31 août 2009
31 août, fin de partie !
Il fait toujours aussi glorieusement soleil, mais la température a sensiblement baissé. On supporte bien la couette...
Après le petit-déjeuner, Victoire, Timothée et Hugo se préparent pour le retour à Paris. Leurs valises sont faites, tout est impeccablement rangé, il reste à récupérer les mille et une traces de leur séjour avec nous. Hugo est venu nous réveiller ce matin en faisant "exloser" ma porte. J'ai cru que le ciel me tombait sur la tête.
Donc, séance de déshabillage des lits et mise du linge à la machine, comme pour effacer plus vite leur présence.
Hier, nous avons fait une dernière cueillette de mûres sauvages. Hugo adore....Pour moi, c'est un souvenir de ma profonde enfance : un rituel qui annonçait la rentrée des classes, un moment que j'aimais bien car j'ai toujours adoré l"école.
Nous restons par ici quelques jours encore, c'est bien la première fois que nous prolongeons ainsi notre séjour dans la maison !
Ce soir, nous irons au cinéma (une chance, aussi, de disposer d'une salle dans notre toute petite ville....)
Quel splendide été....
J'ai tout de même plein de projets pour Paris...Mais chaque chose en son temps.

Tatin de tomates
A servir en entrée ou en plat du soir, accompagné d'une salade verte....
Les proportions conviennent pour un moule à manqué de 25cm de diamètre.
Commencer par faire préchauffer le four à 180° (Th : 6). Pendant ce temps, peler 6 grosses tomates, les couper en quatre et enlever la partie centrale avec les graines. Les poser dans un plat avec un filet d'huile d'olive et les passer au four pendant 30 minutes, afin qu'elles exsudent une partie de leur eau. Laisser tiédir.
Concasser au mixer une gousse d'ail, une "main" de persil plat et quelques feuilles de basilic.
Préparer la pâte brisée : dans une jatte, mélanger 250g de farine avec un demi sachet de levure chimique, faire un puits au milieu. Couper en petits dés 125g de beurre (le beurre allégé fait aussi l'affaire). Dans une tasse, mélanger un jaune d'oeuf et 5cl d'eau avec une pincée de sel. Verser ce mélange dans le puits et commencer à mélanger du bout des doigts la farine, ajouter les herbes hachées et les dés de beurre, pour obtenir une pâte qui forme boule. Ne pas trop insister, filmer et laisser reposer au réfrigérateur une heure environ.
Disposer huit morceaux de sucre dans le moule à manqué anti-adhésif et y verser un peu d'eau, mettre à feu vif pour former un caramel. Lorsque le sucre prend une couleur rousse, déglacer avec une rasade de vinaigre balsamique. Disposer les quartiers de tomates en rosace, le côté bombé vers le fond.
Etaler la pâte en une abaisse épaisse, découper un cercle de même diamètre que le moule et poser sur les tomates en rentrant les bords s'il y a lieu. Piquer la pâte avec une fourchette.
Enfourner à 180° pour environ 35 minutes de cuisson. Quand la pâte blondit, elle est cuite, c'est prêt !
Sortir du four, laisser reposer quelques minutes dans le moule puis renverser sur le plat de service.
Servir en poivrant et en décorant de fines herbes. Déguster tiède.

30 août 2009
Eglise romane Saint Géraud de Monsempron
C'est l'une des plus belles églises romanes de la région, et pourtant, les guides ne lui consacrent - au mieux - qu'un court paragraphe.
Saint Géraud* est l'église paroissiale de Monsempron - Libos, perchée sur l'éperon rocher qui domine la rivière Lémance, juste avant qu'elle ne se jette dans le Lot. Elle fait partie intégrante d'un ensemble prieural bénédictin qui dépendait de l'Abbaye d'Aurillac et avait pour dépendances les prieurés de Cuzorn et Saint Front.
On trouve trace de cette institution religieuse à partir de 1299, mais on dit aussi que la nef voûtée date du 16ème siècle (pour la chapelle située dans l'axe de la nef derrière l'autel principal, c'est évident). En revanche, la facture des chapiteaux et la forme des chapelles qui forment le chevet sont caractéristiques de la période romane. Les motifs géométriques, les figures animales traduisent une influence byzantine.
L'église recèle certainement une crypte, mais on a dissimulé son accès par une volée d'escaliers en bois....Mystère, mystère....J'aimerais bien que les Affaires Culturelles nous donnent un peu plus de détails sur cette magnifique construction...
En attendant, regardez les photos que j'ai prises hier après-midi, en visite avec Hugo et ses parents.
*Saint Géraud était le seigneur d'Aurillac. Né au 9ème siècle, il vécut saintement - Odon de Cluny en fait le modèle chevaleresque du seigneur chrétien qui met sa force et ses richesses au service de la Justice et des humbles - et démontra de telles qualités humaines et chrétiennes qu'il fut déclaré saint par la "vox populi". Il fonda le monastère bénédictin d'Aurillac. Prénoms et noms dérivés : Gérald, Guiral, Girault, Girod ?

