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Journal de bord d'une grand-mère grande lectrice et avide de continuer à apprendre, de ses trois filles et de ses 7 petits-enfants.
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14 août 2011

La parole perdue, thriller de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos

paroleCe roman, écrit à quatre mains, est la suite de « La promesse de l’ange », thriller archéologico-religieux qui se déroulait au Mont Saint-Michel, et que j’avais abandonné en cours de lecture. Cette fois, je suis allée jusqu’au bout, malgré le caractère hautement invraisemblable de la triple intrigue qu’il met en scène, et certains mots à l’usage totalement rare comme « nitescence », qui m’a obligée à en chercher le sens. Dans la lignée du Da Vinci Code, on retrouve donc des fouilles, des parchemins cachés, des révélations à découvrir qui risquent de changer la face du monde, en tous cas, du monde chrétien. Mais je n’ai pas retrouvé le bonheur de lecture de « L’oracle della luna », écrit par F. Lenoir tout seul.

Trois histoires s’entrecroisent. L’une est contemporaine : celle de Johanna, médiéviste appliquée à retrouver l’origine du culte de Marie de Bethanie ou Sainte Marie-Madeleine (encore elle, comme pour Da Vinci Code !) sur la colline de Vezelay, et de sa fille Romane, une délicieuse brunette de 6 ans, en proie à des terreurs nocturnes étranges et mortifères. La deuxième est celle d’un moine perdu, ancien architecte, au XIème siècle. La troisième se déroule à Rome et à Pompeï, au Ier siècle, lors des persécutions des premiers chrétiens puis au moment de l’éruption du 24 août 79. Elle met en scène la belle Livia aux yeux violets et son maître Javolenius, dont elle tombe amoureuse au premier regard.

La parole perdue est celle du Christ, lorsqu’il traça sur le sable du temple quelques mots en araméen, aux pieds de la femme adultère pour laquelle il demande que « celui qui n’a jamais pêché lui lance la première pierre ».

Il y a des assassinats étranges, des silhouettes furtives et inquiétantes, un chat nécromancien, un Néo-Zélandais à carrure de demi de mêlée, une étrange sculpture impossible à dater, une femme regrettant l’amour de sa vie disparu en mer et qui boit plus que de raison, un médecin qui pratique l’hypnose….Bref, des rebondissements à chaque chapitre, et beaucoup de notions théologiques un peu redondantes. C’est normal de la part de Frédéric Lenoir, savant incontesté des religions et polygraphe fécond. Un bouquin idéal pour les vacances. Mais pas très sérieux tout de même. Enfin, cela donne envie de retourner à Vézelay.

Il y aura certainement un troisième volet à cette aventure baroque …puisque cela se vend bien. Attendons l’année prochaine !

 La parole perdue, roman de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos,Chez Albin Michel,  537 p.,22,50€

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