31 mai 2008
La fête des touristes
Paris est la première destination mondiale du tourisme, et nous le voyons tous les jours....des jeunes, des vieux, des maigres, des obèses, de toutes les couleurs, et même beaucoup de chinois - malgré le fait que l'on ait retiré des catalogues de tour-opérators la destination France se pressent dans nos musées, nos jardins et nos rues. Hier, jour de semaine, c'était la cohue, aujourd'hui, cela doit être pire !
Hier après -midi, après un déjeuner léger et dans le cadre très cosy du restaurant Waknine (9, avenue Pierre 1er de Serbie), j'ai descendu les jardins du Trocadero - où des statues de pur style 1937 de perdent sous les feuillages - jusqu'à la Tour Eiffel.....
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Quel spectacle étonnant que les interminables files de visiteurs au pied de chaque pilier. Nous ne voyons même plus nos monuments, et je me souviens de ma première et rare visite au 3° étage, visite motivée par la présence de Karen, ma correspondante allemande, qui est aussi mon amie.
Je pense aussi spécialement à elle parce qu'elle m'a envoyé ce matin le faire-part de son mariage avec Sigmar, célébré le 28 mai - après douze années de fiançailles. (sur la photo, le marié est à gauche !)
Mille souhaits de bonheur à eux deux qui vont si bien ensemble. Nous espérons très fort qu'il viendront nous voir au Calfour un de ces jours !
30 mai 2008
Hokusaï, l'affolé de son art
Du célèbre auteur d'estampes Hokusaï, (1760-1849) que les frères Jules et Edmond de Goncourt ont contribué à faire connaitre aux amateurs occidentaux éclairés, on a tendance à ne penser dans l'instant qu'à la célèbrissime " Grande vague au large de Kanawaga". On aurait tort de se limiter à elle. Le peintre a vécu et produit jusqu'à l'âge de 90 ans, et estimait lui-même avoir atteint la plénitude de son art aux alentours de ses quatre-vingt ans....Au moment où il crée "la vague", vers 1830, qui fait partie des la série des 36 vues du Mont Fuji, il en a déjà 70....et il met en oeuvre une couleur nouvelle, d'origine chimique et non plus végétale, récemment importée d'Allemagne : le bleu de Prusse, ou encore de Berlin. Cette couleur très soutenue donnera lieu à de subtiles variations et de plus, elle "tient" mieux que les autres.
Elle servira de base à des séries entières d'estampes ou à des chefs-d'oeuvres comme "Pélerins à la cascade de Kirifuri dans la province de Shimotsuke". L'exposition présente également un certain nombre d'estampes à caractère érotique, dans lesquelles les organes génitaux des protagonistes sont hyperreprésentés, mais où l'essentiel consiste en la pâmoison de la partenaire, et des albums de mangas, au format identique à l'actuel....permanence de la culture japonaise. A ne pas manquer, un grand paravent à six volets représentant neuf jeunes beautés conversant autour d'une collation posée à terre...Une merveille de sérénité et d'harmonie.
Merci au Musée Guimet ! (exposition depuis le 21 mai jusqu'au 4 aout, plein tarif : 7€)
P.S. : inutile de vous faire "estamper" à la boutique du musée qui propose des tirages neufs des planches au prix dément de 190€ alors que sur e-bay, on peut trouver des estampes, certes plus récentes que les originales (éditées vers 1930), autour de 40-50 €, (par des aueurs moins côtés qu'Hokusaï) mais avec une certaine patine.
Eléments biographiques sur Hokusaï (Wikipedia)
29 mai 2008
Merci Jacques Weber.....
Il y a six semaines, j'avais, à la demande de mon cardiologue, procédé à une prise de sang visant, notamment, à surveiller mon taux de cholestérol. Et, oh angoisse, malgré un régime plus que raisonnable - la trouille aidant - et un nouveau médicament de type "statine" passé à double dosage, ce taux avait progressé de 2,53g à 2,72g/l... J'avais aussitôt appelé le docteur qui n'avait pas, lui non plus, l'air content, mais me recommanda de refaire la même analyse un mois plus tard afin de prendre, si nécessaires, les décisions qui s'imposaient. Plus vigilante que jamais sur mon régime alimentaire, la seule différence fut de consommer pendant les six semaines suivantes, et encore pas tous les jours parce qu'on n'en trouve pas partout, des yaourts DANACOL. Eh bien, c'est efficace : le taux est redescendu à 2,44g, et mon médecin me confirme qu'il ne s'agit nullement de supercherie...
