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6 mai 2014

CLEMENCEAU, le Tigre et l'Asie, exposition au musée Guimet

caricature

Signalée par Florence depuis Singapour, cette riche exposition permet de découvrir un aspect rarement mis en valeur de la figure de Georges Clemenceau (1841-1929), médecin, républicain radical et homme de presse, par deux fois président du Conseil sous la IIIe République (1906-1909 puis de 1917 à 1920, pendant la Première Guerre mondiale et l’immédiat après-guerre).

En effet, celui que l’on surnommait « Le Tombeur de ministères », puis « le Tigre » et enfin « le Père la Victoire » était également un collectionneur avisé, grand amateur d’art, fin connaisseur des civilisations orientales et, lorsqu’enfin il se fut retiré de l’arène politique, un grand voyageur.

Clémenceau à la rose

 

 

On connaît son engagement en faveur de la cause d’Alfred Dreyfus et son opinion opposée à la politique colonialiste de Jules Ferry. Il considérait en effet absurde d’ignorer la valeur des grandes religions et de l’art et des civilisations asiatiques. C’est en lisant des ouvrages sur le shintoïsme qu’il s’est passionné pour l’art japonais, et en s’intéressant au bouddhisme qu’il eut envie d’aller en Inde. En 1901, il publie une pièce de théâtre « Le voile du bonheur » créée au théâtre de la Renaissance, avec une musique de scène de Gabriel Fauré, qui met en scène un mandarin un peu exotique. Il collectionne les estampes – comme son ami Claude Monet – d’Haronobu, Hokusaï et Hiroshige.

chasse aux tigres

Ganga-Singh-Maharaja-of-Bikaner

A Versailles, à l’occasion de la signature du Traité de Paix, il se lie d’amitié avec le maharadja de Bikaner qui l’invite à venir chasser le tigre sur ses terres. Il entreprend en 1920 un extraordinaire voyage visitant Ceylan, Java, l’Indonésie, la Malaisie et Singapour où il inaugure la rue qui porte son nom, Penang, la Birmanie, puis il sillonne l’Inde en passant par les grottes d’Ajanta, Agra, le territoire de Bikaner, Bangalore, jusqu’à la passe de Kyber à la frontière de l’Afghanistan … Il est alors âgé de 79 ans et ne pourra hélas pas visiter le Japon, qu’il préfèrerait pouvoir rapprocher …

kogo

L’exposition présente une grande partie de ses collections personnelles et en particulier une très importante série de délicieuses petites boîtes à encens (des Kôgôs), que Clémenceau dut disperser en 1894 pour financer un passage à vide dans sa carrière politique lorsqu'une violente campagne de presse  chercha à le couler au travers du scandale de Panama (comme quoi, l'homme n'avait pas profité de sa position pour s'enrichir !).

Ces petites boîtes aux formes infiniment variées, maloritairement en porcelaine, servaient à contenir des grains d’encens brûlés durant la cérémonie du thé pour purifier l’espace.

 

 

 

Clémenceau, le tigre et l’Asie, exposition au musée national des arts asiatiques Guimet (MNAAG) jusqu’au 16 juin (9,50€), fermé le mardi – 6 place d’Iéna – 75116 Paris.

 

A compléter par la visite de l'appartement-musée situé 8 rue Benjamin Franklin à Paris et aussi la maison de Saint-Vincent sur Jard, en Vendée, avec son ectraordinaire vue sur l'océan et son jardin fou gagné sur la dune.

Commentaires
H
Bonjour chère Marie-Pierre, chaque jour je suis ici à lire tes nouvelles! Je suis venue à Paris quelques jours et j'ai l'xpo sur Joséphine au Musée du Luxembourg et je me permets de te conseiller l'expo sur l'Orient Express (Institute du Monde Arabe) vraiment agreable aussi à voir avec des enfants! Bonne journée
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M
Il y a eu dans Telerama un excellent article sur cette période peu connue du Tigre
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