30 septembre 2009
Un tablier pour les travaux manuels de Camille
Voilà, il est terminé, et je me demande si je ne vais pas en faire un tout pareil et à ma taille....
Je l'ai découpé dans un drap ancien en lin, en "calant" l'ourlet sur le haut de poche. Il mesure 80 cm de haut (dont 5cm pour l'ourlet du haut de bavette et 20cm de poche (l'ourlet étant déjà fait !) sur 60cm de large, ourlets de côté inclus. Avantage : costaud et absolument "grand teint".
La première étape est de choisir un motif de broderie à reporter par transfert sur l'endroit pour la bavette, sur l'envers pour la poche du milieu.
J'ai pioché dans le livre d'Huguettte et Clémence Kirby "Fleurs en transfert, 405 modèles à broder ou à peindre" (LTA, Buchet-Chastel 18€). il y a - au sens littéral du terme - l'embarras du choix.....
Rien de plus facile que de découper le motif choisi et de l'imprimer au fer chaud entre deux feuilles de papier blanc. Les couleurs sont à improviser. Ici, les références du mouliné DMC utilisé en trois fils sont : 722 pour le jaune, 326,498, 604, 606 et 3688 pour les rouges et roses, 3011 et 3022 pour les verts,517 et 924 pour les bleus.
Rabattre endroit sur endroit la poche triple sur 20cm de hauteur (l'ourlet d'origine est piqué à l'intérieur de la poche) et piquer d'abord le long des côtés seulement. Couper les angles internes en biseau (pour avoir des coins bien nets, sans épaisseur) et retourner, repasser soigneusement puis piquer sur l'endroit les deux séparations parallèles verticales de la poche à 20cm des bords, avec quelques allers et retours au niveau des "entrées" de poche. Retourner le repli des côtés (après un petit coup de ciseau perpendiculaire) et coudre un petit ourlet d'1cm maximum sur l'envers, à la machine ou à points coulés.
Former et coudre l'ourlet de tête de bavette.
Avec deux morceaux de 1m de tresse (largeur 30mm) dans une couleur contrastée harmonisée avec les tons de la broderie, border les côtés "emmanchures" de façon à prendre le tissu en sandwich. Bien vérifier que les épingles puis le fil de bâti prend les trois épaisseurs. Piquer deux fois en insistant bien aux attaches et en poursuivant la piqûre au-delà du tissu blanc, deux centimètres. Ici, la taille est prévue pour 8 à 12 ans. Prévoir des attaches plus longues et plus de longueur totale pour une taille adulte.

Tour Perret et verrière Vasconi à Amiens
Amiens, ville presqu'entièrement détruite par les bombardements - 10 000 maisons anéanties - est aujourd'hui une cité de 180000 habitants, jeune, gaie, avec un centre piétonnier tonique et accueillant. La Cathédrale est le fleuron de la ville, mais ce n'est pas le seul.
En longeant le côté sud de Notre Dame, on aboutit rapidement aux boulevards et à la place de la gare.....dominée par la Tour conçue et réalisée par Auguste Perret et ses frères.
29 étages sur 3 sous-sols, 104m sans l'antenne, récemment ravalée et surmontée d'un cube de lumière, c'est un signal dressé comme pour montrer que la ville ne se laissera pas abattre. La Tour a été construite de 1949 et 1952 dans le style caractéristique de Perret, reconnu mondialement au Havre, avec ses panneaux de ciment armé encadrant les baies. Avec son couronnement décalé, elle me fait penser au phare d'Alexandrie.....
En fait, elle resta inutilisée jusqu'à ce qu'en 1959, François Spoerry n'y aménage des appartements et des bureaux.
Ce qui est dommage, c'est qu'il n'y ait pas de place pour un belvédère, la vue doit être fantastique !
La Tour faisait partie de l'opération globale d'urbanisme autour de la de reconstruction de la gare, également confiée à A. Perret.
En 2008, celle-ci s'est vue complétée d'une immense verrière, véritable canopée de verre pixélisé accrochée à 15 mètres de hauteur. L'architecte en est Claude Vasconi, qui a produit de nombreuses oeuvres majeures en France (le Corum de Montpellier, l'hôpital Paul Brousse de Villejuif, des logements sociaux ou pas - place Dupleix à Paris - et de nombreux bâtiments à Strasbourg (entre autres).
Je n'ose imaginer la sécheresse de cet espace urbain démeusuré avant la création de cette verrière. Très certainement, l'aménagement du parvis de la gare a dû souffrir de difficultés budgétaires et être laissé inachevé....
Moi, je la trouve superbe, cette construction de verre et d'acier, avec son quadrillage semblable aux façades des immeubles alentours, d'un clacissisme exacerbé.....mais ce n'est pas - semble-t-il - le cas de certains amiénois qui rêvent de la voir démonter.
Pourquoi les hommes sont-ils aussi allergiques au changement ? En rappel, tout ce que l'on a pu entendre au moment de la construction de la Pyramide du Louvre....
et bientôt, je vous montrerai la plus belle émotion architecturale (après la Cathédrale) : le stade de La Licorne....

