28 février 2009
Benjamin-Gulliver
Finalement, j'apprécie la liberté de mouvement que me procure l'absence de Claude. Je fais ce que je veux, quand je veux, je vais où je veux. Au cinéma à 11 heures du mat, par exemple....je n'avais jamais disposé de mon temps avec autant de facilité jusqu'ici. Et puis, lorsqu'il revient, je suis si contente...
Hier, j'ai ainsi passé une bonne partie de la journée avec Anne-Christine et les enfants, et plus particulièrement en l'accompagnant à l'hôpital américain pour la consultation du pédiatre pour le premier mois de Benjamin, et son vaccin BCG (Aïe..).
Tout va bien pour ce beau bébé, au point que le docteur a noté dans le carnet de santé le terme de "Gulliver" en face de ses nouvelles mensurations : 4,8 kg, 58 cm..... une croissance tout à fait remarquable. Voilà qui ravit ses parents, et ses grands-parents.
Jean-Baptiste et Camille (ici jouant la cover-girl, avec une petite veste "prune" de Cyrillus, nouvelle collection) finissent leurs vacances scolaires. Il est temps aussi que l'école reprenne : ils sont reposés à présent !
Et moi, j'en ai profité pour traverser Paris en autobus, seule, puis avec la maman, le bébé et le cosy à roulettes, qui entre tout juste dans l'autobus en largeur. Mais pour Benjamin, c'était une première. Sa maman, en véritable "louve", veille....Vous n'avez pas intérêt à lui marcher sur les pieds. 


27 février 2009
Lotte au lard en paquets

GRAN TORINO, un film de et avec Clint Eastwood
Je n'aurais pas du mettre du rimmel.....Bon, c'est entendu, j'ai pleuré toute la dernière partie de ce film, qui fait un carton côté entrées, et ce n'est pas volé.
Mais j'ai des excuses : ce héros au visage creusé de rides profondes, au regard bleu d'acier et au physique athlétique malgré ses 78 ans, un peu "facho" sur les bords, médaillé militaire au grand coeur qui a dans son garage, outre la superbe voiture "vintage 1972" (le titre du film), une kyrielle d'outils bien rangés, qui bricole à droite et à gauche....c'est Pep, mon père....à part que lui ne mesurait qu'un mètre 65.
Au delà de cette évocation pleine de sens pour moi, le grand Clint nous apporte sa réflexion sur la vie et la mort, et surtout la transmission, l'héritage, la filiation, la culpabilité, le pardon et le rachat.
Ce n'est pas toujours à travers ses enfants biologiques qu'on a le privilège de ressentir cette transcendance familiale....Ce peut être aussi à travers des voisins, des jeunes à la dérive, des gens qui simplement vous écoutent, trouvent les mots et vous respectent. Comme ce jeune puceau de prêtre juste sorti du séminaire et qui veut à toute force confesser le vieux Walt.
Gran Torino est un film plein d'émotion et de violence, dans la lignée de "Million dollar Baby" et "la route de Madison", où bien des choses passent par le regard, y compris lorsque le langage n'est pas commun, y compris à travers le regard d'un chien.
Le film d'un homme qui porte un passé bien lourd et jette sur la société d'aujourd'hui - ici, les gangs, l'intolérance, l'usage des armes (?) - un regard sans indulgence.
A souligner : l'interprétation des membres de la famille Mong, Sue et Thao, la mère, la grand-mère. Très justes.
Un très beau film.

26 février 2009
La vague (Die Welle), film de Dennis Gansel
A signaler ce film allemand, qui sort le 4 mars prochain, à tous ceux qui ont lu et frémi en lisant le livre éponyme de Todd Strasser (1981) dont il est tiré et signalé dans ce blog il y a quelques mois.

