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15 octobre 2015

l'homme irrationnel, film de Woody Allen

Abe et Jill

Chaque année, Woody Allen nous livre un nouvel opus. Il y a les chefs-d'oeuvre comme Blue Jasmine (2013), Minuit à Paris (2011), Match Point (2005), Escrocs mais pas trop (2000), Tout le monde dit "I love You" (1996) pour les vingt dernières années. Nous n'en manquons aucun ...

Disons que le dernier en date, L'homme irrationnel, ne fait pas partie de la liste précédente. Une technique bien huilée, certes, de la belle ouvrage, pleine de références comme toujours, sauf, pour celui-ci, et cela manque un peu, celles à l'humour juif new-yorkais. En revanche, on pense à John Irving et David Lodge.

Car le cadre est idyllique : celui d'un campus de la Nouvelle Angleterre, paradis des intellos américains. Couleurs sucrées, sous-bois délicatement ensoleillés, jolies maisonnettes et étudiants privilégiés.

Débarque un nouveau professeur de philosophie, vedette à la réputation sulfureuse : alcoolo, dépressif, impuissant. C'est une très jolie étudiante qui tombe raide dingue de lui, alors même qu'il ne répond pas à ses avances, pourtant explicites, pas tout de suite en tous cas. En fait, professant une philosophie (Kant, Husserl, Sartre ...) très orientée vers l'existentialisme, il est en pleine dépression. Par hasard, il va trouver une raison de se refaire une santé phychologique. Mais je ne vous dirai pas comment ... Sa rédemption, ce sera l'action. Il va retrouver le bonheur de vivre - et sa puissance créatrice - dans un projet qu'il veut parfait : un crime sans aucun lien entre le meurtrier et la victime, le crime parfait. Mais tout ne va pas se passer comme prévu ...

à la fête

Franchement, on s'ennuie un peu pendant les 20 premières minutes. Ensuite, comme d'habitude, on veut savoir comment les héros (Emma Stone et Joaquin Phoenix) vont s'en tirer.

Et moi, je me dis qu'il aura fallu 50 ans avant qu'on ne se rende compte - y compris aux Etats-Unis - que les maîtres français de la philosophie d'après-guerre dont on nous a rebattu les oreilles (voir l'excellent roman de Laurent Binet "La septième fonction du langage") nous ont raconté des fadaises (Talk, talk, talk !). Aurais-je été la seule à m'en rendre compte depuis l'année de mon bac ?

 


 

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