Noix de veau aux cèpes
Demandez au boucher de vous ficeler un morceau de noix ou de sous-noix sans le barder. Pour 6 personnes, comptez 1,5 kg. Laisser reposer la viande à l'extérieur du réfrigérateur avant de la préparer. Préchauffer le four à 210° (Th : 7). Profitez de ce temps pour éplucher les légumes (échalotes, gousses d'ail, carottes).
J'utilise des cèpes séchés - environ 70g - mis à tremper une heure ou deux dans un bol d'eau froide.
Faire revenir la pièce de veau sur toutes ses faces dans une cocotte en fonte. Saler et poivrer, puis, sur les côtés, ajouter cinq à six échalotes pelées, trois gousses d'ail, deux carottes coupées en rondelles, deux feuilles de laurier, quelques branches de persil plus une grande tranche de jambon de pays découpée en lanières fines. Laisser rissoler autour de la viande puis mouiller de 30cl de vin blanc ou rosé.
Ajouter les champignons sans trop les essorer et éventuellement un peu de leur eau. Laisser reprendre l'ébullition autour de la viande à demi couverte, couvrir la cocotte et enfourner pour une heure et demie minimum, en retournant à mi-cuisson (baisser la chaleur à 180°) afin que la viande prenne la même couleur partout.
Servir en compagnie de la garniture aromatique, avec un peu de riz blanc.

29 août 2009
De l'organique au sacré - Expo A. Lauras - V. Matteudi
L'art moderne en Lot-et-Garonne ? Venez l'admirer au merveilleux château prieural de Monsempron, dominant la vallée de la Lémance, où exposent chaque année un peintre ou plasticien nouveau.
Jusqu'au 25 octobre, Annie Lauras et Véronique Matteudi nous surprennent avec leurs installations poétiques et dérangeantes, issues du travail des fibres naturelles : laine de mouton, entrelacs de clématites, peaux et pieds de biches, pommes de terre desséchées....C'est à la fois inquiétant et proche, symbolique et vivant.
Certains reprochent à l'ancien Maire de la toute petite cité romaine d'avoir consacré un budget (trop) important à l'art contemporain, se faisant - parait-il - rémunérer (pas lui, la commune, of course) en objets ou peintures qui s'entassent on ne sait où et que personne ne voit. Evidemment, c'est un peu "hard" pour certains. Mais quelle originalité ! Quel talent !
Chaque année, nous venons avec plaisir, autant pour la solennité du château prieural et la merveilleuse église du XIIIème siècle que pour les oeuvres exposées. Encore que je me souviens y avoir admiré des Latapie et des Garrouste.
Ont-ils payé en oeuvres d'art ? Le fonds de la Mairie vaudrait une fortune !

Cul de sac, polar par Douglas Kennedy
Claude a lu pour nous ce petit livre édité en 1994.
Si, comme
moi, vous aimez Douglas Kennedy (La femme du Vème, Une relation dangereuse,
Quitter le Monde, et tant d’autres excellents thrillers), vous pouvez avoir
envie de prendre son tout premier livre, Cul de sac.
C’est une
œuvre de jeunesse, au sens négatif du terme : certes, l’histoire de ce
journaliste qui se laisse enfermer dans un village perdu australien n’est pas
dénuée de sens. Elle est parfaitement construite, et haletante, comme toujours chez D.K. C’est une vive
critique des communautés et des sectes privatrices de liberté qui ont fleuri à
la fin du XXème siècle. Est-ce aussi une légère vengeance contre
l’Australie ? En tout cas l’histoire se tient.
Mais le
parti-pris de grossièreté sanglante et alcoolique qui domine le roman tourne
parfois au ridicule. DK a écrit ce roman comme certaines bandes dessinées de l’époque, pour épater le bourgeois. Heureusement qu’il a changé de style !
A lire
tout de même, pour faire de l’histoire.
Foliopolicier, traduction de Catherine Cheval, 292 pages.

Matin de fin d'été

La fleur aux carreaux a envahi nos fenêtres. Le thermomètre indiquait 14,5° à huit heures. Pour sortir faire un tour de propriétaire, il convient de mettre un petit lainage.
Les enfants prennent le petit déjeuner dans le soleil, mais à l'intérieur. Hugo a gouté le Banania pour la première fois : essai positif !
Je prépare le déjeuner : un rôti de veau aux cèpes - ramenés du Piémont - et aux échalotes.
Tout est prêt, une lessive tourne, Claude cherche des pommes qui ne soient pas attaquées, je surveille mon pied de tomates-grappes :
il prospère mais les fruits restent désespérément verts. Ce sera une occasion éventuelle de faire de la confiture de tomates vertes si nous n'avons pas le temps de les voir mûrir...
Hier j'ai sauvé des prédateurs une jolie poire. La maison nous protège, altière face au soleil levant....La journée peut commencer !