Bravo les filles !
Honneur aux jolies filles qui font le choix d'avoir des enfants tout en exerçant une activité professionnelle, de mettre au monde (avec leurs hommes, à ne pas oublier eux aussi) de jolis bébés qui pleurent la nuit et qui coûtent cher (voir le prix exorbitant d'une boîte de lait maternisé entre 17 et 28 € !), honneur dis-je à Anne-Christine, Cécile, Olivia, Nicola, Hortense, Valérie (celles, les plus récentes, qui me viennent spontanément à l'esprit, sans oublier Victoire et Florence, of course...).
Un message d'espoir en l'avenir et en conscience des valeurs éternelles de l'humanité, comme la maternité.
A elles, je transmets - c'est la fonction essentielle d'une mère à présent grand'mère - ce "collier de perles" que je pique au blog de Florence : un morceau de bravoure à écouter et à lire ICI.(The Mom Song)

Spécialement pour Romane
Il y avait foule hier après-midi au jardin du Luxembourg.
Il est vrai que les enfants sont en vacances et que nous avions la première journée de vrai beau temps. Le soleil allongeait les ombres en fines stries sur le sable sec. J'ai pu faire quelques photos en pensant à ma petite fille, si loin...Vous pouvez les voir sur le diaporama.
N'empêche : je ne peux qu'admirer ces enfants si sages, qui font la queue consciencieusement pour monter sur les poneys, pour le théâtre de marionnettes - ici, vingt minutes avant la séance - le manège, les agrès, le tennis, les balançoires - un clin d'oeil à Romane !
Il n'y avait que les joueurs de pétanque, très affairés, dans leur monde, imperturbables....J'ai cherché du regard mais n'y ai pas vu le Professeur Olivier Duhamel, pourtant habitué des lieux lorsqu'il n'officie pas à LCI. Un autre jour, peut-être.

25 février 2009
Filet mignon de porc à l'orange
Le filet mignon est la pièce la plus tendre et aussi la plus maigre du cochon, il faut en prévoir un pour deux à trois personnes.
Procéder au moins deux heures et demie avant de passer à table : éponger le filet mignon et le couper en six tronçons, saler et poivrer. Préparer une marinade en versant sur les morceaux de porc le jus de deux oranges, sanguines de préférence, deux cuillerées à soupe d'huile d'olive, une de vinaigre blanc, une cuillerée bien pleine de miel liquide, deux gousses d'ail dégermées et hachées finement, du thym ou du romarin en feuilles (ou séchées). Laisser mariner au moins deux heures et retournant la viande de temps à autre.
Faire chauffer le four à 180° (Th : 6). Egoutter les morceaux de filet mignon et les disposer dans un plat avec une grosse cuillerée de la marinade, placer le reste dans une casserole. Faire rôtir la viande une demi-heure à 45 minutes au four, à découvert.
Pendant ce temps, faire épaissir la marinade jusqu'à obtenir la consistance d'un sirop, ajouter deux à trois cuillerées à soupe de crème fraiche, donner un bouillon à l'ensemble.
Servir la viande nappée de sa sauce (au dernier moment, mélanger le jus de cuisson du plat à la base de sauce dans la casserole) et saupoudrer de feuilles de coriandre fraiche concassées. Un riz blanc rond sera un très judicieux accompagnement.

Des nouvelles du coeur
Je sais, ces nouvelles n'intéressent que ma proche famille, mais c'est bien d'abord pour elle que je tiens ce blog....
J'ai vu mon cardiologue hier, comme tous les six mois. Encore une tension un peu haute - je me demande si je ne devrais pas faire l'acquisition d'un tensiomètre - et mon rapport HDL/LDL n'est pas optimum. On va donc rajouter un peu de statine à mon traitement.
La bonne nouvelle est que du côté ECG et échographie, mon coeur a l'air de fonctionner correctement. J'ai aussi les coordonnées d'un pneumologue pour traiter mon asthme de façon sérieuse. Et surtout, aucun obstacle à partir à Singapour : le frère de mon toubib y vit actuellement dans le secteur de la recherche médicale. Donc, il connaît et s'il y avait eu une contre indication, il me l'aurait dit.
Bon, ce n'est pas tout ça, mais Claude a commandé son taxi pour 12h30 et j'ai intérêt à me dépêcher pour le (nous) faire déjeuner correctement vers midi.