29 septembre 2009
Cathédrale d'Amiens : merveille du gothique....
Point culminant de notre visite en Picardie : la superbe cathédrale d'Amiens.
Inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, c'est la plus vaste cathédrale gothique de France, pouvant contenir dans son volume - 200 000 M3 - deux fois Notre Dame de Paris !
Elle fut construite de 1220 à 1288, ce qui est particulièrement rapide, sous la direction de Robert de Luzarches puis de Thomas et Renaud (son fils) de Comont. Une fois n'est pas coutume, ils commencèrent par la façade et la nef (longue de 145m et haute de 42).
L'ensemble, d'une évidente cohérence, s'élève vers le ciel avec une incroyable légèreté.
Récemment nettoyée, sa façade aux multiple statues étirées est d'une fantastique beauté. En été et pendant le mois de décembre, elle est colorisée de nuit...afin de redonner l'impression du temps du Moyen-Âge.
L'intérieur vous saisit comme l'extérieur.


Hélas, il ne reste que peu de verrières d'origine, la ville d'Amiens ayant été presque complètement détruite pendant la dernière guerre. Mais le choeur et ses sculptures - stalles, mur nord extérieur du déambulatoire avec d'extraordinaire bas-reliefs (1531) retraçant la vie de Saint-Jean et sa décollation - une bande dessinée avec sous-titres en langue vulgaire - recèlent de merveilleux trésors.
Une attention particulière à une petite grille fichée dans une porte le long du mur nord : il s'agit du Saint reliquaire contenant la Sainte Face de Saint Jean-Baptiste...pas toute sa tête, mais seulement le visage.
Etrange fascination qui conduisit une foule de rois et de religieux à venir s'abîmer en prières à Amiens...
On termine par le chevet, d'une élévation arachnéenne avec sa forêt de contreforts....
Nulle part, la maîtrise de l'architecture n'a atteint ce degré de modernité et de perfection en Europe.....Rigueur et modernité aussi, pour le portail sud consacré à la Vierge.
A droite, le labyrinthe dont le pavage fut achevé en 1288, dont la piste représente 234 mètres !)
On remarquera la pureté de l'opération d'urbanisme juste achevée, consistant à reconstituer un parvis devant la cathédrale, sans reproduire du mini-style. A Amiens, on sait depuis le moyen-âge, ce que signifie la modernité et non la mode en architecture....

Les charmes discrets de la vie conjugale, roman
La critique de Claude :
Poursuivant mon exploration de Douglas Kennedy, je suis
tombé sur ce roman de 2005, qui s’appelle, en anglais State of the Union : est-ce l’état d’une union
matrimoniale ? 0u l’état de l’Union, qui donne lieu au fameux discours
annuel du Président face aux Chambres réunies du Congrès ?
Car ce livre est à la fois intimiste et politique :
c’est l’itinéraire d’une femme sur 30 ans. Comme toujours, elle est belle, sage
et raisonnable, et elle subit les conséquences de la lâcheté et de l’égoïsme
des hommes, dont le moindre n’est pas son père, brillant intellectuel de gauche
qui sacrifie sa fille à ses idées, pour ne pas parler de son mari, médecin peu
enclin à prendre des risques, ou de son éphémère amant, révolutionnaire
professionnel avant de rejoindre les Bigots, qui ont investi l’Amérique,
puissants jusqu’à
On admirera, avec le récit de Toby, page 421, un admirable exercice de cagoterie – francophile distingué, DK a
évidemment lu le Tartuffe !
Un livre, comme d’habitude, passionnant.
Belfond Pocket, 600 p.

Bon anniversaire virtuel, Papa !
Aujourd'hui, mon père aurait atteint 99 ans.....
il tenait beaucoup à ce que nous lui souhaitions sa fête et son anniversaire. Je me souviens encore du dîner que j'avais organisé ici, à Paris, pour ses 90 ans. Il était en pleine forme.
Tant et si bien que nous nous imaginions qu'il atteindrait aisément le siècle.
Las, personne ne sait ni où ni quand...et c'est bien mieux comme ça. Mais il me manque, tout autant que me manque Maman.
Je les imagine toujours côte à côte, accoudés à un petit nuage, nous regardant en bas.
J'espère qu'ils sont heureux de nous voir si heureux avec nos enfants et nos petits enfants.
N.B. : ici, la photo est prise à Casablanca, entre 1932 et 1939. Il lit La vigie marocaine.....
Avec ses yeux bleus et sa silhouette d'athlète, il était irrésistible !

