30 novembre 2007
Filet de haddock à l'anglaise
Vendredi, jour de poisson. Mais si vous vouliez savourer cette recette, il aurait fallu acheter l'ingrédient principal hier. Vous pouvez aussi le préparer pour le dîner. Le haddock est de l’églefin fumé (famille du cabillaud) coloré au
rocou orange (qui teint aussi les fromages de Hollande). Il convient de le
laisser dessaler une nuit dans du lait, puis de le pocher dans moitié
eau/moitié lait pendant 10 minutes. Servir avec des pommes vapeur et du beurre,
et, encore mieux, accompagné d’un œuf poché par portion. On peut aussi
l’accompagner d’une fondue d’épinards en branches.
Actualité "perçante"
Si d’aventure je n’avais pas d’événement à relater ce matin,
la Poste pourvoirait à mon actualité très personnelle….Un courrier de l’Institut
Curie est arrivé ce matin, porteur d’une convocation à une macrobiopsie du
sein, c’est à dire à un prélèvement réalisé sous mammo ou échographie d’un amas
de cellules jugé pas catholique lors de ma dernière mammographie le 3 octobre
dernier.(Ils ont mis un certain temps à étudier mon dossier, à première vue).
La convocation étant pour le 17 janvier signifie qu’il n’y a pas d’urgence – où
que les circuits sont particulièrement encombrés. Bon, maintenant je sais qu’on
va vérifier sérieusement ce qu’il y a là-dessous, et qu’éventuellement, s’il
s’agit d’une récidive, le « cirque » va recommencer comme en février
2001, mais cette fois-ci pour le sein qui me reste, le droit ! Avec la
convoc, un feuillet d’explications assez clair : pas besoin d’être à jeun,
on vous couche sur une table comportant une ouverture par laquelle le sein à
examiner pend, on pratique le prélèvement par une aiguille guidée par
radiographie sous anesthésie partielle « afin de rendre cet examen peu
douloureux ». Si c’est positif….une intervention chirurgicale vous en
débarrasse, sans préjuger du reste. Avantage, cette fois, je sais ce qui
m’attend…et puis en cas de nouvelle chimio, j’ai gardé ma perruque ! Voilà
en tous cas de quoi occuper mon début d’année 2008 !
29 novembre 2007
Retour au bureau...
Pour la première fois depuis mon départ en retraite le 1er mai dernier, je suis retournée à mon ancien bureau, sur l'invitation de mon ancien collaborateur Philippe, qui célébrait son prochain départ de l'entreprise. Des sentiments mêlés : à la fois une impression d'immuabilité - les problèmes demeurent dans l'état où je les ai laissés pour leur plus grande part - et une impression d'indifférence profonde pour un stade que j'ai totalement dépassé. Seul subsiste le plaisir de revoir des personnes que j'ai cotoyées pendant 19 ans pour les plus anciens, ainsi que la fierté de constater que l'un de mes collaborateurs proches évolue dans sa carrière dans un sens positif : une entreprise plus importante, un poste plus diversifié et mieux rémunéré. J'ai la faiblesse de penser que j'y fus un peu pour quelque chose et j'en suis fière.
rendez-vous avec les Soprano's
Attention, attention, ce soir sur Canal Jimmy, reprise de la
célebrissime série des Soprano’s ! C’est la saison 6. Et je dois avouer
que, depuis que Florence m’a offert le coffret des Quatre premières saisons
pour mon anniversaire, Claude et moi sommes devenus des fans, à l’image du
couple Clinton (voir le clip d’Hillary lorsqu’elle annonce quelle sera la
chanson de sa campagne électorale). J’ai promis à Claude de ne pas regarder les
épisodes du coffret non vus en son absence, mais je n’ai rien promis en ce qui
concerne les passages télé ! Car Claude est aussi « accroché »
que moi, il voue une certaine tendresse à James Gandolfini, le héros légèrement
dépressif, soucieux de l’avenir de ses enfants et très gourmand, ainsi qu’une
admiration pour le Docteur Melfi, incarnée par Lorraine Bracco. Pour moi,
j’aimerai savoir si cette série permettra à son principal protagoniste de
trouver d’autres rôles moins spécifiques de la Mafia. Sera-t-il le nouveau
George Clooney ? Un dernier détail : il faut impérativement voir la
série en version originale. Le doublage gâche toute la saveur du phrasé
approximatif de James Gandolfini !
