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Journal de bord d'une grand-mère grande lectrice et avide de continuer à apprendre, de ses trois filles et de ses 7 petits-enfants.
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4 mai 2019

Les Martin : une famille en sainteté

une famille de saints

image populaire

Thèrése et sa mère

Thérèse Martin

Thérèse novice

Zelie_and_Louis_Martin

Ma mère n’était pas très pratiquante … Quoiqu’issue d’une famille piémontaise, elle avait la foi mais ne la manifestait jamais … sauf une dévotion certaine pour Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus qu’elle avait beaucoup invoquée quand mon père était prisonnier en Allemagne.

Il en était revenu, et j’imagine que maman lui en était reconnaissante. Mais elle était peu démonstrative en ce domaine, à la différence de sa sœur aînée, Henriette …

En passant par Lisieux, j’ai découvert les destins inouïs des membres de la famille Martin : Louis (1823 -1894) et Zélie (1831 – 1877) et leurs enfants, et surtout leur petite dernière, née le 2 janvier 1873.

Louis est horloger-bijoutier et Zélie Guerin dentellière. Ils partagent une foi ardente. Louis, marié sur le tard, aurait voulu entrer dans les ordres, mais il n’avait pas étudié le latin. Ils vont mettre au monde 9 enfants dont 4 mourront en bas âge, un fléau très partagé dans toutes les familles à cette époque : les Martin sont de la même génération que mes arrière-grands-parents qui perdirent 4 enfants sur 8.

Chrétiens profondément croyants et généreux, ils assistent à la messe avec leurs enfants, le dimanche et en semaine, aux petites heures du matin. Thérèse n’a que 4 ans quand sa mère meurt d’un cancer du sein.

Elle est élevée par ses sœurs aînées Pauline et Marie. Mais successivement toutes les filles vont entrer au couvent. Leur amour conjugal est profond. Enceinte de Thérèse, Zélie écrivait : « Moi, j’aime les enfants à la folie, j’étais née pour en avoir. »

Thérèse doit attendre une dispense papale pour pouvoir entrer au Carmel de Lisieux en 1888, à l’âge de 15 ans. Elle y passera les neuf dernières années de sa vie, terrassée à son tour par la tuberculose.

Son récit autobiographique  « L’histoire d’une âme » est publié peu de temps après sa mort. Le message de Thérèse est une « petite voie » universelle. Thérèse a fait l’expérience de Dieu Père et Amour miséricordieux, qui aime tous les hommes, qui connaît ce dont nous avons besoin avant qu’on lui demande, qui nous pardonne et nous demande de pardonner à notre tour, qui nous protège et prend soin de nous. Ce père n’a pas besoin de nos œuvres, mais seulement de notre amour. La petite voie de Thérèse, c’est la sainteté à la portée de tous.

Les écrits de Thérèse sont diffusés à 500 millions d’exemplaires. C'est un monument de la spiritualité du XXème siècle d'une étonnante mâturité théologique de la part d'une jeune fille de 24 ans. Elle est rapidement connue dans le monde entier. Son procès en canonisation est ouvert en 1910, elle est déclarée sainte le 17 mai 1925 par le Pape Pie XI. En 1997, elle est proclamée Docteur de l’Eglise par Jean-Paul II, reconnaissant l’autorité de sa doctrine, l’importance et l’originalité de son œuvre.

Mais le plus étonnant – pour moi tout au moins - est la sanctification de ses parents, à travers leur vie exemplaire par le mariage et la famille, le travail professionnel, la vie associative et leur grande générosité.

La béatification de Louis et Zélie a eu lieu à la Basilique de Lisieux en 2008 et ils ont été canonisés à Rome le 18 octobre 2015 par le Pape François …

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