28 septembre 2009
Cathédrales de Picardie.....en plein soleil !
Le temps est toujours aussi beau, alors on prolonge l'été et le tourisme. Il n'en faut pas plus pour nous précipiter sue les routes de France. Objectif : la Picardie et ses cathédrales : dans l'ordre : Senlis, Noyon, Amiens.
Senlis est émouvante car pas trop grande, enchâssée dans une ville merveilleusement conservée, qui vaut une journée de visite à elle toute seule. Le portail principal au thème du couronnement de la Vierge porte encore fièrement ses traces de polychromie et dentelles de pierre. La façade sud est bien dégagée, du plus pur gothique.
A quelques dizaines de mètres de là, la Chapelle royale érigée en souvenir de l'élection de Hugues Capet, aujourd'hui transformée en auditorium par la fondation Czifra.
La découverte époustouflante, c'est Noyon, qui fut siège épiscopal jusqu'en 1790. Charlemagne fut couronné en cette ville en 768 et Hugues Capet en 987. L'edifice actuel a été précédé de quatre églises. Il fut commencé très tôt (en 1145) et terminé en 1235.
La beauté saissante de la nef d'une extrème clarté vous happe dès les premiers pas vers le choeur : au niveau du transept, l'éblouissement est total.
Superbes grilles XVIIIème autour du maître-autel et des tribunes, élégance des chapelles qui longent le flanc sud, curieuse avancée de lourds contreforts en appui du narthex.
Avec ses deux tours massives, aux arêtes soulignées de cuivre oxydé, la silhouette de la cathédrale Notre-Dame étonne et devrait être mieux connue parmi les cathédrales du nord de la France.
A noter aussi, les maisons canoniales qui entourent le parvis en arc de cercle, toutes surmontées portails dotés de châpeaux de chanoines...
Noyon est aussi la ville de naissance de Jean Calvin (en 1509). Le musée (la maison est une reconstitution car la ville a énormélment souffert des bombardements en 1918) est fermé le lundi ! Damned......

Poêlée de girolles aux échalotes
Nettoyer soigneusement les champignons : les passer rapidement à l'eau froide vinaigrée pour éliminer toues les particules de sable et les insectes éventuels. Ne pas les laisser tremper mais égoutter soigneusement.
Dans une poêle ou un wok, verser trois cuillerées à soupe d'huile d'olive et faire chauffer. Y faire "tomber" cinq à six échalotes grises coupées très finement quelques minutes, puis ajouter les champignons.
Bien mélanger, saler et poivrer. Les girolles vont "rendre" beaucoup d'eau.
Attendre, sur feu vif et en mélangeant, que cette eau s'évapore. Ensuite ajouter une gousse d'aïl finement émincée et une grosse main de persil plat concassé. Vérifier l'assaisonnement et servir chaud.

27 septembre 2009
Qui pourrait me dire.....
Ce que représente ce bas-relief trouvé en façade d'une maison de la rue du faubourg Montmartre ?
Certainement un thème religieux, mais je sèche......
Il y a la colombe du Saint-Esprit, la vierge Marie, des anges, un martyr avec sa palme, un évêque....

Nouveaux emplois dans les services
Vu hier matin, rue Cler : un taxi pour amener nos charmants compagnons en taxi spécial chez le vétérinaire ou la pension :

L'affaire FAREWELL, de Ch. Carion : du carton-pâte
La critique de Claude
Un film en carton-pâte, des acteurs perdus, même Kusturica,
qui semble être habitué à des breuvages plus forts, et surtout Guillaume Canet,
transparent comme à l’habitude. Quant aux deux malheureux qui incarnent les
Présidents Mitterrand et Reagan, ils devraient faire rire, si le public avait
deux sous de sens critique. D’ailleurs, le film donne souvent envie de rire,
sauf les décors et la photographie, qui sont à pleurer.
Mais le pire, ce sont les invraisemblances, si coutumières
à notre cinéma français – paresse ? économies sur les effectifs ? Ainsi, quelques minutes après qu’une babouchka espionne ait courageusement
prévenu le « héros » français que son logement était écouté, ce
pauvre garçon révèle à sa femme, dans le même appartement, des secrets d’Etat.
Et bien sûr, les rendez-vous cousus de fil blanc – ou rouge - d’un ingénieur
français de l’Armement avec un colonel
du KGB dans les squares et parcs moscovites auraient été sanctionnés, en quelques jours,
par deux allers simples pour la Yakoutie, sans option chauffage.
On sort de ce film avec l’impression que cette affaire n’a
eu d’autre but que de montrer un Mitterrand patriote – cf Verbatim de Jacques Attali et mémoires de Roland Dumas - et que les
Américains ont eu bien raison de ne pas mordre à l’hameçon. Ou Farewell était
un simple alcoolo-mythomane, comme le dit sa bio sur Wikipedia, ou c’était un
montage du KGB pour mettre « la discorde chez l’Ennemi », méthode
usuelle des services secrets, que l’on devine même dans l’actualité la plus
brulante…
Mon grain de sel ? Un film affligeant, mais au moins de dure-t-il qu'1h 53. Seules les deux actrices (Alexandra Maria Lara et Ingeborga Dapkunaite) qui jouent les épouses et Niels Arestrup, cauteleux Directeur de la DST, le jeune Igor aussi (Yevgeni Kharlanov) tirent leur épingle du jeu. Mais cela ne vaut pas les 20,40€.