28 novembre 2007
La daube de Mamie
On ne va pas se laisser abattre, mais au contraire, penser à un plat qui se mange avec délices et surtout à plusieurs : le boeuf en daube, à la niçoise. Un plat de famille par excellence, facile à mettre en route
la veille au soir, et qui n’en est que meilleur réchauffé. On l’accompagne
traditionnellement de polenta ou de pâtes. C’est également la base de la farce
des raviolis….
Demander tout d’abord au boucher de couper en petits
morceaux deux kilos de viande
taillés dans le paleron ou la macreuse, ou les deux. Enlever la couenne d’une
ou deux fines tranches de lard de poitrine demi-sel (petit-salé), les couper en
petits bâtonnets (environ 300g). Les faire blanchir une minute à l’eau
bouillante, les laisser égoutter sur un papier absorbant.
Faire bouillir 5 minutes dans une casserole une bouteille
de vin rouge corsé (Provence, Buzet, Duras, Cahors, vin de pays du sud) afin de
laisser évaporer toute trace d’alcool. Monder et épépiner 4 tomates bien mures
et les couper en gros dés. Peler et couper en fines rondelles 6 gros oignons.
Peler et dégermer une tête d’ail, préparer un bouquet garni. On peut aussi
ajouter deux à trois carottes en rondelles.
Dans une cocotte en fonte bien frottée d’ail (fond et
parois) afin d’éviter que les ingrédients ne collent, faire prendre couleur les
lardons, puis ajouter les oignons et les laisser « tomber » jusqu’à
ce qu’ils deviennent transparents.
Réserver à part.
Remettre dans la cocotte les morceaux de viande, les oignons
et les lardons. Saler, poivrer (blanc et une pincée de Cayenne), mettre le
bouquet garni et les gousses d’ail coupées en deux.
A environ 3 heures de cuisson, on peut arrêter le
processus. Il faut vérifier l’assaisonnement (Si le manque de sel rend la daube
insipide, il est plus facile de rajouter du sel que d’en enlever si on a eu la
main trop lourde au départ).
Si on a pris le soin de préparer la daube la veille, une
nuit de repos permet à la graisse de remonter à la surface. Le jour du
service, on enlève délicatement avec une louche la plus grande partie du gras,
et encore plus facilement s’il est figé en croûte. On peut alors remettre au
feu pour la dernière heure de cuisson, à petits bouillons si la sauce est
proche de la consistance voulue, à gros bouillons si la sauce est trop liquide.
Variante : on peut ajouter des cèpes secs
préalablement trempés, ou des olives vertes pour le coup d’œil, ou remplacer le
bœuf par du marcassin, pour faire plus chic !
Une nuit calme à Villiers-le Bel

27 novembre 2007
Romane devient raisonnable
Seule avec ma petite-fille ce matin, j'ai décidé de renouveler l'expérience d'une petite fauve lachée dans la rue : même parcours, mais sans la trotinette ! Donc, en route pour, successivement : la boulangerie et la boucherie. Romane ne supporte pas qu'on la guide ou qu'on lui tienne la main, mais marche à mes côtés et s'intéresse à toutes les boutiques...surtout le glacier Amorino, qui, Dieu merci, était fermé à l'aller. Pas de crise, un arrêt technique à la boulangerie où je lui laisse le choix entre un pain au chocolat et une sucette. C'est la sucette qui a ses faveurs. Bien, au moins pas de miettes et nous partons vers la boucherie. On fait la queue. Romane reste sagement en répétant : "Chacun son tour". Puis, retour, la sucette bien en main. Petites acrobaties sur les rebords de trottoirs...pas de chute, pas de perte de sucette...un vrai conte de fées. A la maison, déshabillage sans cris ! Quel changement ! Romane commence vraiment à devenir civilisée. Elle est mure pour le Japon.