24 février 2009
Un salon communicant
Je dois en être à mon 35ème salon de
l’Agriculture. J’y ai agi (et prié Sainte Rita) pour que tout se passe bien lors de quatre visites
inaugurales d’un Président (VGE, je n’en connais qu’un), j’y ai été un exposant
heureux sur le stand de l’Enseignement agricole, bien sûr un consommateur
gourmand au Pavillon des Provinces, et j’ai même remis les prix du concours de
jugement des bovins (où l’on juge les juges, non les animaux ).
Et lundi, Jean-Baptiste, mon petit fils aîné, onze ans, m’a
entrainé au Salon. J’y ai vu un vrai changement : le monde agricole et
alimentaire, qui subit depuis des années les jugements les plus cruels de la
presse, a enfin décidé de communiquer sur ses objectifs et ses méthodes, de
s’expliquer : en appliquant le progrès scientifique, les agriculteurs et
les transformateurs alimentaires ne sont pas des apprentis sorciers ; ils
s’efforcent de respecter l’environnement, d’assurer la traçabilité et le
principe de précaution. Les agriculteurs ont accepté le débat, rompant avec une
certaine indifférence aux critiques (« on a raison, on n’a pas à
s’expliquer »)
Tout cela est décliné dans des stands bien faits, qui s’appuient
sur le goût de la nature et de l’espace rural que les Français semblent avoir
retrouvé. Voir par exemple celui des producteurs de phytosanitaires, sujet
délicat traité avec simplicité (Hall 2).
Ou encore l’illustration régionale des
présentations d’animaux (Hall 1, Pays de Loire et la Holstein, Limousin et la
Limousine etc) .

Walkyrie, film de Bryan Singer, avec Tom Cruise
Bonne soirée de vrai cinéma, avec ce thriller historique haletant, puisqu'on sursaute alors même qu'on connaît la fin...
L'épisode de l'attentat manqué du 20 juillet 1944 contre Hitler, perpétré par le Comte Claus von Stauffenberg, n'est que peu et mal connu. Ce film, bien fait, joué juste et rondement mené contribue à mettre en lumière le mouvement de Résistance des hauts gradés de l'armée allemande contre Hitler et le système nazi.
Certes, ils prennent conscience lentement de certaines choses - nous somme ici au lendemain du débarquement allié en Normandie - dans une attitude opposée à l'atmosphère des "Bienveillantes".
Ils sont torturés à l'idée de comploter contre l'ordre établi, en temps de guerre et au moment où l'Allemagne subit des revers majeurs. Mais le film montre sobrement le désarroi de ces junkers, nobles soldats attachés aux valeurs chrétiennes...même s'ils ont laissé Hitler prendre le pouvoir démocratiquement en 1933.
Le casting est parfait, Tom Cruise porte le film avec retenue et discrétion. On retrouve avec délice la seule figure féminine incarnant la Comtesse, Carice Van Houten, remarquable dans "Black Book", et Térence Stamp, âme de la conspiration, Kenneth Brannagh, Bill Nighy (Général Obricht ci-dessus à droite de Tom Cruise, qui fera capoter l'affaire). De belles images aussi, dans les décors hitlériens de Berlin, les vagues d'étendaards frappés de la croix gammée, le mouvement incessant des leviers des machines à écrire.
En conclusion, lorsqu'il s'agit d'une affaire militaire, même soigneusement préparée - ce que celle-ci n'était pas tout à fait - rien ne se déroule exactement comme prévu. Une réunion avancée de quelques minutes et déplacée dans une salle aux caractéristiques différentes de celle initialement prévue (si l'explosion avait eu lieu dans le bunker, l'effet de souffle aurait tué tout le monde), le mauvais choix dicté par l'urgence et la maladresse du héros (sérieusement handicapé par ses blessures de guerre) de n'utiliser qu'une charge explosive au lieu de deux, une table de réunion particulièrement épaisse, quelqu'un qui déplace de quelques centimètres la serviette contenant la bombe...et l'objectif n'est pas atteint.
Les représailles, en revanche, seront terrifiantes. Elles montrent pour les générations suivantes qu'il y avait des "justes" en Allemagne, même s'ils étaient peu nombreux ni très habiles.