A part cela, je n'ai pas bien les yeux en face des trous : j'avais rendez-vous avenue Kleber à 13h15. L'autobus 82 pratiquement porte à porte, mais selon ma vieille habitude, je pars très en avance. L'autobus arrive, je me délecte à regarder Paris par les fenêtres, un trajet que je connais par coeur mais qu'importe ! Devant le dôme des Invalides, je vérifie que j'ai bien pris mes résultats d'analyse..et là, je m'aperçois que j'ai emmené l'analyse du mois d'avril...Je saute à l'arrêt suivant, je trouve un taxi sympa, et vite, retour à la maison, montée quatre à quatre à l'appartement, récupération du document, retour sur le bon trajet. Bon, c'est pas des émotions pour les cardiaques, tout ça ! Mais j'ai bien fait de me faire plaisir hier après-midi ! Selon la faculté, tout va bien. Encore une petite séquelle, certes, mais on enlève encore un médicament. J'en suis ravie.
Bar poché, sauce aux herbes
Par esprit de contradiction et parce que les criées, donc les poissonneries ferment les unes après les autres en ces temps de protestation contre la hausse du carburant, je vous communique ce matin ma recette de bar poché.
28 mai 2008
Fièvre acheteuse...raisonnable.
Enfin, un grand et chaud soleil aujourd'hui....et toutes les femmes se précipitent dans les magasins pour ACHETER !
Et moi aussi, je n'ai pas résisté. Le prétexte de base était de chercher une paire de chaussure (encore) qui puisse matcher avec la robe bleu nuit et turquoise Irie Wash que j'ai récemment achetée avec Claude. Là, le prétexte de cet achat était que le vêtement se lave à la machine et sèche tout seul...et j'ai justement trouvé chez Zara une adorable paire de sandales en satin bleu...pour une bouchée de pain.
Je dois dire en outre que si Victoire ne m'avait pas entraînée l'année dernière dans une de ces boutiques, jamais je n'aurais osé y pénétrer, pensant que c'était exclusivement réservé aux "Djeuns". Merci, Victoire !
Et puis, quitte à essayer, j'ai aussi choisi une tunique vert émeraude et une blouse longue en voile de soie imprimé pour, chacune, une autre bouchée de pain. Le tarif était unique aujourd'hui, la bouchée de pain s'établissant à 39€.
Pourquoi me suis-je transformée soudain en Gabrielle Solis alors qu'à mon âge, je n'ai plus grand monde à séduire ?? Parce que je vois mon cardiologue demain et que je "compense" !
C'est simple, cela correspond à un irrépressible besoin, celui de se faire plaisir dans des vêtements neufs. Vive la météo, pour sauver le chiffre d'affaires des boutiques de fringues de la rue de Rennes.
Retour vers le futur....
Expédition vers Nanterre hier soir, sous la pluie, pour prendre livraison du lecteur VHS. Départ de la rue Madame et mise en route du GPS : est-ce la pluie ou le fait que l'appareil n'a pas été utilisé durant une longue période, le satellite met plus d'un quart d'heure à nous repérer. Dieu merci, nous connaissons la direction générale...et sommes enfin pris en charge rue de Grenelle, en pays archi-connu, donc. Puis expédition vers La Défense et perte de contact dans le tunnel, très encombré à dix-huit heures. Angoisse d'être faits comme des rats et embringués sur une autoroute (vers Rouen ?) sans possibilité de retour...enfin, on sort du trou et on retrouve le chemin de la place de la Boule. Là, les explications de la dame dans le GPS divergent d'avec celles, précises, communiquées par mon e-bayeur. On fait une deuxième fois le tour du rond-point, et on trouve enfin la rue, le numéro, la maison. Les vendeurs sont un jeune couple qui déménagent, en pleins cartons, avec une ravissante petite fille de dix mois en plein bib, qui ressemble à Dorian. Le paquet est prêt, dans son emballage d'origine et avec tous ses accessoires. Je renonce à tester l'appareil tout de suite car je suis certaine que tout ira bien, ce sont des gens sérieux.
Pour fêter l'événement et évacuer le stress de la route, nous décidons d'aller dîner au Drugstore des Champs-Elysées, où, voici trente ans, nous allions très régulièrement avant ou après une toile. Las, après sa réfection et la mise en oeuvre d'une façade de verre plaqué pour le moins contestable (enfin, je n'aime pas trop, quoi..), nous avions essayé la brasserie nouvelle, et avions été très déçus. On retente le coup cette fois. Le verdict est moins sévère : la carte est plus conventionnelle, avec le retour de "hits" comme la salade "Jacqueline", les produits d'une fraîcheur exemplaire, mais d'un style chicos en plus haut de gamme - et de prix - qu'autrefois. Un essaim de jeunes serveurs, dont une jeune femme préposée à l'accueil d'une stupéfiante beauté - vous ne pouvez pas la rater - pleins d'attentions, et réagissant très vite. Un très bon dîner donc, un peu comme autrefois, mais dans un cadre plus sélectif qu'alors. A noter, les "bentos" ne sont proposés qu'à midi !
