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26 janvier 2016

Danish Girl, film de Tom Hooper

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Un long mélo troublant et éclairant, superbement interprété et mis en scène …

Long, car il dure deux heures, magnifiquement réalisé par un metteur en scène déjà oscarisé (Le discours d’un roi, entre autre) et joué de façon exceptionnelle par un acteur hyper doué et, lui aussi, malgré son jeune âge, oscarisé (Eddie Redmayne), triste à mourir et éclairant car, étant femme, je n’imaginais pas la souffrance psychologique d’un homme se sentant tout au fond de lui, profondément femme.

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Comment en effet peut-on, surtout à cette époque où la femme est encore complètement soumise à l’homme, souhaiter en devenir une, quitte à en risquer sa vie ?

Deux personnages coexistent en un seul corps, celui du peintre paysagiste renommé, Einar Wegener, et qui combattent en lui, sauvagement, pour la prééminence. C’est le principe féminin, Lili, qui l’emporte, à la grande détresse de l’épouse aimante Gerda, qui va accepter la transformation par amour, bien qu’elle comprenne tout de suite qu’elle y perd l’homme, le compagnon de sa vie. Sans oublier l’extraordinaire pression sociale régnant sur l’homosexualité dans les pays de tradition protestante – Oscar Wilde a été mis en  prison, il est mort dans la misère – sociétés puritaines qui n’hésitent pas à enfermer les personnalités « déviantes » considérées comme des malades mentaux.

Le scénario est tiré du roman de David Ebershoff, écrit à partir de lettres et du journal de Lili Elbe (ex-Einar Wegener), première personne à avoir subi, en 1930, une chirurgie expérimentale permettant la transformation en femme. Evidemment, le choix du jeune Eddie Redmayne fausse le jeu car il est tellement craquant, tellement plus beau que le vrai Einar !) Cependant, le film est particulièrement soigné, les décors – la maison Horta à Bruxelles – les costumes, le maquillage et la mutation en Lili, les subterfuges imaginés par Gerda et Einar-Lili … sont étonnant de justesse, de tendresse.

C’est une très belle histoire d’amour absolu et de souffrances, donc un mélo … Heureusement que le regard de la société sur les transgenres, près d’un siècle plus tard, a évolué. Encore que …

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