06 février 2008
Une histoire de famille
"Affaire terminée, J'arrive !", c'est le récit de la jeunesse de mes parents, Jean et Lucie. Voici l'avant propos et le premier chapitre, où Jean-Baptiste, mon père, prend la parole :
Avant propos
J’ai évoqué à maintes reprises le souvenir de mes parents,
Jean et Lucie, dont l’amour a duré près de 70 ans jusqu’à ce que la mort ne les
sépare. Tous les deux, ils me manquent toujours, comme ils manquent à leurs
petits-enfants. Nous les admirions beaucoup. Il y avait de quoi.
En 1993, j’ai retranscrit leurs souvenirs, Maman racontant
devant un magnétophone, Papa ayant décidé, sur le tard, d’écrire la première
partie de sa vie sur des cahiers d’écolier.
J’ai intitulé ce récit : « Affaire terminée,
j’arrive ! », titre dont vous saisirez la signification plus avant. J’ai
déjà écrit ces souvenirs une fois, mais le document d’origine s’est perdu. Je
l’écris à nouveau aujourd’hui afin de le transmettre au-delà des membres de la
famille qui en étaient les premiers destinataires. Comme jadis, j’ai respecté
le « style » simple de deux êtres d’exception, mais qui n’avaient
bénéficié que d’un enseignement sommaire – encore que Maman avait été reçue
première du canton à l’examen du certificat d’études.
Voici donc ces deux faces d’une même vie, souvenirs
entrecroisés d’un autre siècle…
Je souhaite que vous preniez autant de plaisir à les lire
que moi-même à m’y replonger.
Marie-Pierre, Février 2008.
« Affaire
terminée, j’arrive ! »
Chapitre
1 : Jean raconte
Afin de vous éviter de vous poser trop de questions sur
moi, je vais essayer de vous communiquer tout ce qui me reste en tête de mes
souvenirs. Tout d’abord, je suis né le 29 septembre 1910, un jeudi et non un
dimanche, comme voulait me le faire croire ma mère, signifiant par là que c’est
le jour des faignants. Cela se passait à Gap, Préfectures des Hautes-Alpes, au
16 de la rue du Centre où mon père, Joseph de son prénom, tenait magasin et
entrepôts d’une entreprise de Travaux publics, et en particulier l’entretien
des écoles et des bâtiments des Chemins de fer.
Ma mère ne m’a pas semblé être une bonne gérante de la
maison. Aussi de temps à autres éclatait un orage avec mon père et avec elle,
nous partions, frères et sœurs par la main, chez ses parents, soit à la Côte
saint André, soit à Culoz où son père était mécanicien de locomotive. Le séjour
ne durait jamais longtemps car mon père venait nous rechercher, les bras pleins
de cadeaux pour nous, et le retour était très agréable.

Difficile, la technique
J'ai bien des difficultés pour utiliser mon petit scanner lecteur et encodeur de textes. Il découpe chaque paragraphes et pour avoir une fluidité de lecture, bonjour le travail de bénédictin. J'y ai passé toute la matinée...Heureusement, car Claude est à Toulouse jusqu'à demain soir, donc je ne reste pas inactive. J'espère seulement que je vais pouvoir soit envoyer le scan de lettres adressées à Florence directement par mail, et publier le livre de mes parents sur ce blog.....les fichiers sont converti s en .rtf......qui m'indiquera comment les insérer ? à suivre !