28 août 2009
Le Vinois à Caillac (46)
La critique de Victoire :
Hier soir, nous avions laissé Hugo à Bigmammy et Bigdaddy pour aller diner au Vinois, dans le petit village de Caillac, à quelques kilomètres de Cahors.
Cet hôtel-restaurant est situé au coeur du hameau devant un petit lac (artificiel??) assez mignon.
L'accueil fut excellent, mais certainement pas aussi bon que la carte... Un régal, un délice, un vrai bonheur comme nous avons pu le dire au serveur, à transmettre aux cuisines.
Au menu, terrine de foie gras, on en mange assez souvent pour déterminer que celui si était excellentissime, avec du gout, servi avec un chutney de melon. Et pour Babou, une variation autour de la tomate, avec une tatin de tomate noire, un tartare aux deux tomates et un granité de tomates. Je n'ai pas tout retenu, pardon au chef.
Ensuite, variation toujours sur l'agneau du Quercy, trois façons magnifiques, ma mémoire défaille sur les noms précis, mais on retient une pomme de terre garnie à la crème d'ail...
Un petit rocamadour avec son mesclun et un dessert de glace au café sur lit de crème au chocolat avec une petite boule appelée crousti-coulant toujours au chocolat... Là, j'ai calé...
Une chambre très déco - peut être un peu trop moderne, même si j'adore le design mais l'excès d'ikea peut parfois être redoutable....

Le lendemain matin, le petit déjeuner fabuleux, avec des viennoiseries fraîches, de la brioche, une salade de fruits frais, un pudding excellent sur coulis de fruits rouges (et une très bonne idée quand on est pas britanniques).
Et puis la mini critique finale : l'hôtel est une rénovation de maisons de village très joliment réalisée. La piscine est parfaitement intégrée et de taille tout à fait raisonnable. En somme, c'est très bien, SAUF... sauf bien entendu le vilain conduit d'évacuation des fumées encloisonné dans une grille galva, et coiffé de cet horrrrrrrrible moteur beigeasse qui court le long de la façade jusqu'en haut du toit... Franchement, l'architecte qui leur a fait ça - j'en suis une, donc je me permets - je ne le félicite pas du tout!! Ni fait ni à faire!
En revanche, tous nos compliments à la fraîche salle des fêtes avec le petit mur en gabion devant le lac et un bon point pour la chaufferie collective bois de la commune !
En tous cas, merci à Jean-Claude Voisin et à son équipe et en attente d'y retourner, les parents iront dès que possible.
Enfin voilà, une étape à recommander chaudement, d'autant que le prix était raisonnanble
Allez tous au Vinois, à Caillac!!!
P.S. : spécialement pour Agathe et Eglantine : moi aussi, je poste sur Bigmammy......
Le Vinois, Restaurant-Hôtel La Croix 46140 CAILLAC - 0565305360 et www.levinois.com

Ma soupe verte
Hier soir, nous avions Hugo en garde pour nous tout seuls ! Alors, je lui ai fait une bonne soupe de légumes verts.
J'en ai fait pour nous aujourd'hui aussi ce soir, soit pour 5 bonnes assiettées.
J'ai pelé trois petites patates, trois tomates - et j'ai enlevé leurs graines - trois petites branches de céleri, coupé quatre mini courgettes sans les peler, bien nettoyé trois poireaux après en avoir soigneusement enlevé le sable, deux gousses d'ail pelées et dégermées.
Dans ma cocotte-minute, j'ai versé un filet d'huile d'olive et j'ai laissé suer les petits morceaux de légumes quelques minutes. J'ai saupoudré d'une pincée de quatre-épices et d'une pincée de coriandre en poudre, et salé, puis couvert d'eau très chaude juste à hauteur.
Ensuite j'ai fermé la cocotte et compté dix minutes après le début de chuintement de la soupape de sécurité.
Enfin, j'ai tout mixé très finement en vérifiant le niveau de liquide afin que la soupe ait la consistance voulue : ni trop "purée", ni trop fluide. Une noisette de crème fraiche et voilà !

27 août 2009
La vigne du Calfour
Le temps passe à une vitesse vertigineuse.
Ce matin, le marché, comme tous les jeudis, puis le déjeuner, la sieste...Tout le monde tente de trouver un peu de calme, y compris Hugo qui a eu une matinée très "prenante"...Et puis crac, voici qu'un strident vrombrissement d'avion à réaction en rase-mottes déchire le silence...et le réveille.
Du travail pour Tim qui l'emmène pour sauvegarder le repos de Victoire. Et moi aussi, me voilà debout !
Quand Victoire et Tim viennent ici, ils achètent une plante, un arbre. Cette fois, c'est un pied de vigne déjà en pleine fructification ( un muscat de Hambourg), dont ils gratifient la maison.
Nous avons trouvé le mur devant lequel il sera planté, en plein soleil, avec des fils de fer pour attacher les sarments le moment venu.
Ce matin, déjà les premières grappes de Chasselas doré, maintenant, un pied de vigne...A quand le château Calfour ? Je galège ......Mais tout indique l'automne, là, très bientôt ....