Les adieux du Beaux-Arts Trio
Menahem Pressler au piano, Daniel Hope au violon et Antonio
Meneses au violoncelle forment la dernière figure de ce prestigieux ensemble,
qui entreprend une tournée mondiale d’adieux. Hier soir, Salle Gaveau, le
programme était éblouissant avec les trios 99 et 100 de Schubert, puis en bis,
trois scherzos dont le fameux « diabolique » de Chostakowitch.
Beaucoup d’émotion, une salle conquise d’avance, à l’unisson du pianiste – au
niveau de l’âge s’entend, soit dans les quatre vingt cinq ans. Ce trio
fonctionne en effet depuis 52 ans ! Le vieux maître surveille de l’œil ses
jeunots,
les morigène à l’occasion. Il dégage une énergie folle, sautille sur
son siège et lit sa partition sans lunettes. Un triomphe, la salle entière
debout, les artistes applaudis lors de leur retour dans les couloirs….le
programme « cousu main » y était pour beaucoup, bien entendu. Même si
on a en mémoire l’interprétation de référence avec Arthur Rubinstein, une chose
est d’écouter un CD, l’autre est d’assister en direct à l’alchimie de la
musique. Encore un plaisir nouveau : celui d’aller au concert un soir de
semaine à Paris. La salle est un bijou qui célèbre ses cent ans cette année,
après une restauration à l’identique – fauteuils articulés couleur bouton d’or,
boiseries laquées gris clair pur style 1900, parquet blond. La petite question
qui nous tarabustait, Claude et moi, comme à chaque occasion de ce type :
Qui allons-nous rencontrer ? Eh bien, cela n’a pas manqué : nous
sommes tombés sur Michel Colin, Trésorier Payeur Général des Yvelines, dont
l'épouse Florence a beaucoup œuvré pour la restauration de la salle
Gaveau, et qui fut surtout mon voisin de palier 68, boulevard Soult lorsque j’était
enfant ! Autres célébrités repérées : l’acteur Pierre Vernier, et le
luthier Etienne Watelot.
26 novembre 2007
Le filet de boeuf Stroganoff
Mon calendrier de l'avant....

....avant le départ de Florence, bien entendu, rétrécit de jour en jour. Ce matin, mise en route de la poussette en formation landau, avec des roues toutes neuves. Expédition de Flo+Dorian+Romane le long de la rue Madame jusqu'à la mairie du 6° pour retrait du passeport de Dorian et de sa carte d'identité. Demain, il faudra se rendre à l'ambassade pour déposer les demandes de visas, aller chez le pédiatre pour les vaccins, voir les dernières copines....j'admire le courage et la patience de Florence, dont le seuil de tolérance à l'énervement est relativement élevé. Il va falloir aussi faire les valises. Chaque jour elle reçoit des cadeaux, achète des trucs qu'elle pense ne pas pouvoir trouver au Japon. Comment tout cela va-t-il rentrer dans la voiture pour aller à Roissy ? Peut-être ferions-nous mieux de commander un van, ou une limousine ? J'appréhende le moment où la maison se retrouvera vide. Hier, nous étions tous réunis, c'était un peu la foire avec les petits mais je sais que je ne retrouverai pas de sitôt ces moments uniques. Bon, j'arrête de gémir. Le calme, c'est bien aussi. A midi, je regardais les informations : le préfet du Val d'Oise aux prises avec des émeutes urbaines. Je le connais bien car c'était un camarade de conférence à Sciences PÔ, et nous étions sortis ensemble avec Claude et une amie le jour où...Claude et moi avons échangé notre premier baiser. Nous nous sommes perdus de vue. Il est encore au taf, lui, et ce ne doit pas être drôle tous les jours. Souvenirs, souvenirs....