27 mai 2008
Quelle activité fébrile ce matin....
Levés tous les deux à 7 heures, un petit café et hop, au laboratoire pour une analyse chacun : je dois surveiller mon taux de cholestérol, facteur numéro un de risque, d'origine génétique - donc je ne culpabilise pas, c'est au moins ça ! Ensuite, départ vers la rue Cler - le frigo est désesperement vide de chez vide - et un petit déjeuner de touriste au Café du marché. Humm ! Un croissant et un petit crème, quelle horreur diététique, mais quel délice...A cette heure, les commerçants font leur mise en place, il y a des cageots partout, les rues semblent vides. Je pense à Sarko (* rien que pour faire bisquer Timtim) qui a visité ce matin à cinq heures Rungis avec Carla....si les grossistes n'étaient pas prévenus, cela a dû constituer une sacré surprise..
J'attends les images au journal. Curieusement, sur le chemin du retour, tout s'anime : les secrétaires cheminent vers leur ministère, les livreurs encombrent les voies, les cadres supérieurs lisent Les Echos à l'abri des vitres teintées de leur limousine.
Quant à moi, je suis toute fière d'avoir remporté hier soir ma première enchère sur e-bay. Les dernières minutes étaient haletantes, avec un autre enchérisseur sur le coup. Je regardais le décompte des minutes me séparant de la clôture de l'auction. Pour nous, le timing était aussi important que l'objet, puisqu'il fallait que nous puissions descendre avec la voiture en fin de semaine. Et je ne me voyais pas recommencer le processus à Paris dans un délai aussi court. Nous allons chercher le magnétoscope pour les petits ce soir à Nanterre, de telle sorte que Nicolas, si et lorsqu'il voudra visionner sa collection de mangas, pourra le faire, rassure-toi Flo, et on pourra scotcher les petits devant Bambi et Dumbo cet été quand il pleut ! Bon, il est presque 10 heures, nous allons nous mettre au travail : déclarations fiscales en tous genres, courriers, etc.....
Dernière nouvelle du Calfour : Don Miguel vient de nous appeler : il installe un nouveau système d'alarme périphérique pour la piscine, ce qui ne nous empêchera pas d'être vigilants pour Romane et Hugo, mais je serai plus tranquille.
26 mai 2008
Terrine de légumes aux fromages frais
Retour à Paris
Voyage sous la pluie, mais rien à voir avec hier, donc à vitesse limitée à 110, six heures et 34 minutes de voyage à 92 km/h de moyenne et une consommation inférieure à 5 litres au 100, nous voici à nouveau à Paris. Lorsqu'il n'y a personne sur l'autoroute, c'est bien confortable, on rentre dans Paris comme dans du beurre...encore que, le périphérique devait déjà subir les conséquences de Roland Garros.
Pour changer de nos habitudes, après nous être garés sur le parking du McDo de Chateauroux, nous avons testé le "Restaurant du Marché" mitoyen (groupe des "Mousquetaires"). Bonne pioche : avec un menu dénommé Athos à 10,5€ (entrée - plat- dessert) et un quart de vin, nous avons dépensé moins de 25 € (chez la maison d'en face, nous avions déboursé 18€), servis à table, en un temps record. A méditer. Voir aussi le superbe bar à hors-d'oeuvres....
25 mai 2008
La pluie a repris sur notre coin de paradis
La pluie de printemps en Aquitaine, systématique, un temps orageuse, obstinée...est revenue parmi nous. Il tombe des cordes, ou "des chats et des chiens" comme diraient nos amis britanniques !
Nous nous sommes consolés en allant déjeuner à l'Hostellerie du Vert, que nous connaissons depuis vingt ans. Toujours en progrès, à prix corrects étant donné la qualité des mets servie : un menu entrée-plat et dessert pour 38€ (aumonnière de Saint Jacques aux petits légumes - la branche fleurie est de la sauge- épaule d'agneau en compote aux fèves fraiches, soufflé froid à la vanille et au coulis de fraises), avec un vin à 36€ - comme dit Claude " nous invitons un troisième convive", en l'espèce un vin du Lot n'ayant pas la chance d'arborer l'appellation AOC Cahors mais qui en vaut plus d'un (Domaine Belmont 2002 à Gougounac)...et deux cafés, soit 116€. Une maison qui ne cherche pas à rivaliser avec Michel Trama, encore que, du point de vue rapport qualité/prix......avec une décoration et un accueil tout à fait inhabituels dans ce coin perdu de Mauroux, qui sait ...?
Bien évidemment, nous avions fait un léger détour pour voir l"église de Cabanac sous la pluie, romantique à souhait. De retour à la maison, nous écoutons tomber la pluie, l'indécourageable pluie.....













