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Journal de bord d'une grand-mère grande lectrice et avide de continuer à apprendre, de ses trois filles et de ses 7 petits-enfants.
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11 juillet 2011

The Long Good-Bye, roman noir de Raymond Chandler

marloweRetour aux classiques, par un pur chef-d'oeuvre.

images_030Raymond Chandler – mort en 1959 -  est  reconnu en tant qu'écrivain majeur de la littérature américaine et, aux côtés de Dashiell Hammett,  comme un pionnier du roman noir. Et ce n'est pas pour rien.

« Sur un air de Navaja », ou « The long Good-Bye » fut écrit en 1954, année du décès de l’épouse de Raymond Chandler.  Retombé dans l’alcoolisme, il ne lui survit que cinq ans avant d'être terrassé par une pneumonie.

Nous avons tous au fond de la tête le personnage de Philip Marlowe, héros de ses romans, incarné à l’écran par Humphrey Bogart : une pipe ou une cigarette, un verre de Whisky à la main, un regard froid, des coups reçus et rendus, de belles femmes, des réparties cinglantes …Ici, le rôle de la belle Eileen Wade pourrait être tenu par Scarlett Johansson.

001Comme à l’accoutumée, l’histoire est compliquée. Elle tourne autour d’un personnage attachant aux identités multiples : Terry Lennox, un « chien égaré ». Un homme qui ne passe pas inaperçu avec ses cheveux prématurément blanchis et ses multiples cicatrices de guerre sur le visage. Il boit mais cela n’altère pas son charme désuet, décalé, honnête, élégant, tout comme Philip Marlowe. Il a épousé la fille d’un magnat de la Presse inflexible et aux multiples influences, jusque dans la police et la pègre. Cette  rousse étincelante est retrouvée assassinée, une balle dans la tête et le visage en bouillie, et Lennox est en fuite car il sait qu’il sera immanquablement soupçonné. Il demande  à Marlowe de l’aider à passer au Mexique. Et de fait, Marlowe s’attachera à prouver que Lennox, malgré ses aveux et son suicide, n’est pas l’assassin de sa femme.

Les relations entre les deux hommes, qui se ressemblent beaucoup, sont devenues amicales autour de verres de gimlet sirotés au bar de Victor (moitié gin, moitié jus de citron vert).  Philip Marlowe va se mouiller pour Lennox, mais le père de la morte, Harlan Potter (tiens, tiens, ce prénom, ce patronyme…sont-ils tout à fait anodins… ?) va tirer Marlowe de là. Un peu plus tard, celui-ci va être engagé par la sœur de la morte pour protéger de lui-même son mari, écrivain à succès alcoolique et violent qui méprise son propre travail. Et cet homme aussi, est retrouvé mort dans son bureau. Suicide ? Trop facile !

Philip Marlowe va déjouer cette intrigue à multiples tiroirs…et aux personnages secondaires – gangsters mexicains, flics irlandais et domestiques gominés – bien campés.

Un roman largement autobiographique puisque Chandler mourra en laissant inachevé son dernier livre … Tout est dans le style : intemporel, étincelant, inimitable.

The Long Good-Bye, traduit de l’américain par Henri Robillot et Janine Hérisson, publié par NRF Gallimard en 1992. 372 p.

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