ai compris que ce n’est pas un livre pour moi
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