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27 juin 2020

L'énigme de la chambre 622

chambre 622

Sauf rares exceptions, je ne critique un livre qu’après l’avoir lu jusqu’à la dernière page … Même lorsque, comme pour le dernier en date de Joël Dicker, il en comporte plus de 500 … Mais là, je dois concéder que j’ai dû me forcer.

Autant j’avais été enthousiaste à la lecture de « La vérité sur l’affaire Harry Quebert », et aussi sur son premier roman « Les derniers jours de nos pères », publié après l’extraordinaire succès du second, autant avouer que ce dernier opus m’a une nouvelle fois déçue. En relisant mes chroniques sur les deux précédents ouvrages, je retrouve les mêmes reproches : des allers-et retours temporels à vous donner le tournis, une intrique ab-so-lu-ment invraisemblable et qui ne cherche nullement à le devenir, des personnages qu’on a déjà vus ailleurs.

Un collage baroque qui emprunte à Albert Cohen, Margaret Mitchell – les approximations de prononciation de l’Albanaise Arma qui font penser aux dialogues de Mamma – et même à Zola avec cette mère abusive qui cherche à caser à tout prix ses filles à un riche banquier comme dans Pot-Bouille, ou le Fantomas de Louis Feuillade revisité par André Hunebelle.

Je retrouve ici des tics d’écriture – les références aux grands auteurs ou à un mythe comme Faust – du jeune prodige Dicker.

derniers jours

En fait, il s’agit d’un roman-gigogne dans lequel le narrateur est l’écrivain lui-même - on le reconnaît partout, il ne passe pas inaperçu. Il s’embarque péniblement dans l’écriture d’un nouveau roman qui raconte à la fois son chagrin d’avoir perdu son éditeur-pygmalion Bernard de Fallois et une intrigue policière qui se déroule sur une vingtaine d’années, totalement loufoque.

Un vrai script de bande dessinée. Le sens caché de cette histoire à dormir debout, mais de préférence dans une suite de palace helvétique : le rôle essentiel du père dans la formation d’une personnalité. Que ce père soit biologique ou choisi, il nous influence profondément. La clé de l’énigme de la chambre 622 n’est révélée naturellement que dans le tout dernier chapitre. Ce pourquoi on ne lâche pas la lecture avant, mais que de digressions inutiles et de rebondissements rocambolesques (tiens, une autre référence !).

Un dernier conseil : si vous voulez quand même savoir, attendez la sortie du livre en édition de poche !

 

P1240781

 

 

L’énigme de la chambre 622, roman de Joël Dicker, publié aux éditions de Fallois, 574 p., 23€

Commentaires
C
Je partage vos impressions de lecture... Quelle déception ! <br /> <br /> Alors que j'avais beaucoup aimé "les derniers jours de no pères", et "La vérité sur l'affaire Harry Quebert"... Je ne me précipiterai pas en librairie pour le prochain !
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F
J'ai lu "la vérité sur l'affaire Harry Quebert", que j'avais aimé d'autant plus que l'on a vraiment envie de savoir la fin; j'ai lu également "le livre des Baltimore" que j'ai eu plus de mal à lire à cause de cette répétition de construction . Pour cette raison je ne suis pas sûre de vouloir lire le dernier. <br /> <br /> Par contre des amies m'ont vivement recommandées "les derniers jours de nos pères" que je n'ai encore pas pris le temps de lire.
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B
Merci, cela me conforte dans mon choix de ne pas l’acheter ou même le lire... j’avais trouvé La vérité... très long, des répétitions pénibles, par moments des échos des premiers romans de John Irving hélas, l’énergie de l’auteur américain en moins, et j’avoue ne pas comprendre l’emballement pour cet auteur. Et il y a tellement de tentations dans les librairies!
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H
J'avais lu "La verité sur l'affaire Harry Quebert" et je n'avais pas aimé, parce trop long, beaucop des pages inutiles ...
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